Que d’eau! que d’eau!

C’est Patrice de Mac Mahon  qui disait en 1875:

Que d’eau ! Que d’eau !
Et le Préfet de l’époque lui répondre :

Et encore, monsieur le Maréchal, vous ne voyez que le dessus.

Petites photographies prise ce mardi 31 Mai, je n’ai pas fait de cliché à chaque fois que la route était coupée par manque de temps, mais comme j’étais arrêté pour juger si je passais ou pas , j’ai dégainé mon outil de travail.

Pour information je suis passé et repassé puisque le chemin est une impasse.

 

 

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La Melissa officinalis.

La mélisse est une plante vivace, à port buissonnant, mesurant de 30 cm à 80 cm de hauteur. Ses tiges dressées, de section carrée, sont ramifiées et pubescentes. Ses feuilles, vert pâle en ce qui concerne la face inférieure et plus vives sur la face supérieure, sont opposées, ovales et pétiolées. Rugueuses au toucher, elles dégagent une odeur légèrement citronnée lorsqu’elles se froissent. Les fleurs, blanches ou roses, sont insérées à l’aisselle des feuilles. Elles ont une forme de cloche et dégagent un nectar apprécié des abeilles. Le fruit est un tétrakène de couleur brune, renfermant des graines brun foncé et luisantes.
La mélisse (Melissa officinalis) est une plante médicinale utilisée pour ses propriétés relaxantes, antispamodiques et antivirales. Pour bénéficier de ses bienfaits, il est possible de l’utiliser sous forme de tisane.


La tisane de mélisse est obtenue par infusion de ses feuilles dans de l’eau bouillante, durant une dizaine de minutes. Pour une tasse, soit 200 ml, la quantité est de :
5 g de feuilles séchées ou 10 g de feuilles fraîches.

C’est une plante facile à cultiver, pensez seulement à lui laisser un peu d’espace pas comme chez moi où elle pousse un peu n’importe où 😀

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Ici dans un bac où j’avais semé un fruit d’Oranger des Osages.

Le Gaillet gratteron…

Le Gaillet gratteron est une plante herbacée très commune de la famille des Rubiacées. Elle a des feuilles fines et allongées, accrochantes, sa tige est carrée.

Le gaillet gratteron est bien connu des randonneurs et des chiens, en effet dans la nature on le rencontre souvent, et ses « poils » crochus qui recouvrent ses tiges et ses feuilles s’accrochent facilement aux vêtements et aux poils de chien.

Une boisson similaire au café peut être obtenue par torréfaction de ses graines, si bientôt la France est coupé du monde il y aura toujours une solution de secours pour boire une boisson ressemblant au « petit noir ».

Les feuilles et tiges peuvent être consommées crues (en salade) ou cuites (en soupe). Elle est riche en vitamine C, si vraiment la situation économique du pays venait à décliner il reste l’approvisionnement dans la nature 😀

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Cette dernière photographie a été faite dans le jardin des plantes médicinales de l’Abbaye de Vauclair.

La consoude.

La consoude est une plante herbacée vivace, poussant en colonie, en Europe, en Turquie, dans la région caucasienne, mais aussi, en général, dans les régions tempérées d’Asie, d’Australie et d’Amérique du Nord. Sa hauteur varie de 30 cm à 1,30 m et ses racines peuvent, de leur côté, atteindre 1,80 m. Appréciant les milieux humides, la consoude se présente en touffes de feuilles velues et épaisses, très rêches au toucher. Les tiges florifères accueillent, à partir de la mi-mai, des fleurs en clochette, dont la couleur varie du blanc au mauve.


Au Jardin purin de consoude :

Un kilo de plante fraîche pour 10 litres d’eau (de préférence eau de pluie ou de source).

Hacher grossièrement les plantes. La fermentation prend 15 jours à 18°C. Elle peut être plus longue au printemps, ou plus rapide en été. Ca sent moins mauvais que le purin d’orties ! A utiliser dilué de 5 à 30%, sur le sol, pas sur les feuilles. La consoude s’utilise en particulier pour les plantes donnant fruits ou tubercules. Vous pouvez ajouter à la macération prêle, absinthe, tanaisie, thym, etc. pour y rajouter des propriétés insecticides et désinfectantes. N’oublions pas l’ortie, bien sûr, avec laquelle elle forme un engrais très complet.

Les propriétés médicinales de la consoude viennent de l’allantoïne qu’elle contient, qui est un activateur de croissance cellulaire très puissant. Pour cet usage, on préfère la racine, qui en est bien plus riche.
La consoude était très utilisée par les nourrices, qui souffraient fréquemment de crevasses aux seins : elles creusaient un trou dans une racine de consoude, et y mettaient leur bout de sein.

Les feuilles de consoude cuites, en cataplasmes, sont depuis longtemps utilisées pour guérir l’eczéma des animaux.

Ce qui est le plus actif, c’est la pulpe de racine fraîche, en cataplasme sur plaies même infectées, brûlures, fractures, ulcères, entorses, etc.

Sources.

Le message de Vauclair.

Il y avait un jour, au début du XIIe siècle, un intellectuel anglais envoûté par ces livres.

Saint Bernard lui écrivit une lettre célèbre : « Tu trouveras plus de choses dans les bois que dans les livres… »
L’homme s’arracha à ses manuscrits et devint le premier abbé de Vauclair.
 
« Tu trouveras plus de choses dans les bois… »
Aujourd’hui plus que jamais, les bois enrobent Vauclair d’un charme grave dont la ronde des saisons entretient l’infinie variété.
Aujourd’hui plus que jamais, dans le val de l’Ailette, la promesse de Saint Bernard est tenue.
Du moins pour ceux qui savent ouvrir les yeux !
 
Vauclair aujourd’hui !
Un enfant court, incertain, parmi les pierres blessées et les antiques sépultures. Sur un miroir de l’étang se poursuit le calme balancement des branches que n’efface jamais la patience têtue du vent…
Aujourd’hui comme hier. Et comme demain.
Péguy n’avait-il pas raison : « De l’âme de la veille, on peut faire l’âme du jour. Mais celui qui n’a point de veille, comment lui ferait-on un lendemain ? »
 
Quand il se fait complice, un instant, du silence des forêts et des pierres, l’homme d’aujourd’hui retrouve ses racines et dans le quotidien inéluctable, il emporte un peu de paix et d’espérance.
C’est la promesse de Saint-Bernard ! C’est le message de Vauclair !
Sources: ICI
Lors de notre petite escapade dans l’Aisne nous avons eu l’occasion de découvrir le site de l’Abbaye de Vauclair, un champ de ruines au milieu de vieux arbres fruitiers, un jardin de plantes médicinales, tout cela dans une ambiance calme et sereine.
Il représente plus d’un tiers de la surface du site de Vauclair. Le verger conservatoire étire pas moins de six rangées d’arbres, essentiellement des pommiers et des poiriers, sur deux hectares au nord des ruines de l’abbaye.

Petite randonnée dans l’Aisne.

Durant le week-end de Pentecôte, nous avons eu l’occasion de faire une petite randonnée dans l’Aisne. C’est à coté du lavoir de Chevregny que nous avons rangé le véhicule.

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Ensuite direction le chemin agricole qui monte légèrement pour se terminer dans une large tranchée, nous ne sommes pas très loin du Chemin des Dames.

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Arrivé au sommet nous avons la chance de découvrir quelques orchidées, un salsifis sauvage et quelques faisans qui nous ont accompagné durant notre petite escapade.

Poursuite de la randonnée en prenant un chemin agricole qui redescend vers le village de Trucy.

Retour à Chevregny où nous passons devant un joli corps de ferme pour retrouver notre voiture  où nous l’avions laissée.

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Observer, contrôler et analyser…

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Existe-t-il encore un espace dans nos vies citoyennes qui échappe à la surveillance ? Observer, contrôler et analyser les comportements n’ont jamais été aussi aisés qu’aujourd’hui. Depuis une dizaine d’années, les avancées technologiques se sont accélérées, jusqu’à favoriser une révolution sociétale : la surveillance ciblée s’est transformée progressivement en une surveillance de masse à l’échelle planétaire. Jadis concentrée sur l’espace public, elle pénètre désormais notre vie privée. L’intimité est une notion de plus en plus floue, soumise à des attaques de moins en moins détectables. Plus sournois que les caméras de surveillance dont beaucoup aimeraient qu’elles couvrent chaque angle mort de l’espace public, le « regard invisible » joue les passe-muraille : jeux vidéo connectés, activité sur les réseaux sociaux, requêtes sur les moteurs de recherche ou géolocalisation via nos smartphones sont autant de constituants manipulables de notre seconde identité.

 

 

L’Osmonde royale

Assez commune dans l’Ouest, le Sud-Ouest, la Sologne, rare et assez rare ailleurs.
En France, l’Osmonde royale est protégée ou soumise à réglementation en
Alsace- Lorraine, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Île-de-France, Centre,
Haute-Normandie, Picardie, Franche-Comté, Nord-Pas-de-Calais, Provence-
Alpes-Côte-d’Azur.
C’est une très grande fougère qui porte bien son nom de «royale» de par sa présence

elle donne un caractère fantastique, ici c’est sur le site des Mardelles, commune de Prémery en Bourgogne, nous sommes au printemps et elle commence seulement à déplier ses frondes.
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Ici pas question de la déplacer nous sommes en zone protégée, mais sachez qu’en médecine on peut utiliser ses racines qui possèdent des propriétés, toniques, astringentes, diurétiques ou purgatives. Elles étaient par exemple utilisées en baume contre les blessures et les ecchymoses.

En pépinière, son rhizome épais ainsi que ses fibres servent de support à la culture de certaines orchidées et à la fabrication de leur terreau.

Osmonde royale en magie

Brûlées à l’extérieur, par exemple au cours de débroussaillages, les hautes Osmondes d’eau peuvent attirer la pluie. De toute façon, leur fumée éloigne, dans un rayon de plusieurs centaines de mètres, les serpents, scorpions, tarentules, etc. Tout ce qui pique, rampe et crache du venin se comporte, face à des feux de fougères, comme des diablotins aspergés d’eau bénite.

Si vous vous trouvez à minuit, pile en un lieu désert où poussent des Osmondes et que vous n’entendez pas un bruit « mais alors pas le moindre son », un lutin apparaîtra et vous donnera une bourse remplie de pièces d’or. Dans l’Angleterre rurale du XVIII e siècle, des paysans, souvent accompagnés par leur épouse, sortaient de sous leurs draps chauds et trottaient sous la lune pour se trouver, à l’heure légendaire, sur un coin de lande marécageuse où ils avaient repéré une forte concentration d’Osmondes. Et là, rigoureusement immobiles, retenant leur souffle, maudissant le cri du hibou, ils attendaient… On appelait cela « gueuser la fougère ».