Le Sceau de Salomon.

Le Sceau-de-Salomon est une plante vivace qui peut mesurer jusqu’à 50 cm de haut. Il porte sa tige en arc et elle est recouverte de feuilles. Celles-ci sont alternes, de forme ovale, pointues au bout avec des nervures longitudinales. Les fleurs sont blanches avec une petite bordure verte. Elles fleurissent dès le mois d’Avril et jusqu’en Juin. Les baies rondes, pendantes, d’un bleu très foncé avec 3 à 6 graines, apparaissent en Juin. Le rhizome est horizontal et noueux. Les fleurs dégagent un arôme agréable. Le Sceau-de-Salomon est constitué de saponine, de mucilage, de tanin, d’oxalate de calcium.

En phytothérapie, la partie utilisée est le rhizome qui doit être récolté en automne.

Il est également employé pour confectionner une eau qui donne un joli teint aux peaux fatiguées.

Ici nous sommes en Champagne, les petites jacinthes sauvage commencent à pointer le bout de leur nez et côtoient ce petit pied de Sceau de Salomon dont on voit à peine les premières fleurs.

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Le conte de Grand-mère : le conte du sceau de Salomon.

Un jour de printemps, après avoir fait de bonnes affaires, un homme revient de la ville, il est pressé de retrouver ses trois filles avec lesquelles il vit seul depuis le décès de sa femme. Il pense aux cadeaux qu’il leur a promis: une robe pour l’aînée, une trousse de beauté pour la cadette et… Soudain il se rend compte qu’il a oublié de ramener le muguet porte-bonheur que souhaitait la plus jeune.
La nuit tombe, il est trop tard pour faire demi-tour. Il traverse alors un bois et remarque une plante qui porte sous ses feuilles des petites clochettes blanches. Il s’arrête et commence à ramasser un bouquet soulagé de pouvoir satisfaire sa fille malgré tout. Mais il entend alors une voix sifflante et aperçoit un immense serpent:
« Que fais-tu dans mon domaine? »
Le brave homme raconte qu’il voulait simplement ramener un cadeau pour l’une de ses filles. Le serpent répond:
« Si tu ne veux pas que je vienne dans ta maison t’étouffer dans ton sommeil, ramène-moi une de tes filles. Va et reviens ici-même avant la fin de la nuit. »

Lorsque ses filles l’accueillent avec des cris de joie à son retour, il ne peut s’empêcher de pleurer. Elles le pressent de questions et il finit par leur expliquer les raisons de son chagrin. Il demande à son aînée si elle accepte de venir avec lui, elle refuse, la cadette de même, mais la benjamine dit : « Puisque c’est pour me donner mon cadeau que tu as rencontré ce monstre, je te suivrai, allons-y ».

En chemin, ils rencontrent un vieil homme, peu rassuré de traverser le bois seul, il leur demande de les accompagner. Il s’appelle Salomon et comme son glorieux saint patron il est plein de sagesse, il encourage l’homme à lui raconter son histoire. Le vieil homme l’écoute attentivement et lui propose de le suivre jusque devant le serpent qui attend à l’endroit convenu.

Dans les premières lueurs de l’aube, le serpent à peine les aperçoit-il, s’avance vers la jeune fille pour s’en emparer, aussitôt le vieil homme s’interpose.
« Serpent, tu dis que tu es ici dans ton domaine, mais rien ne l’indique. Comment voulais-tu que ce brave homme sache qu’il te prenait ton bien en ramassant ces quelques fleurs? »
C’est alors que l’on entend une cloche au loin, le vieux Salomon poursuit : « Tu le sais, cloches et clochettes sont sacrées, les clochettes de ces fleurs ne t’appartiennent pas donc tu n’auras pas la fille. Cependant je t’accorde les racines parce qu’elles sont sous-terre comme tu l’es le plus souvent et je te conseille d’y apposer ta marque désormais »

Les cloches se taisent, les premiers rayons du soleil illuminent le bois. Le serpent perd aussitôt son apparence monstrueuse et se faufile entre les feuilles sans demander son reste.
C’est depuis ce temps que cette plante, nommée communément le muguet du serpent est aussi appelée sceau de Salomon car chaque tige disparue laisse sur la racine une empreinte qui ressemble à un cachet de cire…

Conte adapté d’éléments traditionnels par Marie Duval.

Sources du Conte: ICI

 

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5 réflexions sur “Le Sceau de Salomon.

  1. En fait cela devait s’appeler le « seau d’aisance de Salomon » (que les intimes nommaient affectueusement « Mon salop »… Mais les institutions puritaines en ont décidé autrement ! La vraie histoire par le Prof Zalandeau !

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