Le liseur de 6h27

1540-1

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine …
Dans des décors familiers transformés par la magie des personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.

« Peu importait le fond pour Guylain. Seul l’acte de lire revêtait de l’importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l’étouffait à l’approche de l’usine. »

En cherchant des critiques sur ce petit livre, j’ai trouvé celle-ci qui me me convient:

Le Liseur de 6h27 se garde d’être un roman sociologique ou moralisateur, se réclamant plutôt du «conte moderne». Car à la monotonie relative de la vie de Guylain Vignolles est appliquée une légèreté et une poésie qui réconfortent en des temps de crises économique et identitaire.

Un bon moment passé avec la « chose » et Rouget de Lisle, cinquième du nom, son poisson rouge.

10 réflexions sur “Le liseur de 6h27

    1. Non, je ne suis pas un lecteur assidu, j’ai mes périodes. Avant de venir m’installer à la campagne j’ai eu ma période RER, et les discussions des asiatiques désagréables le matin.
      Tu peux dire merci à ta chance.
      A pluche.

      J’aime

  1. J’ai beaucoup aimé ce livre bien écrit, le sujet pas banal. A mettre entre toutes les mains! A offrir! Est ce que j’aurais aimé que quelqu’un lise le matin dans le RER ? Pas évident… Bisous

    J’aime

  2. Je vais voir un meeting aérien aujourd’hui… Hier j’ai regardé un B25 Mitchell faisant de la voltige… Vachement maniables ces bombardiers moyens de la seconde guerre mondiale !!!

    J’aime

    1. Hélas, les meetings se sont déroulés en 4 fois entrecoupées. Ne sachant pas quelle fois verrait le vol du redoutable bombardier moyen, je suis retourné chez moi… Ils ont pris les mesures qui ont fait défaut à Nice : Un tracteur et sa remorque à chaque bout de la route… Fouille et palpation… J’ai du ouvrir ma veste pour montrer que je n’avais ni arme ni ceinture explo… Je leur ai dit « ouf ! Vous ne faites pas de fouille anale… Les gendarmes ont rigolé… J’aime bien faire rigoler les gendarmes…

      J’aime

Les commentaires sont fermés.