L’église de Jussy le Chaudrier.

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Il y a quelques semaines j’avais fait un petit article, le conseil municipal ayant décidé de la raser, n’étant pas habitant de la commune je ne faisais que reproduire sur le blog les informations que j’avais pu glaner ici et là.

Aujourd’hui, on m’a fait parvenir une invitation à une réunion publique, le mercredi 10 mai 2017, à la salle des fêtes de Jussy le Chaudrier.

Vous comprendrez qu’ il faut que les habitants de Jussy le Chaudrier et d’ailleurs rejoignent l’association pour que cet édifice redevienne lieu de culte mais aussi un espace ouvert à tous pour une utilisation digne de son histoire.

Sources: Appel à constitution de l’association sauvegardons l’église de Jussy le Chaudrier.

 

On s’occupe comme on peut…

Voila bientôt deux mois que j’ai retrouvé un peu de temps libre, alors il faut bien que je m’occupe, la météo n’étant pas engageante pour aller dans le potager, j’ai retrouvé dans un carton un morceau de la station météo qui traînait au sous-sol.

Un gros coup de vent avait rendu le capteur anémomètre à demi mort, c’est à dire qu’un des godets à pris la poudre d’escampette.

Deux ans que cela prenait la poussière au sous-sol, donc je me suis dit dans un excès de courage, pourquoi ne pas lui donner une seconde vie ?

Donc ce matin je sors le matériel, dont un poste à souder qui doit avoir pas loin de mon age, je suis allé le peser pour rigoler et il frôle les trente kilogrammes, y a pas à dire on faisait solide à cette époque.

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Comme il me fallait aussi découper quelques tubes j’ai aussi sortit la disqueuse.

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J’ai eu aussi besoin d’un autre outil pour souder quelques fils électrique.

Voila donc en image ce que j’ai pu réaliser aujourd’hui, c’est du provisoire qui va peut-être durer un moment, mais pour l’instant j’ai d’autres soucis de transmission qu’il faut régler avant la mise en place à demeure.

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Jules, de Didier van Cauwelaert.

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Quatrième de couverture:

Zibal est un petit génie. Il est l’inventeur d’un procédé de dépollution qui aurait pu lui rapporter des millions, s’il n’avait été plumé par son ex-épouse. Tout le monde n’est pas doué pour le bonheur, surtout pas Zibal qui, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons Ladurée à l’aéroport d’Orly ! Un jour devant son stand, apparait Alice, une jeune et belle aveugle speakerine sur RTL, qui s’apprête, avec son labrador Jules, à prendre l’avion pour Nice, où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. Coup de foudre ! L’intervention est un succès, mais la récupération de ses facultés bouleverse la vie d’Alice, et surtout celle de son chien, affecté à un autre aveugle qui le brutalise. Jules fugue, retrouve Zibal, et en moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute devient son pire cauchemar : il lui fait perdre son emploi, son logement, tous ses repères. Compagnons de misère, ils n’ont plus qu’une seule obsession : retrouver la jeune femme qui leur a brisé le cour.

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

Histoire prenante, rigolote et tendre.Tous les personnages humains ou canins sont attachants et leur caractère peut réserver des surprises. Le style est agréable et fluide, cela donne envie de découvrir d’autres livres de cet auteur.

J’avais eu entre les mains ce livre il y a quelques mois et je n’avais pas eu l’envie de le lire, et puis ma bibliothécaire préférée m’a rapporté la version en gros caractères et je l’ai dévoré en deux jours.

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Le Sceau de Salomon.

Le Sceau-de-Salomon est une plante vivace qui peut mesurer jusqu’à 50 cm de haut. Il porte sa tige en arc et elle est recouverte de feuilles. Celles-ci sont alternes, de forme ovale, pointues au bout avec des nervures longitudinales. Les fleurs sont blanches avec une petite bordure verte. Elles fleurissent dès le mois d’Avril et jusqu’en Juin. Les baies rondes, pendantes, d’un bleu très foncé avec 3 à 6 graines, apparaissent en Juin. Le rhizome est horizontal et noueux. Les fleurs dégagent un arôme agréable. Le Sceau-de-Salomon est constitué de saponine, de mucilage, de tanin, d’oxalate de calcium.

En phytothérapie, la partie utilisée est le rhizome qui doit être récolté en automne.

Il est également employé pour confectionner une eau qui donne un joli teint aux peaux fatiguées.

Ici nous sommes en Champagne, les petites jacinthes sauvage commencent à pointer le bout de leur nez et côtoient ce petit pied de Sceau de Salomon dont on voit à peine les premières fleurs.

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Le conte de Grand-mère : le conte du sceau de Salomon.

Un jour de printemps, après avoir fait de bonnes affaires, un homme revient de la ville, il est pressé de retrouver ses trois filles avec lesquelles il vit seul depuis le décès de sa femme. Il pense aux cadeaux qu’il leur a promis: une robe pour l’aînée, une trousse de beauté pour la cadette et… Soudain il se rend compte qu’il a oublié de ramener le muguet porte-bonheur que souhaitait la plus jeune.
La nuit tombe, il est trop tard pour faire demi-tour. Il traverse alors un bois et remarque une plante qui porte sous ses feuilles des petites clochettes blanches. Il s’arrête et commence à ramasser un bouquet soulagé de pouvoir satisfaire sa fille malgré tout. Mais il entend alors une voix sifflante et aperçoit un immense serpent:
« Que fais-tu dans mon domaine? »
Le brave homme raconte qu’il voulait simplement ramener un cadeau pour l’une de ses filles. Le serpent répond:
« Si tu ne veux pas que je vienne dans ta maison t’étouffer dans ton sommeil, ramène-moi une de tes filles. Va et reviens ici-même avant la fin de la nuit. »

Lorsque ses filles l’accueillent avec des cris de joie à son retour, il ne peut s’empêcher de pleurer. Elles le pressent de questions et il finit par leur expliquer les raisons de son chagrin. Il demande à son aînée si elle accepte de venir avec lui, elle refuse, la cadette de même, mais la benjamine dit : « Puisque c’est pour me donner mon cadeau que tu as rencontré ce monstre, je te suivrai, allons-y ».

En chemin, ils rencontrent un vieil homme, peu rassuré de traverser le bois seul, il leur demande de les accompagner. Il s’appelle Salomon et comme son glorieux saint patron il est plein de sagesse, il encourage l’homme à lui raconter son histoire. Le vieil homme l’écoute attentivement et lui propose de le suivre jusque devant le serpent qui attend à l’endroit convenu.

Dans les premières lueurs de l’aube, le serpent à peine les aperçoit-il, s’avance vers la jeune fille pour s’en emparer, aussitôt le vieil homme s’interpose.
« Serpent, tu dis que tu es ici dans ton domaine, mais rien ne l’indique. Comment voulais-tu que ce brave homme sache qu’il te prenait ton bien en ramassant ces quelques fleurs? »
C’est alors que l’on entend une cloche au loin, le vieux Salomon poursuit : « Tu le sais, cloches et clochettes sont sacrées, les clochettes de ces fleurs ne t’appartiennent pas donc tu n’auras pas la fille. Cependant je t’accorde les racines parce qu’elles sont sous-terre comme tu l’es le plus souvent et je te conseille d’y apposer ta marque désormais »

Les cloches se taisent, les premiers rayons du soleil illuminent le bois. Le serpent perd aussitôt son apparence monstrueuse et se faufile entre les feuilles sans demander son reste.
C’est depuis ce temps que cette plante, nommée communément le muguet du serpent est aussi appelée sceau de Salomon car chaque tige disparue laisse sur la racine une empreinte qui ressemble à un cachet de cire…

Conte adapté d’éléments traditionnels par Marie Duval.

Sources du Conte: ICI

 

La réponse…

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En 1925, l’escroc Victor Lustig vend la tour Eiffel pour pièces détachées et récupération, à un ferrailleur. Ayant lu dans la presse que celle-ci pourrait être bientôt démolie, il fabrique de faux documents à en-tête du ministère des Postes et Télégraphes, organisme alors responsable de la tour, et invite les cinq plus importantes compagnies récupératrices de métaux ferreux à l’hôtel de Crillon, place de la Concorde à Paris. Seuls sont censés être dans la confidence le président de la République, le ministre, le sous-ministre et son chef de cabinet. Se présentant comme étant ces deux derniers, Victor Lustig et son complice Dan Collins conduisent leurs invités en limousine à la tour Eiffel et la leur font visiter, puis annoncent au ferrailleur le plus crédule qu’il a remporté le marché. Celui-ci ayant payé par chèque une avance représentant le quart de la soumission, augmenté d’un pot-de-vin, les deux escrocs encaissent le chèque et s’enfuient en Autriche. Revenus à Paris retenter leur chance avec de nouveaux ferrailleurs, ils sont surveillés par la police et s’échappent en bateau à New York.

Sources: artips

 

 

« Comme un bleu »

Cinq des plus gros ferrailleurs parisiens sont attablés dans un hôtel de la capitale. La raison de leur réunion secrète ? Un employé de la mairie leur propose une affaire juteuse…

Du fer à démonter et revendre: pour un ferrailleur, voila qui peut rapporter gros.

Cet homme, est en train d’embobiner les ferrailleurs, en fait il n’est pas un employé de la ville de Paris, mais un un escroc notoire ! Quelques semaines auparavant, il a lu une article dans le journal qui lui a donné sa brillante idée. Après tout, plus le mensonge est gros, plus sa passe !

Il prétend donc avoir pour mission de vendre un bien, dans le plus grand secret, cela va de soit. Bientôt l’un des ferrailleurs se laisse convaincre et croit flairer la bonne affaire…

L’arnaque est vite bouclée, le ferrailleur verse l’argent et même un petit pot-de-vin histoire de faciliter la transaction, le ferrailleur attend….

En vain, honteux de s’être laissé berner, il ne portera pas plainte et l’on ne saura jamais combien le bien lui a était vendu…

Alors si vous le voulez bien, et si vous avez envie de faire travailler votre cerveau, vous pouvez me donner le nom du bien qui devait être vendu, le nom de l’escroc, et celui du malheureux ferrailleur ?

Le Familistère de Guise.

Jean-Baptiste André Godin naît en 1817 dans une famille très modeste à Esquéhéries (Aisne). C’est en parcourant la France pour perfectionner son métier de serrurier qu’il se met en quête d’un idéal pratique de justice sociale. Cet ouvrier inventif crée en 1840 un petit atelier de fabrication de poêles en fonte de fer. Une vingtaine d’années plus tard, Godin est devenu un remarquable capitaine d’industrie, à la tête d’importantes fonderies et manufactures d’appareils de chauffage et de cuisson à Guise et à Bruxelles. Cet industriel autodidacte atypique est aussi journaliste, écrivain et homme politique. Il devient député de l’Aisne en 1871.

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Nourri des idées de Saint-Simon, d’Étienne Cabet ou de Robert Owen, Godin a en 1842 la révélation de la doctrine de Charles Fourier. Il sera socialiste phalanstérien. Godin adhère à l’École sociétaire fondée par les disciples de Fourier. Le jeune industriel se révèle plus déterminé que le polytechnicien Victor Considerant dont il a soutenu en 1853 l’essai de colonie fouriériste au Texas. De 1859 à 1884, Godin bâtit à proximité de son usine de Guise une cité de 2000 habitants, le Familistère ou Palais social, la plus ambitieuse expérimentation de l’association du travail, du capital et du talent qui ait été conduite. Le Familistère est une interprétation critique originale du phalanstère de Fourier : une utopie réalisée.
Pendant trente ans, avec l’aide de sa compagne Marie Moret, Godin se consacre entièrement à sa mission réformatrice. Il surmonte toutes les oppositions : du Second Empire, puis de la République conservatrice, de ses concurrents en industrie, des fouriéristes, des habitants de la ville, de sa femme, de son fils, des employés et ouvriers de ses usines. Cependant, à partir de 1864, de nombreuses personnalités et délégations de coopérateurs de réputation nationale et internationale, visitent le Palais social et contribuent à faire connaître l’expérience de Godin en France et surtout à l’étranger : le philosophe Jules Simon ; l’architecte Henry Roberts, Wladimir Taneeuw, avocat fouriériste russe ; le pédagogue Jean Macé ; Edward Vansittart Neale, leader du mouvement coopératif anglais ; le poète et député Clovis Hugues ; les délégations des chambres ouvrières de Paris ; le socialiste américain Lawrence Gronlund, August Strindberg, Émile Zola…
 
Godin meurt en 1888. Il laisse un patrimoine bâti d’une ampleur exceptionnelle, plusieurs ouvrages importants sur la question sociale et, surtout, l’exemple d’une organisation profondément réformatrice. Longtemps méconnu, Jean-Baptiste André Godin est considéré aujourd’hui comme un des pères de l’économie sociale.
Sources: ICI
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Le développement industriel de la manufacture et le succès de la première unité d’habitation, l’aile gauche achevée en 1860, favorisent le lancement rapide d’une seconde campagne de travaux. Le pavillon central du Palais Social est édifié entre 1862 et 1864. Le bâtiment, dont les dispositions sont identiques à celles de l’aile gauche primitive, est le plus vaste du Palais projeté en 1858. Il comprend près de 150 appartements et sa cour intérieure couvre une superficie de 900 m². Une horloge et un belvédère, souvenir de la tour d’ordre du Phalanstère, dominent la façade sur la place qui prend alors forme.

La cour du pavillon central remplit des fonctions sociales particulières. Une épicerie et une mercerie occupent le rez-de-chaussée de l’aile sud. Elles sont complémentaires des magasins logés dans les économats et permettent aux habitants de s’approvisionner sans quitter le Palais. Le service médical et la pharmacie mutualistes sont également installés au rez-de-chaussée.
Au matin, les enfants se rassemblent dans cette cour pour être conduits aux écoles du Familistère, situées de l’autre côté de la place. La cour est le théâtre principal des fêtes familistériennes, la Fête de l’Enfance qui a lieu en septembre à partir de 1863 et la Fête du Travail célébrée le premier dimanche de mai depuis 1867. A ces occasions, on y dresse estrades et banquets, on y organise bals, spectacles et remises de prix en présence d’une foule de spectateurs massés sur les « balcons ».
Si l’entrée nord de la cour ouvre désormais sur le parc, elle communique jusqu’en 1918 avec la nourricerie-pouponnat du Familistère. Cet accès est encadré par deux plaques de pierre noire enchâssées dans le mur de la cour et portant deux maximes gravées : « Dieu nous soit en aide. 1859 » et « Hommes soyez-nous favorables. 1859 ». Provenant de la cour de l’aile gauche du Palais, incendiée en 1914, elles furent installées à cet emplacement après 1918 pour commémorer la fondation du Familistère.
Sources: ICI

Ce week-end de Pâques, nous avons eu la chance de découvrir ce fabuleux site, une belle découverte à la veille des élections, cela permet de faire le tri.

Après avoir déambulé presque 3 heures dans le grand bâtiment, on en ressort presque avec l’envie de commander un poêle Godin.

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Une visite sympathique, une utopie unique qui fonctionna jusqu’en 1968 sous le régime d’une association coopérative du capital et du travail.

Si vous avez l’occasion de passer dans la région, n’hésitez pas à rester une petite journée à visiter le Familistère de Guise, toujours habité, un musée qui raconte l’aventure d’un idéal et l’interroge à travers 5000 m2 d’expositions et plusieurs hectares de jardins.

Sang Noir.

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En quelques minutes, le 10 mars 1906, une déflagration d’une violence inouïe dévasta cent dix kilomètres de galeries dans les profondeurs du bassin houiller du Nord. Le coup de poussière de Courrières fera officiellement 1099 morts et reste aujourd’hui l’une des catastrophes industrielles les plus meurtrières d’Europe.

Plus d’un siècle après, Jean-Luc Loyer revient sur cette tragédie qui, lentement, disparaît de la mémoire collective. Sans véritablement prendre partie, tel un journaliste, il se concentre sur l’objectivité des faits et rend compte des heures qui précédèrent l’accident et des journées qui la suivirent. Tout d’abord, le scénario détaille la chronologie de ce début d’année, afin d’appréhender le contexte social, politique et industriel dans lequel s’inscrit ce drame. Car il ne faut pas oublier qu’à cette époque, le charbon est le fer de lance de l’économie nationale et la principale source d’énergie puisque le pétrole et l’électricité n’en sont qu’à leurs prémices et que l’atome demeure confiné au sein des laboratoires. Après un détour par le coron, le récit plonge résolument vers le centre de la Terre, là où le grisou tua, brûla et écrasa. Puis, les débris toujours fumants, il s’attache à décrire tour à tour la confusion, l’horreur, le cynisme, le mercantilisme, la rage, la révolte, la détresse mais aussi le courage, la générosité et l’abnégation de ceux restés en surface. Enfin, il s’enfonce de nouveau dans les tréfonds du sous-sol pour revenir sur l’odyssée macabre de treize hommes qui menèrent le combat d’une vie, contre l’obscurité, le froid, la peur, la désolation et la mort. Pendant près de vingt jours, ils errèrent au milieu d’une mine dévastée, buvant leur urine et mâchant le cuir de leur ceinture, afin de survivre et avoir le droit d’espérer.

Conditions de travail, gestes du quotidien, lutte d’influence entre syndicalistes de la vieille école et anarchistes radicaux, joutes oratoires de Jaurès et Clemenceau à l’Assemblée Nationale, dépendance économique d’un pays à l’égard de la houille, informations et manipulation des foules, Jean-Luc Loyer ne s’arrête pas à la seule dramaturgie de l’explosion. Il en analyse ses tenants et aboutissants et explique pourquoi cette grève qui menaçait de s’étendre à l’ensemble des mineurs français ne sera, finalement, pas à la mesure des espoirs mis en elle.

La puissance émotionnelle d’un tel évènement, demande un graphisme à l’unisson et Jean-Luc Loyer réussit là une bien curieuse alchimie. Car si le choix du noir et blanc s’imposait de lui-même, le recours à un dessin semi réaliste, rempli d’une certaine naïveté ne semblait pas aller de soi. Toutefois, force est de reconnaître que le trait sait se faire grave quant-il le faut tout en jouant sur un large registre d’expressions qui viennent adoucir l’âpreté du propos. Il en est de même de ces divines ellipses qui, par le biais d’un découpage subtil de la verticalité, ouvrent (ou referment) l’espace et dilatent le temps.

Sources: ICI.

Alors nous ne sommes plus avec notre bon commissaire Merle, mais dans une BD  qui raconte le destin des gueules noires, leurs conditions de travail, la manipulation, le mercantilisme des patrons et la révolte.

Une belle histoire illustrée au format Bande-dessinée, ce qui n’empêche pas les plus curieux de chercher dans les archives les comptes-rendus et autres documents d’époque pour en savoir un peu plus.