Deux poids, deux mesures…

En ce dimanche 27 septembre, une petite promenade digestive, et oui il faut faire passer la crème à la Tanaisie et le Involtini de veau de ce midi.

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Alors que nous avons croisé le regard de Marguerite.

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C’est un animal dont nous n’avons  pas souvent l’occasion de croiser la route, certain l’ont en horreur mais la couleuvre à collier est un serpent assez long, mince quand elle est jeune et au corps plutôt robuste à l’âge adulte, surtout chez les femelles. À cet âge, ces dernières mesurent généralement entre 85 cm et 1,40 m, mais elles peuvent exceptionnellement atteindre la taille de 2 mètres, tandis que les mâles ont une taille comprise entre 65 et 85 cm. La tête est large et bien distincte du corps. Les pupilles sont rondes.

La livrée est de couleur très variable : généralement grise, elle peut tendre vers le marron ou le vert. La tête est généralement plus foncée que le corps. Cette couleuvre porte un « double collier » typique sur la nuque : jaune ou blanc, voire orange sur la partie antérieure et noir sur la partie postérieure.

Elle figure à l’annexe III de la convention de Berne de 1982, ce qui signifie qu’elle fait partie des espèces de faune protégées en Europe.

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La Tanaisie (2)

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Un petit retour sur la crème de tanaisie, c’est une belle découverte je trouve, le goût est léger et je pense qu’une infusion un peu plus longue aurait-été un plus.

Malgré tout c’est un dessert facile à faire, qui sort de l’ordinaire, il suffit de le préparer la veille et faire la finition au dernier moment.

Ici, j’ai pris ce que j’avais sous la main, c’est à dire un pot de gelée de sureau, je pense qu’une gelée de fruits rouge ou de groseilles aurait été plus judicieux. Le sureau est quand même assez puissant en goût et cache un peu celui de la tanaisie qui  est plus léger.

Voila donc en image les deux petites crèmes.

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Quelques minutes plus tard, les effets se font sentir.

Une plante de la famille des solanacées.

Elle est originaire d’ Amérique du Sud (Pérou) et pousse surtout dans les champs de céréales.
Nom botanique: Nicandra physaloïdes proche cousine du physalis.
On le nomme aussi « pomme du Pérou », « faux-coqueret » Cette plante est annuelle sous notre climat.
Elle grandit jusqu’à environ un mètre de haut.
Le feuillage et les graines sont toxiques.
On la plante au jardin potager car elle éloigne naturellement les mouches blanches.

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Les fruits séchés formeront de jolis bouquets grâce à leur enveloppe ressemblant à une lanterne japonaise.
On peut aussi la planter en massif pour sa floraison généreuse et pour son aspect décoratif en fin de saison.
Les fleurs en forme de cornet sont bleu pâle à violet.
Elles s’épanouissent de Mai à Juillet. Au potager, et dans les serres, son odeur fait fuir les Aleurodes.
La plante se ressème seule d’une année sur l’autre, et on la découvre chaque année à différents endroits du jardin et c’est le cas ici dans mon potager qui ressemble plus au paradis des abeilles et autres butineurs.

La Tanaisie

La tanaisie  est une plante vivace de la famille des composées (astéracées) qui est, semble-t’il originaire de l’Europe de l’est. Cultivée et utilisée depuis fort longtemps comme plante médicinale par les moines, elle s’est depuis acclimatée à de nombreuses régions. On la trouve ainsi aujourd’hui à l’état spontanée un peu partout en Europe, en particulier dans les sols légers qu’elle affectionne particulièrement. Bien qu’aimant le soleil, elle pousse également très bien à l’ombre.

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J’ai fait les deux photographies ce matin.

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Celle-ci datent de 2012.

Au moyen-âge, les paysans utilisaient la tanaisie comme  succédané au poivre. Les russes s’en servait également pour la fabrication de la bière (elle remplaçait le houblon). Aujourd’hui, les anglais parfume traditionnellement le pudding de Pâques avec de la tanaisie. Utilisée à petite dose, elle donne une touche originale aux salades, sauces ou encore aux viandes braisées. Bien qu’elle rentre dans la composition de la Chartreuse et de la Bénédictine, il faut savoir qu’elle contient de la thuyone qui est le neurotoxique contenu dans l’absinthe.
Cette substance a certes grandement favorisé l’inspiration de nombreux peintres impressionnistes au dix-neuvième siècle mais elle en a aussi conduit certains à l’aliénation !
C’est donc en toute connaissance de cause que vous pouvez réaliser cette liqueur suivant la méthode ci-après adaptée d’une recette de Clotilde Boisvert,  botaniste et ethnobotaniste (Ingénieur CNRS).
Considérez la donc comme une expérience d’alchimiste ou de sorcière qui produit un élixir délicieux et étonnant mais à consommer avec beaucoup de modération !
Mettre dans un bocal 50 grammes de sommités fleuries de tanaisie dans un litre d’alcool à 40° et 80 morceaux de sucre.
Laissé macérer pendant 10 jours en remuant le bocal de temps en temps pour bien dissoudre le sucre et mélanger.
Filtrer le tout dans un entonnoir contenant un “ filtre à café ” en papier pour mettre en bouteille.

Edit du 25 septembre:

Je viens de préparer la liqueur et je vais tester la petite recette suivante:
Crème à l’agar parfumée à la tanaisie.

L’agar agar permet de confectionner des desserts en un tour de main avec peu de chose. Ce dessert est simplement réalisé avec de la crème liquide dans lequel j’ai mis a infusé une branche de tanaisie. Puis chauffé de nouveau avec une cuillère à café d’agar agar et sucré (3 cuillères à soupe). Une fois refroidie, cette crème est servie avec un petit coulis de fruits.

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Histoire sans parole…

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Dernier moulin en activité sur l’Elorn jusqu’en 1985, le moulin de Vergraon est restauré et devient la Maison de la Rivière. Ce centre de découverte entièrement dédié à l’eau et aux milieux aquatiques se situe sur les rives de l’une des plus belles rivières à saumons de France.

Souvent méconnue, la rivière vous livre ses mystères, de la libellule au martin-pêcheur, en passant par le castor. C’est également l’occasion de mieux connaître la loutre et le saumon atlantique, véritables symboles de la qualité des milieux aquatiques.

La cathédrale Saint-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon.

La basilique-cathédrale actuelle est une église gothique, influencée par le style normand, bâtie sur les ruines d’une église romane. Elle est inspirée notamment de la cathédrale de Coutances. Elle dresse ses deux tours dissemblables aux imposants clochers d’une hauteur de 55 mètres. La nef, longue de 84 m et haute de 16 m, a été construite en pierre de Caen, inhabituel à l’époque. Le reste de l’édifice est en granit. Le parvis est refait en 2006 avec du granit provenant de Chine. Les dalles sont des losanges pour faire écho au plan du monument religieux, et de deux couleurs en correspondance avec le dallage de son chœur.

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Dans le déambulatoire, à droite, derrière une grille, un ensemble de « boîtes à chef » en bois, contenant le crâne de défunts. Cet ensemble porte le nom poétique des Étagères de la Nuit. Peintes en noir, bleu ou blanc, avec le nom du mort, elles rappellent la coutume, en usage jusqu’au XIXe siècle, qui consistait à exhumer les squelettes au bout de cinq ans pour faire place aux nouveaux défunts. On déposait en bon ordre les os dans le charnier et les crânes étaient enfermés dans des petites boîtes percées d’ouverture puis remis aux familles

Vers 1760, l’évêque interdit, comme ailleurs, l’inhumation dans le sol de l’église. Mais comme le cimetière devient également trop petit, seule la tête des squelettes est prélevée, une fois les chairs décomposées, et placée dans une boîte sur ces étagères. L’analyse des inscriptions montre que les boîtes se réfèrent à des personnes relevant de toutes les catégories et tranches d’âge de la société, de l’enfant à l’évêque en passant par l’avocat et la boulangère.

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C’est la première fois que je vois ce genre de collecteur.

Roscoff pour terminer cette petite semaine Bretonne.

Posée sur une presqu’île de la Baie de Morlaix, Roscoff est une cité dynamique, tournée vers la mer. Ses demeures solides et imposantes, bâties pour résister aux intempéries et aux envahisseurs, attestent de la vocation maritime de la ville. Son économie locale a toujours été très variée, assurant sa prospérité : commerce maritime, production agricole locale réputée (les oignons notamment), station biologique, centre de recherche et de traitement océanographique, port de ferries, tourisme balnéaire et centres de thalassothérapie !

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L’église Notre-Dame de Croaz-Batz (la première photo) a été construite de 1515 à 1549. A l’origine, elle se terminait à l’est par un choeur à chevet plat. Le choeur actuel a été reconstruit au début du 17e siècle. L’ensemble de la charpente a été lambrissé en 1610 et le porche sud a été remplacé en 1634 par une chapelle dédiée à saint Joseph. La chapelle nord ne fut rajoutée qu’en 1701. D’importants travaux de réaménagement intérieur ont eu lieu en 1777.

Elle posséde deux ossuaires.

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Roscoff est une jolie station qui mérite une petite visite.

Logonna-Daoulas

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Ici nous sommes à la cale de Moulin-Mer, l’étang que vous voyez se vide et se remplit au rythme des marées via un passage étroit surmonté par un pont à proximité du grand bâtiment étroit et long appelé le « Moulin à Mer », dans lequel se trouve des turbines qui ont permis dans le passé de faire fonctionner des meules à grains pour produire de la farine.

Ensuite direction le sentier côtier vers le nord jusqu’à l’anse du bourg.

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Promenade sympathique sur un petit sentier côtier suspendu à quelques mètres de l’eau, l’odeur des pins, le clapotis de la mer, les petits oiseaux qui gazouillent.

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Une promenade un peu moins imprégné de légende, mais c’est aussi cela la Bretagne.

La Martyre.

La Martyre se situe à 9 kms au sud-est de Landerneau, sur un plateau relativement élevé (altitude 191m) bordé au nord et à l’est par l’Elorn. La commune tire son nom de la mauvaise traduction du breton Ar Merzer = le martyr, en l’occurrence Saint Salomon qui fut roi de Bretagne et périt assassiné dans le sanctuaire local à la fin du IX ème siècle. L’occupation humaine est ancienne (vestiges de l’Âge du Fer). Les Romains ont fréquenté le site de La Martyre, certains précisent qu’ils édifièrent même un camp au nord du bourg actuel. On leur attribue de même l’aménagement du « chemin romain » qui part au sud du bourg.. Quoi qu’il en soit, et c’est sûr, les fondations de l’église datent de cette époque. Au début du Moyen-Age, La Martyre était une trêve de la paroisse de Ploudiry, elle même dépendance de l’abbaye de Daoulas et enclave de l’ancien comté de Léon dans la Cornouaille. Cette situation a donné à La Martyre un rôle de place militaire. C’est à cette époque que La Martyre devint le siège d’une foire internationale de grande renommée. Des marchands de tout le royaume de France et de toute l’Europe vinrent y commercer, notamment de la toile, de la joaillerie et des chevaux. Cette activité connut son apogée aux XV ème et XVI ème siècle. Elle perdura au travers des siècles mais périclita. Le 14 juillet 1843 fut inauguré un hippodrome, le premier du genre dans le Département. Les courses de chevaux attirèrent les foules et contribuèrent à la renommée de La Martyre, cité du cheval. L’attrait des courses s’éteignit peu à peu mais elles ne disparurent qu’en 1972. De ce passé riche et quelque peu tumultueux, La Martyre conserve un patrimoine architectural remarquable : son enclos paroissial.

Sources: http://www.lamartyre.fr/

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En ce mardi ensoleillé, ce sont retrouvés sur le plateau de La Martyre une bonne et grande bande de vacanciers, dans un aimable lieu, place herbeuse, ombragée par des arbres qui ont connu le temps glorieux de la foire aux chevaux de La Martyre.
Tout d’abord, après l’accueil, notre guide, nous a fait repérer toutes les joliesses et curiosités de l’enclos paroissial, d’abord les extérieurs avec les marques d’une histoire spécifique l’intérieur vaste et bien lumineux de l’église aux somptueux vitraux.
Puis nos pas nous ont menés jusqu’à ce bord du plateau où, depuis La Martyre s’ouvre le vaste panorama des Monts d’Arrée.
Au retour, à l’heure du goûter, une belle table bien fleurie, de bons gâteaux maison, du cidre…

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Une très belle découverte du site et un peu de culture sur les Enclos paroissiaux qui fleurissent en Bretagne.