La Menthe aquatique.

Les menthes forment un genre de plantes herbacées vivaces de la famille des Lamiacées, comprenant de nombreuses espèces, dont beaucoup sont cultivées comme plantes aromatiques et condimentaires, ornementales ou médicinales.
Si les menthes sont connues et appréciées pour leurs qualités aromatiques depuis l’Antiquité, certaines ont acquises une grande valeur économique depuis quelques décennies.

Partout dans le monde, les menthes sont utilisées en médecine populaire. En France, elles font partie des plantes médicinales traditionnelles.  Les Menthes sont toniques, stimulantes, antispomodiques, vantées longtemps comme des panacées, elles ont connu un tel déclin que la plupart de ceux qui, de nos jours, la prennent en infusion ne soupçonnent pas qu’ils ont affaire à l’une de nos meilleures médicinales.

Les menthes sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés aromatiques (toniques, fortifiantes) et des propriétés digestives (combattre les lourdeurs, les ballonnements, les gaz ou dyspepsies, les spasmes gastro-intestinaux et biliaires, les symptômes du côlon irritable).

La menthe aquatique est une vivace de berge ou semi-aquatique. Les tiges souvent pourpres supportent les feuilles alternes, ovales, dégageant une odeur de menthe lorsqu’on les froisse. Les fleurs mauves ou lavande, en verticilles arrondis, très mellifères, apparaissent en été. Elle s’installe dans un sol détrempé ou immergé sous moins de 30 cm d’eau.
Ici encore une fois dans le marais de Reuves.

menthe aquatique1 menthe aquatique2

Sources: Wikipédia.

Le Cirse maraîcher

Le Cirse maraîcher est une plante vivace au port dressé. D’une croissance moyenne, il peut atteindre jusqu’à 1,50 mètre de haut.
C’est une plante très courante au bord des fossés, dans les prairies humides et dans les friches du nord et de l’est de la France. On le trouve plus rarement au sud et à l’ouest.

Le Cirse maraîcher est une plante sauvage comestible riche en acides aminés, en minéraux et en vitamines. On consomme sa racine crue ou cuite mais il faut la récolter avant la floraison.
Les jeunes feuilles peuvent être utilisées en salades et les inflorescences, débarrassées de leurs piquants, se consomment comme les Artichauts.

cirse maraîcher2 cirse maraîcher1

Ici, c’est encore une fois dans le marais de Reuves où j’ai fait ses photographies.

Le Cormier

Le cormier fleurit de mai à juin. Ses fleurs blanches sont regroupées en corymbes. Elles donnent ensuite des fruits originaux en forme de petites poires rouge vert, ici elle ressemble plus à des petites pommes.

le fruit du cormier.
le fruit du cormier.

Les cormes sont comestibles lorsqu’elles sont blettes. Le feuillage de cet arbre prend une très belle coloration or à l’automne. Son bois dur rouge brunâtre satiné homogène extrêmement dur est très recherché pour la fabrication d’outils et d’armes ainsi que pour la gravure sur bois.

Dans le passé, le cormier était cultivé en tant qu’arbre fruitier, ses cormes étant particulièrement appréciées. Les Romains les faisaient fermenter pour en tirer une boisson ressemblant au cidre, j’ai tenté de faire de la gelée mais je dois dire que ce n’était pas une réussite.

cormier

Encore une petite fleur au bord de la route.

La molène blattaire ou herbe aux mites est une plante assez commune des terrains vagues et bords des chemins dont le haut est couvert de poils visqueux.
Elle se distingue des autres espèces de la famille des molènes, par les poils pourpres à violets portés par les filets des étamines et par ses feuilles brillantes.
Par ailleurs ses fleurs dont la corolle est jaune vif sont solitaires à l’aisselle de petites bractées et portées par un pédoncule 2 fois plus long que le calice. Les feuilles supérieures sont liées directement à la tige (sessiles) et entourent la tige, alors que les feuilles inférieures sont reliées par un court pétiole.Le bord est irrégulièrement crénelé et parfois assez profondément pour les feuilles inférieures.

molène blattaire

Il y a quelque temps je vous avais parlé d’une autre plante « le Bouillon blanc », qui est de la même famille mais qui se fait remarquer à cause de sa grandeur.

Les molènes sont parmi les plus anciennes plantes médicinales au monde, employées essentiellement en tisanes pectorales. Les fleurs séchées entrent dans la composition de la célèbre tisane des « quatre fleurs » utilisée de longue date et de nos jours encore en cas de refroidissement et de toux. Cette tisane n’a en fait des « quatre fleurs » que le nom car en réalité, elle en comprend 7 mélangées à parts égales : mauve, guimauve, gnaphale, tussilage, coquelicot, violette et bouillon-blanc.

Sources: Wikipédia.

Art forestier…

gigot forestier IMG_4506

Mais où est donc passé le mouton ?

Aujourd’hui, dernière livraison de bois, l’hiver peut arriver nous aurons de quoi nous chauffer jusqu’au mois d’avril normalement.

Chenilles processionnaires du chêne

En France, ses pullulations périodiques sont connues dans différentes régions (notamment Alsace, Bourgogne, Íle-de-France, Centre, Poitou-Charentes et Midi Pyrénées).
Les papillons, nocturnes, volent au cours de l’été, de fin juillet à mi-août selon les régions.
Après l’accouplement, les femelles déposent leurs pontes sur de fines branches, au sommet des arbres bien dégagés.
Rassemblés en des plaques de quelques centimètres de largeur, les oeufs n’écloront qu’au printemps suivant. La vie larvaire de l’insecte dure de deux à trois mois au cours desquels se succèdent six stades.
Au printemps, les chenilles éclosent très tôt, avant le débourrement des chênes. Elles sont alors capables de rester en quiescence, sans s’alimenter, jusqu’à l’apparition des premières feuilles. En revanche, dès qu’elles ont commencé à se nourrir, elles ne sont plus capables de résister à une famine.
L’activité alimentaire des chenilles est crépusculaire à nocturne. Pendant la journée, elles se rassemblent sur les feuilles et les rameaux, et confectionnent un tissage soyeux très léger dans lequel elles s’abritent et qu’elles abandonnent après chaque mue.
Dès la fin du jour, elles gagnent le feuillage en procession ou en « troupeau », laissant derrière elles un réseau de fils.
En été, à la fin du cinquième stade larvaire, les chenilles tissent un nid plus résistant composé de fils soyeux mêlés de déjections et d’exuvies (mues desséchées de chenilles).

nid de chenilles nid de chenilles processionnaires

Ce nid, plaqué sur les troncs et les branches maîtresses, peut atteindre une taille importante en période de pullulation (un mètre de longueur et plus). Il contient les tissages individuels renfermant les chrysalides. Les adultes apparaissent trente à quarante jours plus tard.

Ici c’est sur un jeune chêne qui semble déjà avoir bien souffert de la gourmandise de ces bestioles.

Voila le responsable qui est un papillon de nuit.

Un cadeau

Siffle pour découvrir plus de 55 mélodies.

Une petit démonstration, cela change du drone et puis je suis assez fan des pingouins.

La gelée de Sureau

Ce petit arbre, qui atteint généralement les 2 mètres, mais peut aller jusqu’à 10 mètres et vivre plus de 100 ans, est de la famille des Caprifoliacées (au même titre que le chèvrefeuille par exemple). C’est une espèce dite héliophile, entendez qui a besoin de soleil ou de demi-ombre pour vivre, vous n’en trouverez donc pas au cœur de la forêt mais plus facilement en lisière de bois, et communément dans les haies et sur les berges des cours d’eau.
Pour le reconnaître, rien de plus simple, vous y parviendrez même, et surtout, les yeux fermés… en effet, si vous frottez les feuilles dans vos mains, elles dégagent un parfum âcre et désagréable. Autre particularité de cet arbre, ces branches sont creuses, ce qui en fait un refuge de prédilection pour de nombreux insectes. C’est à cette particularité également qu’il doit son nom venu du grec sambûke, la flûte : son bois tendre et déjà creux étant idéal pour confectionner le dit instrument.
Généreux et prolixe, entre juin et juillet, le sureau noir donne naissance à de petites fleurs blanches très parfumées et à des fruits ayant l’apparence de baies noires et arrivant à maturité fin août.
Avec autant d’arguments en poche, pas étonnant que le sureau noir soit parmi les arbres les plus « visités ». Son feuillage dense et les nombreuses fourches qu’offrent ses branches en font un lieu de choix pour les oiseaux nicheurs. Les abeilles sauvages et autres guêpes profitent aisément de ses rameaux creux…
Les fleurs attirent, en outre, quantité de butineurs : abeilles, mouches, papillons… et les baies font le régal des fauvettes des jardins, des merles noirs, des grives, des rouges-gorges, des passereaux…
L’homme raffole également de cet arbre, et ce depuis des siècles. Les premières traces que l’on ait retrouvées de cette affection de l’homme pour le sureau remontent à l’âge de pierre ! Si, bien évidemment, la valeur gustative de ses baies est pour beaucoup dans cette histoire, ses vertus médicinales ne sont pas en reste. Preuve en est avec les multiples surnoms dont on l’affuble et qui se passent de commentaires : le protecteur du foyer, l’arbre aux fées, le pharmacien de la maison, etc.
Dès l’Antiquité, ses vertus thérapeutiques furent louées par Hyppocrate, le célèbre médecin grec. Il faut reconnaître que cet arbuste a un large spectre d’utilisation et que ces propriétés thérapeutiques se trouvent aussi bien dans son écorce que dans ses feuilles, ses fleurs et ses baies.

baies de sureaugelée de sureau
Les feuilles fraîches sont très riches en acide cyanhydrique, ce qui, à forte dose, peut les rendre toxiques. Utilisées raisonnablement, elles offrent néanmoins une palette impressionnante de « services ». En cataplasme, elles apaisent les contusions et soulagent les maux de dents. Elles sont utilisées également en cas de brûlures. Seul inconvénient à leur décharge, les feuilles cuites dégagent une mauvaise odeur et sont amères. Un peu de miel dans la préparation permet néanmoins de passer outre. A noter enfin, qu’à peine récoltées sur l’arbre, les feuilles sont efficaces pour stopper les petites hémorragies nasales.
Les jardiniers retiendront que le purin de feuilles de sureau noir est également utile en jardinage biologique pour combattre mildiou et pucerons. Ce purin aurait également le pouvoir de repousser les rongeurs (souris, mulots et campagnols). Pour se faire, il suffit de laisser macérer 1 kg de feuilles pendant quelques jours, dans 10 l d’eau, et de le pulvériser dans son jardin.
Outre le fait que ces fruits soient appréciés en confiture, ils renferment nombre de substances actives : glucoside, tyrosine, nitrate de potassium, carotène, différents acides…
Si ces qualités en font un arbre apprécié, sa faculté de se disséminer, avec le concours des oiseaux qui répandent ses graines, fait qu’il est honni par les agriculteurs dans les régions d’agriculture intensive…
Si les baies fraîches sont comestibles, leur propriété vomitive fait qu’elles sont à consommer avec modération. Le mieux est donc de transformer les fruits dès leur récolte, en les faisant chauffer, car ils ne se conservent que 48 heures environ.
Une Croyances populaires dit que:

Dormir sous le feuillage d’un sureau donne des rêves érotiques et charnels.

Sources: sureau noir

Petite précision, ne pas confondre: Sureau hièble et sureau noir qui sont deux plantes de nos campagnes et se ressemblent fortement. L’hièble se différencie du sureau noir par le fait que :
l’hièble est une plante herbacée ne dépassant pas 2 m de haut alors que le sureau noir peut mesurer jusqu’à 7 m.
la floraison de l’hièble est plus tardive, de juillet à août, alors que le sureau noir fleurit en mai juin.
les fruits de l’hièble forment une corymbe à port dressé alors que les fruits du sureau noir forment une corymbe à port tombant.
L’hièble, dégage aussi une odeur fétide lorsqu’elle est blessée ou écrasée.

sureau hièble

L’eupatoire chanvrine

Appelée aussi chanvre d’eau, chanvrière ou encore cannabine, cette plante vivace n’a pourtant rien à voir avec «l’herbe qui rend nigaud» !

chanvre2

Ici une branche de chanvre d’exploitation pour vous montrer à quoi cela peut ressembler.

Le cannabis est une cannabaceae, tandis que l’eupatoire fait partie de l’immense famille des asteraceae, au même titre que le pissenlit, la marguerite, les chardons, le tournesol…. Vous savez, ces plantes aux belles fleurs qui n’en sont pas !
En effet, si vous regardez attentivement «la fleur» d’une asteraceae, vous remarquerez qu’il s’agit en fait d’un regroupement de fleurs minuscules appelées fleurons. Et l’ensemble de ces fleurons est donc réuni pour former une inflorescence (capitule).
Celle de l’eupatoire forme un corymbe dont les fleurons de couleur rose ou rouge sont de forme tubulaire. Cette inflorescence culmine à 1,50 m au bout d’une tige poilue et plutôt rougeâtre. Les feuilles, velues également, ressemblent à celles du cannabis, d’où le nom de chanvrine ! Opposées sur la tige, elles sont composées de 3 à 5 folioles lancéolées et dentées, et forment ainsi une sorte d’éventail.

eupatoire à feuilles de chanvre3 eupatoire à feuilles de chanvre2

Ici l’eupatoire chanvrine, dans le marais de Reuves.
Cette jolie plante fleurit de juillet à octobre dans divers endroits humides plus ou moins exposés à la lumière du soleil. Elle se plaît particulièrement dans les fossés et sur les rives en fond de vallée. Il suffit de l’approcher en été pour se rendre compte à quel point cette plante mellifère attire les insectes. Bourdons, abeilles, syrphes, papillons… Tout le petit peuple des insectes vient s’y restaurer. En automne, les nombreuses graines sont dispersées par le vent, aidées pour cela d’un parachute nommé aigrette.
Enfin, l’eupatoire chanvrine est une plante aux nombreuses vertus médicinales. Apéritive, diurétique, vermifuge… On dit aussi que les cervidés blessés viennent y frotter leurs plaies.

Sources: http://educatif.eau-et-rivieres.asso.fr/pdf/eupatoire.pdf