La liqueur de Tanaisie.

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Au moyen-âge, les paysans utilisaient la tanaisie comme  succédané au poivre. Les russes s’en servait également pour la fabrication de la bière (elle remplaçait le houblon). Aujourd’hui, les anglais parfume traditionnellement le pudding de Pâques avec de la tanaisie. Utilisée à petite dose, elle donne une touche originale aux salades, sauces ou encore aux viandes braisées. Bien qu’elle rentre dans la composition de la Chartreuse et de la Bénédictine, il faut savoir qu’elle contient de la thuyone qui est le neurotoxique contenu dans l’absinthe.
Considérez la donc comme une expérience d’alchimiste ou de sorcière qui produit un élixir délicieux et étonnant mais à consommer avec beaucoup de modération !
Mettre dans un bocal 50 grammes de sommités fleuries de tanaisie dans un litre d’alcool à 40° et 80 morceaux de sucre.
Laissé macérer pendant 10 jours en remuant le bocal de temps en temps pour bien dissoudre le sucre et mélanger.
Filtrer le tout dans un entonnoir contenant un “ filtre à café ” en papier pour mettre en bouteille.

Voila, j’avais mis de coté ma liqueur de Tanaisie dans un coin et aujourd’hui je me suis décidé à la filtrer, par la même occasion à la goûter 😀

Ce n’est pas mauvais, j’avais préparé le mélange avec l’alcool que j’avais sous la main (de la prune), si je devais recommencer je prendrais plutôt un neutre, malgré tout la Tanaisie arrive à dépasser le goût de la prune et on arrive à quelque chose de sympa.

liqueur de tanaisie

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9 réflexions sur “La liqueur de Tanaisie.

    1. La thuyone est composée de deux formes isométriques : la Beta et l’Alpha. La Beta ne trouve aucun récepteur dans le cerveau et reste donc sans effet sur l’organisme. L’Alpha en revanche trouve un récepteur dans le cerveau et peut donc, a très hautes dose, provoquer les fameuses convulsions et autres problèmes rénaux.
      La tanaisie ne contient que de la β-thuyone.
      La vérité est toute autre, simple, pleine de bon sens : les apéritifs de plantes dont la seul nocivité résidait dans… l’alcool, présent jusqu’à 74% et qui déchaîna l’alcoolisme et les terribles maux qui l’accompagnent : délirium tremens, déchéance, ruine.
      A pluche et avec modération.

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