La réponse…

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En 1925, l’escroc Victor Lustig vend la tour Eiffel pour pièces détachées et récupération, à un ferrailleur. Ayant lu dans la presse que celle-ci pourrait être bientôt démolie, il fabrique de faux documents à en-tête du ministère des Postes et Télégraphes, organisme alors responsable de la tour, et invite les cinq plus importantes compagnies récupératrices de métaux ferreux à l’hôtel de Crillon, place de la Concorde à Paris. Seuls sont censés être dans la confidence le président de la République, le ministre, le sous-ministre et son chef de cabinet. Se présentant comme étant ces deux derniers, Victor Lustig et son complice Dan Collins conduisent leurs invités en limousine à la tour Eiffel et la leur font visiter, puis annoncent au ferrailleur le plus crédule qu’il a remporté le marché. Celui-ci ayant payé par chèque une avance représentant le quart de la soumission, augmenté d’un pot-de-vin, les deux escrocs encaissent le chèque et s’enfuient en Autriche. Revenus à Paris retenter leur chance avec de nouveaux ferrailleurs, ils sont surveillés par la police et s’échappent en bateau à New York.

Sources: artips

 

 

« Comme un bleu »

Cinq des plus gros ferrailleurs parisiens sont attablés dans un hôtel de la capitale. La raison de leur réunion secrète ? Un employé de la mairie leur propose une affaire juteuse…

Du fer à démonter et revendre: pour un ferrailleur, voila qui peut rapporter gros.

Cet homme, est en train d’embobiner les ferrailleurs, en fait il n’est pas un employé de la ville de Paris, mais un un escroc notoire ! Quelques semaines auparavant, il a lu une article dans le journal qui lui a donné sa brillante idée. Après tout, plus le mensonge est gros, plus sa passe !

Il prétend donc avoir pour mission de vendre un bien, dans le plus grand secret, cela va de soit. Bientôt l’un des ferrailleurs se laisse convaincre et croit flairer la bonne affaire…

L’arnaque est vite bouclée, le ferrailleur verse l’argent et même un petit pot-de-vin histoire de faciliter la transaction, le ferrailleur attend….

En vain, honteux de s’être laissé berner, il ne portera pas plainte et l’on ne saura jamais combien le bien lui a était vendu…

Alors si vous le voulez bien, et si vous avez envie de faire travailler votre cerveau, vous pouvez me donner le nom du bien qui devait être vendu, le nom de l’escroc, et celui du malheureux ferrailleur ?

Le Familistère de Guise.

Jean-Baptiste André Godin naît en 1817 dans une famille très modeste à Esquéhéries (Aisne). C’est en parcourant la France pour perfectionner son métier de serrurier qu’il se met en quête d’un idéal pratique de justice sociale. Cet ouvrier inventif crée en 1840 un petit atelier de fabrication de poêles en fonte de fer. Une vingtaine d’années plus tard, Godin est devenu un remarquable capitaine d’industrie, à la tête d’importantes fonderies et manufactures d’appareils de chauffage et de cuisson à Guise et à Bruxelles. Cet industriel autodidacte atypique est aussi journaliste, écrivain et homme politique. Il devient député de l’Aisne en 1871.

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Nourri des idées de Saint-Simon, d’Étienne Cabet ou de Robert Owen, Godin a en 1842 la révélation de la doctrine de Charles Fourier. Il sera socialiste phalanstérien. Godin adhère à l’École sociétaire fondée par les disciples de Fourier. Le jeune industriel se révèle plus déterminé que le polytechnicien Victor Considerant dont il a soutenu en 1853 l’essai de colonie fouriériste au Texas. De 1859 à 1884, Godin bâtit à proximité de son usine de Guise une cité de 2000 habitants, le Familistère ou Palais social, la plus ambitieuse expérimentation de l’association du travail, du capital et du talent qui ait été conduite. Le Familistère est une interprétation critique originale du phalanstère de Fourier : une utopie réalisée.
Pendant trente ans, avec l’aide de sa compagne Marie Moret, Godin se consacre entièrement à sa mission réformatrice. Il surmonte toutes les oppositions : du Second Empire, puis de la République conservatrice, de ses concurrents en industrie, des fouriéristes, des habitants de la ville, de sa femme, de son fils, des employés et ouvriers de ses usines. Cependant, à partir de 1864, de nombreuses personnalités et délégations de coopérateurs de réputation nationale et internationale, visitent le Palais social et contribuent à faire connaître l’expérience de Godin en France et surtout à l’étranger : le philosophe Jules Simon ; l’architecte Henry Roberts, Wladimir Taneeuw, avocat fouriériste russe ; le pédagogue Jean Macé ; Edward Vansittart Neale, leader du mouvement coopératif anglais ; le poète et député Clovis Hugues ; les délégations des chambres ouvrières de Paris ; le socialiste américain Lawrence Gronlund, August Strindberg, Émile Zola…
 
Godin meurt en 1888. Il laisse un patrimoine bâti d’une ampleur exceptionnelle, plusieurs ouvrages importants sur la question sociale et, surtout, l’exemple d’une organisation profondément réformatrice. Longtemps méconnu, Jean-Baptiste André Godin est considéré aujourd’hui comme un des pères de l’économie sociale.
Sources: ICI
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Le développement industriel de la manufacture et le succès de la première unité d’habitation, l’aile gauche achevée en 1860, favorisent le lancement rapide d’une seconde campagne de travaux. Le pavillon central du Palais Social est édifié entre 1862 et 1864. Le bâtiment, dont les dispositions sont identiques à celles de l’aile gauche primitive, est le plus vaste du Palais projeté en 1858. Il comprend près de 150 appartements et sa cour intérieure couvre une superficie de 900 m². Une horloge et un belvédère, souvenir de la tour d’ordre du Phalanstère, dominent la façade sur la place qui prend alors forme.

La cour du pavillon central remplit des fonctions sociales particulières. Une épicerie et une mercerie occupent le rez-de-chaussée de l’aile sud. Elles sont complémentaires des magasins logés dans les économats et permettent aux habitants de s’approvisionner sans quitter le Palais. Le service médical et la pharmacie mutualistes sont également installés au rez-de-chaussée.
Au matin, les enfants se rassemblent dans cette cour pour être conduits aux écoles du Familistère, situées de l’autre côté de la place. La cour est le théâtre principal des fêtes familistériennes, la Fête de l’Enfance qui a lieu en septembre à partir de 1863 et la Fête du Travail célébrée le premier dimanche de mai depuis 1867. A ces occasions, on y dresse estrades et banquets, on y organise bals, spectacles et remises de prix en présence d’une foule de spectateurs massés sur les « balcons ».
Si l’entrée nord de la cour ouvre désormais sur le parc, elle communique jusqu’en 1918 avec la nourricerie-pouponnat du Familistère. Cet accès est encadré par deux plaques de pierre noire enchâssées dans le mur de la cour et portant deux maximes gravées : « Dieu nous soit en aide. 1859 » et « Hommes soyez-nous favorables. 1859 ». Provenant de la cour de l’aile gauche du Palais, incendiée en 1914, elles furent installées à cet emplacement après 1918 pour commémorer la fondation du Familistère.
Sources: ICI

Ce week-end de Pâques, nous avons eu la chance de découvrir ce fabuleux site, une belle découverte à la veille des élections, cela permet de faire le tri.

Après avoir déambulé presque 3 heures dans le grand bâtiment, on en ressort presque avec l’envie de commander un poêle Godin.

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Une visite sympathique, une utopie unique qui fonctionna jusqu’en 1968 sous le régime d’une association coopérative du capital et du travail.

Si vous avez l’occasion de passer dans la région, n’hésitez pas à rester une petite journée à visiter le Familistère de Guise, toujours habité, un musée qui raconte l’aventure d’un idéal et l’interroge à travers 5000 m2 d’expositions et plusieurs hectares de jardins.

Sang Noir.

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En quelques minutes, le 10 mars 1906, une déflagration d’une violence inouïe dévasta cent dix kilomètres de galeries dans les profondeurs du bassin houiller du Nord. Le coup de poussière de Courrières fera officiellement 1099 morts et reste aujourd’hui l’une des catastrophes industrielles les plus meurtrières d’Europe.

Plus d’un siècle après, Jean-Luc Loyer revient sur cette tragédie qui, lentement, disparaît de la mémoire collective. Sans véritablement prendre partie, tel un journaliste, il se concentre sur l’objectivité des faits et rend compte des heures qui précédèrent l’accident et des journées qui la suivirent. Tout d’abord, le scénario détaille la chronologie de ce début d’année, afin d’appréhender le contexte social, politique et industriel dans lequel s’inscrit ce drame. Car il ne faut pas oublier qu’à cette époque, le charbon est le fer de lance de l’économie nationale et la principale source d’énergie puisque le pétrole et l’électricité n’en sont qu’à leurs prémices et que l’atome demeure confiné au sein des laboratoires. Après un détour par le coron, le récit plonge résolument vers le centre de la Terre, là où le grisou tua, brûla et écrasa. Puis, les débris toujours fumants, il s’attache à décrire tour à tour la confusion, l’horreur, le cynisme, le mercantilisme, la rage, la révolte, la détresse mais aussi le courage, la générosité et l’abnégation de ceux restés en surface. Enfin, il s’enfonce de nouveau dans les tréfonds du sous-sol pour revenir sur l’odyssée macabre de treize hommes qui menèrent le combat d’une vie, contre l’obscurité, le froid, la peur, la désolation et la mort. Pendant près de vingt jours, ils errèrent au milieu d’une mine dévastée, buvant leur urine et mâchant le cuir de leur ceinture, afin de survivre et avoir le droit d’espérer.

Conditions de travail, gestes du quotidien, lutte d’influence entre syndicalistes de la vieille école et anarchistes radicaux, joutes oratoires de Jaurès et Clemenceau à l’Assemblée Nationale, dépendance économique d’un pays à l’égard de la houille, informations et manipulation des foules, Jean-Luc Loyer ne s’arrête pas à la seule dramaturgie de l’explosion. Il en analyse ses tenants et aboutissants et explique pourquoi cette grève qui menaçait de s’étendre à l’ensemble des mineurs français ne sera, finalement, pas à la mesure des espoirs mis en elle.

La puissance émotionnelle d’un tel évènement, demande un graphisme à l’unisson et Jean-Luc Loyer réussit là une bien curieuse alchimie. Car si le choix du noir et blanc s’imposait de lui-même, le recours à un dessin semi réaliste, rempli d’une certaine naïveté ne semblait pas aller de soi. Toutefois, force est de reconnaître que le trait sait se faire grave quant-il le faut tout en jouant sur un large registre d’expressions qui viennent adoucir l’âpreté du propos. Il en est de même de ces divines ellipses qui, par le biais d’un découpage subtil de la verticalité, ouvrent (ou referment) l’espace et dilatent le temps.

Sources: ICI.

Alors nous ne sommes plus avec notre bon commissaire Merle, mais dans une BD  qui raconte le destin des gueules noires, leurs conditions de travail, la manipulation, le mercantilisme des patrons et la révolte.

Une belle histoire illustrée au format Bande-dessinée, ce qui n’empêche pas les plus curieux de chercher dans les archives les comptes-rendus et autres documents d’époque pour en savoir un peu plus.

 

Rendez-vous avec Merle.

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Allez un dernier pour la route puisque j’avais l’occasion de l’avoir sous la main.

Le troisième volume des enquêtes du commissaire Merle sort le 15 février dans toute la France. Ce sera pour ceux qui connaisse le personnage de le retrouver et pour ceux qui ne le connaissent pas de le découvrir. Quelque soit la situation on en sort pas indemne, me disait encore mon éditrice qui avait flairé le véritable héros de romans policiers du XXIème siècle. 

Pour Augustin Merle, la journée s’annonçait mal. Il y avait des jours comme cela… Des jours où tout commençait de travers alors que rien ne pouvait indiquer au matin que les difficultés rencontrées au cours de la journée allaient se chevaucher, se multiplier, se rassembler jusqu’au soir, tard, très tard…

Ainsi va la vie courante et aussi celle du commissaire Merle. Mais l’homme est tenace, surtout justement quand les choses vont de travers. Avoir rendez-vous avec Merle ce n’est jamais de bon augure. La famille de Thérèse Barbier, réunie au commissariat pour les explications au sujet de la défunte va l’apprendre à ses dépens. Les habitants de Savigny, sondés par le regard scrutateur du commissaire à propos du corps retrouvé près de l’écluse, devront aussi passer aux aveux. Et Jean Maudhuy, l’assassin de la ligne 7 aura une entrevue avec Merle, malheureusement pour lui suivie de sa rencontre avec le grand rasoir national…

Dans ce trois nouvelles affaires, le commissaire Merle comptera sur son intuition et pourquoi pas sur la chance, pour trouver la faille qui changera le cours de ses enquêtes.

Sources: ICI.

Tout au long des aventures de Merle, je n’ai rien trouvé de répétitif, on découvre la Nièvre au fil des enquêtes et les petites affaires plutôt courtes me plaisent bien.

Qui êtes-vous Merle?

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Ce sont quatre enquêtes du commissaire Merle, qui nous sont racontées, dans autant de décors différents du Nivernais. Situant ses intrigues dans la décennie 1970-80, l’auteur s’inscrit dans la belle tradition du roman policier d’enquête. Encore qu’Augustin Merle ne soit pas absolument un clone de Jules Maigret. Son épouse Muguette est hospitalisée à La Charité-sur-Loire, pour des problèmes psychologiques. Autour de Merle, s’est créé un petit univers avec des personnages récurrents : ses adjoints Lamoise, Marchand, Barkowski, et le jeune Verdier ; le divisionnaire Bertrand et le juge Mornay ; le journaliste Rougeade et le légiste Caron, ainsi que le Professeur Conrad. Bien sûr, la sagacité du commissaire lui permet de ne pas s’égarer sur des pistes erronées, et d’identifier les coupables.

Si près et si loin de nous, ces années-là ne furent pas plus idéales que d’autres. Il fallait trouver un téléphone dans un bistrot pour communiquer, comme Merle on y consommait du Viandox, et circuler (en voiture ou en train) n’était pas toujours une sinécure. À cette époque, on ne basait pas tout sur la notion de vitesse, d’immédiateté. C’est ce rythme-là, en un temps où il était peut-être plus facile de masquer certains secrets, que l’on retrouve dans ce genre de romans. Çà et là quelques anachronismes apparaissent, que l’on suppose volontaires car cela autorise des sourires. Il est fort sympathique, ce commissaire Merle : c’est donc avec un très grand plaisir que l’on suit ses enquêtes dans la région de Nevers.

Sources: ICI.

Voila encore un livre de Michel Benoit que j’ai lu assez rapidement, une histoire rondement menée pour le commissaire Merle, une découverte de la Nièvre et de son terroir.

Un petit bouquin sympa.

Le printemps dans mon jardin…

Je suis sorti avec mon appareil pour prendre des  photographies du chat qui squatte le parc de la tortue, et j’ai vu cette scène cocasse où c’est la tortue qui déménageait le gros félin.

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Ici c’est Domino le squatteur.

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Là c’est Zaza, une tortue qui vit chez nous depuis plus de 10 ans.

Donc j’étais avec ma boite à images et j’ai fait un peu le tour du jardin.

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Le pommier Jonagold.

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Le poirier que j’ai rapporté greffé il y a trois ans, lors d’un atelier.

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Le Cognassier du japon.

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Le Mahonia à feuilles de houx, petit arbuste rustique, à fleurs parfumées en grappes jaunes de 5 à 8 cm, qui fleurit au printemps. Fruits violacés en automne. Son feuillage vert lustré devient pourpre en automne.

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La Corête du japon, petit arbuste qui peut devenir envahissant.

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Le Muscari, cette petite plante qui se caractérise par ses petites fleurs bleues en clochette est parfaite en massif, en bordure, en plate-bande ou en rocaille.

Vous l’aurez compris le printemps est bien arrivé,  ce bouquet de couleurs ravive le jardin.

 

Les plantes succulentes…

Les plantes succulentes sont des plantes charnues adaptées pour survivre dans des milieux arides du fait des caractéristiques du sol, du climat ou à forte concentration en sel (dans ce dernier cas, on parle de plantes halophytes). Leur adaptation, différente de celles des plantes xérophytes proprement dites, est liée à leur capacité de stocker de l’eau dans les feuilles, les tiges ou les racines. Les plantes succulentes sont très souvent xérophytiques (se dit de tout moyen qui empêche la perte d’eau). Par exemple les feuilles peuvent être recouvertes d’une cire ou de poils, ou présenter une réduction de la surface…

Les succulentes sont géographiquement réparties en bordure de mer, en plaine, en montagne jusqu’à plusieurs milliers de mètres d’altitude suivant les espèces. Elles sont capables d’assimiler rapidement l’eau de pluie dans le sol mais certaines profitent des brouillards matinaux en bordure de mer qui sont leur seule source d’eau durant de très longues périodes.

Le terme vient du latin suculentus qui signifie « plein de suc ».

Les plantes succulentes sont parfois appelées « plantes grasses » à tort, car elles ne contiennent pas de graisse. Le terme vient du fait que certaines plantes, notamment beaucoup de cactus ont une apparence de plante grosse ou obèse.

Certaines espèces de plantes succulentes, notamment les Crassulaceae et les Euphorbiaceae peuvent être cultivées sous forme de bonsaï.

Sources: Wikipédia.

Lors de ma petite recherche de champignons, j’ai été surpris de trouver un groupe de plantes qui semblent faire partie de la famille des crassulacées, je pencherais pour des Kalanchoés. Je ne pense pas que ces plantes soient parvenues des bords de la méditerranée sans la main de l’homme, mais je classerais plutôt cette invasion dans la décharge sauvage.

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Toujours est-il que sans champignons, puisque je n’aime pas être bredouille j’ai rapporté trois branches de cette espèce, j’attends donc avec impatience de voir les premières fleurs.