Et si c’était vrai ?

Depuis des semaines, on nous rebat les oreilles avec les histoires d’espions venus des neiges, équipés du dernier cri de l’arme technologique. Comme au bon vieux temps de la guerre froide et des romans de John Le Carré, on voit la main de Moscou partout : derrière l’élection de Donald Trump, dans les difficultés d’Angela Merkel à la veille des législatives allemandes, et même dans la présidentielle française.

Tous les journaux, à de rares exceptions, ont repris la même. Ils ont redécouvert l’ours russe, décrit comme s’il était toujours soviétique. Ils ont raconté avec moult détail les campagnes de déstabilisation attribuées au Kremlin. Signe particulier de ce dossier : aucune preuve tangible n’est jamais avancée, si ce n’est la mise en scène des informations fournies par les services de renseignement du grand frère américain, que l’on peut croire sur parole puisqu’ils se situent dans le camp du Bien.

Parlons-en, des services américains. Wikileaks a publié 8.761 documents provenant de la CIA. Il s’agirait de la plus importante publication de matériels secrets du renseignement jamais réalisée.
Interrogé sur leur validité, un porte-parole de la CIA, Jonathan Liu, n’a ni confirmé ni démenti l’authenticité de ces documents, ni commenté leur contenu, ce qui est une forme de confirmation par l’embarras.

De son côté, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a déclaré lors de son point de presse : « C’est quelque chose qui n’a pas été entièrement évalué ». Quant au président la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, Devin Nunes, il a affirmé que ces révélations semblaient « très très sérieuses », avant d’ajouter : « Nous sommes très inquiets ».

Il y a de quoi. Le site créé par l’Australien Julian Assange parle d’une « collection extraordinaire, qui représente plusieurs centaines de millions de lignes de codes » dévoilant « la totalité de la capacité de piratage informatique de la CIA ». Ces archives auraient circulé parmi d’anciens pirates du gouvernement américain et sous-traitants, et l’un d’entre eux en aurait remis une partie à Wikileaks.

On apprend ainsi que la CIA peut transformer n’importe quel poste de télévision en appareil d’écoute, contourner les applications de cryptage et même contrôler le véhicule de monsieur tout le monde. Ces programmes ont pris pour cible en particulier des iPhone, des systèmes fonctionnant sous Android (Google), le populaire Microsoft ou encore les télévisions connectées de Samsung, pour les transformer en appareils d’écoute à l’insu de leur utilisateur. La CIA se serait également intéressée à la possibilité de prendre le contrôle de véhicules grâce à leurs instruments électroniques.

Sources: CIA

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Et si c’était vrai que le CIA pouvait écouter quand je prends mon petit déjeuner ?

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4 réflexions sur “Et si c’était vrai ?

  1. Monsieur CIA sait si tu as trempé une tartine dans ton café, combien de sucres t’as mis… Tout, quoi ! Mais les Russes ont bon dos ! Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage…

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