L’abeille charpentière.

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Le xylocope (Xylocopa violacea) est un insecte ailé et dodu faisant partie de la très vaste famille des Hyménoptères.
Il s’agit en fait d’une très grosse abeille, au corps poilu et massif pouvant mesurer 30 mm de longueur pour une envergure de 55 mm.
Une fort belle bête donc, reconnaissable à son vol bruyant ressemblant à un gros bourdonnement et à sa couleur noire bleutée.
Le Xylocope sort par temps chaud pour butiner le pollen des fleurs à l’aide de sa robuste « trompe ».
Cette dernière est surmontée de mandibules puissantes lui permettant de creuser le bois pour y faire son nid.
Ce bel Hyménoptère présente 4 ailes membraneuses translucides teintées de violacé.
Malgré son aspect un peu impressionnant, cet insecte ne représente aucun danger pour l’homme et s’attaque seulement aux bois extérieurs s’ils sont déjà bien abîmés et donc tendres.
Comme nous l’avons vu, le xylocope est inoffensif ne piquant que très rarement et ne cause aucun dégât notable au jardin, bien au contraire même puisqu’il est un auxiliaire du jardinier. Il pollinise les arbres du verger et les végétaux du potager assurant une bonne fructification, ainsi que les fleurs au jardin d’ornement qui donneront alors de nombreuses graines destinées à la multiplication de la plante.
Le xylocope se plaira dans votre jardin si vous mettez à sa disposition de vieux morceaux de bois tendres dans les zones les plus abritées de celui-ci. Vous pouvez aussi construire un « hôtel à insectes » comportant un étage dédié aux planchettes ou bûchettes en pin pour le xylocope. Placez toujours vos aménagements assez haut pour qu’il y ait accès en volant.
L’abeille charpentière se reproduit en fin de printemps, lorsque la chaleur est suffisante. Elle creuse alors l’entrée de son nid dans un bois tendre, à moins que, plus opportuniste elle ne choisisse d’investir l’ancienne demeure d’insectes xylophages, ou qu’elle ne creuse ses galeries dans des tiges de sureau ou dans de vieux roseaux. Un travail important commence alors à partir de l’ouverture principale puisque l’insecte va ménager plusieurs galeries parallèles et communicantes. Celles-ci seront divisées en loges grâce à des cloisons de sciure amalgamée.
Chaque cellule contiendra un œuf qui deviendra larve et un agglomérat de pollen qui servira à la nourrir, jusqu’à ce qu’elle se transforme en nymphe prête à sortir du nid.

Sources: https://www.aujardin.info

J’ai fait cette photographie en même temps que celle du clytre des saules, sur un mètre carré il y avait 6 grosses abeilles comme celle-ci.

Dans notre jardin, nous avons quelques pensionnaires qui fréquentent notre acanthe.

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C’est une plante vivace ornementale par ses fleurs mais également par ses feuilles qui sont décoratives et persistantes. Son feuillage qui est assez exceptionnel servait d’ailleurs de modèle pour les architectes grecs et romains. Dans un jardin dit « sauvage », l’acanthe à feuilles molles apportera de la hauteur et de la légèreté.

Elle est également intéressante du fait qu’elle attire les abeilles et les bourdons. De ce fait si elle est installée à proximité du potager elle aide à la pollinisation.

 

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Le Clytre des saules.

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Le Clytre des saules (Clytra laeviuscula) est un insecte coléoptère de la famille des chrysomélidés. Il se distingue des coccinelles (famille des Coccinellidae) par sa forme plus allongée et les tarses (extrémités des pattes) formés de cinq parties (trois pour les coccinelles). La longueur de l’adulte varie de 6 à 10 mm et sa largeur est d’environ 4 mm.
Les élytres sont orange brillant avec quatre taches noires. Les taches à l’avant sont petites et discrètes. Les deux autres, très grandes, peuvent parfois se confondre en une seule. Le prothorax est noir et brillant. Comme l’espèce proche Clytra quadripunctata, on le trouve près des fourmilières où il pond et où se développent les larves.
Le Clytre des saules se rencontre en Europe centrale et du sud, entre mai et août, dans les lisères forestières et les prairies sèches.
Les adultes se nourrissent essentiellement de feuilles de saules. La femelle emballe chaque œuf avec ses pattes postérieures dans une « boîte » d’environ 2 mm et l’abandonne à proximité d’une fourmilière. Les fourmis l’utilisent comme matériau pour la constitution de la fourmilière. Le stratagème permet aux larves de s’y installer.
Elles se nourrissent des restes laissés par les fourmis, de leurs œufs et larves. Le cycle larvaire dure environ deux ans.

Sources: Wikipédia.

Ce petit insecte a été pris en photographie dans un petit village du Nivernais, Arthel, à deux pas du Château de la Motte.

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La piscine de Conleau… la réponse.

La plage de sable de la piscine de Conleau à Vannes est située sur la presqu’île de Conleau. Cette piscine avec de l’eau de mer a une fréquentation très importante en été car à la différence des plages, elle ne subit pas les marées. L’environnement est agréable avec en bordure une belle pinède et en face la vue sur le port de Conleau. L’espace de baignade est vaste mais la plage est petite.

Un renouvellement de l’eau quotidien, « La piscine de Conleau reste un espace marin, donc vivant». En 2016, lors d’une vidange, elle a permis d’extraire « entre cinq et six tonnes d’algues vertes ». Les plantes aquatiques n’étaient pas innocentes, ils ont trouvé beaucoup d’anémones de mer à l’intérieur, si bien que lorsqu’ils les attrapaient, cela piquait les mains ».

Le bassin bénéficie d’un nettoyage naturel quotidien avec les marées.
Lorsqu’il n’y a pas d’apport d’eau, une pompe est utilisée. « 150 m3 d’eau sont ainsi changés grâce à elle », précise Yann Le Gal, du pôle technique.

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Alors oui, la réponse était bien une piscine à l’eau de mer mais elle se remplit avec la marée lorsque c’est possible.

Cairn de Petit Mont.

Depuis le Néolithique, l’époque gallo-romaine, la Seconde Guerre mondiale, cet immense cairn a, en effet, servi de tombeau, de sanctuaire, puis de belvédère pour les militaires et d’amer (de repère visuel) pour les gens de mer.
Certaines dalles du monument présentent des gravures caractéristiques du Néolithique (crosses, haches…), d’autres attestent d’une fréquentation gallo-romaine. La construction d’un bunker 2 000 ans plus tard (durant la Seconde Guerre mondiale), au sein même du monument, confirme l’emplacement stratégique du site.

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Plus d’informations sur le cairn.

Petite promenade à l’extrémité de presqu’île de Rhuys, sur la commune d’Arzon, le site mégalithique du Petit Mont domine l’océan et le Golfe du Morbihan.

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Le Petit Mont est le point de départ pour se balader autour du monument, sur le sentier côtier et les plages environnantes.

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Ici nous sommes sur le chemin de l’île Tascon, à chaque marée la route est immergée, c’est un petit coin sympa pour les pécheurs comme celui-ci mais aussi pour ceux avec une paire de bottes.

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Autant dire tout de suite qu’il y a des scènes cocasses parfois quand les bottes restent collées.

La Fuye…

 

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C’est au XIIIe siècle, sous l’impulsion de la dynastie ducale des Dreux, que va être construit un premier manoir à Suscinio, en plein milieu de la Presqu’île de Rhuys, face à l’océan atlantique. Il est au cœur d’une forêt, bien plus étendue que celle d’aujourd’hui, qui procure gibier et bois. La proximité de la mer offre sans limite du sel et du poisson.

Le duc de Bretagne Jean Ier va faire aménager dans le prolongement de ce manoir un parc, de 2600 hectares, ceint de hauts murs qui permettent au duc de se réserver l’usage de la forêt, aussi bien pour la chasse et la pêche que l’exploitation des ressources : cervidés, sangliers et petit gibier y prolifèrent, la forêt fournit aussi bois d’œuvre et de chauffage.

Progressivement, le château de Suscinio va devenir le centre de gestion d’un vaste domaine agricole comprenant vergers, parcs, étangs, vignes, moulins et salines qui vont lui procurer des ressources et contribuer à son enrichissement.

Sources: ICI.

Ici nous sommes en présence d’un pigeonnier au Chateau de Suscinio.

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L’entrée se fait par le sommet,

La fuye est une appellation locale de Touraine pour désigner un pigeonnier.
Comme pour le four, le droit de construire un pigeonnier était également un privilège seigneurial. Le pigeonnier témoignait ainsi de la puissance du seigneur, car sa dimension laissait préjuger de l’importance du fief.

Un pigeonnier représentait également une réserve de nourriture grâce aux œufs et à la chair des pigeons, ainsi qu’une source de revenus non négligeables grâce à La fiente de pigeon, que l’on nomme colombine, c’était en effet un engrais recherché pour la vigne qui se vendait à prix fort.IMG_7901

Le lampyre ou ver luisant, la version allumée…

Les vers luisants appelés également lampyres appartiennent à l’ordre des insectes coléoptères. Leur morphologie générale est une succession de segments relativement bien différenciés, aplatis et brun foncé. Ils rappellent très grossièrement un petit mille-pattes plat, mais avec seulement 6 pattes ! Après sa métamorphose, le mâle adulte possède un corps de 25 mm environ, portant des élytres et des ailes. La femelle, même adulte, gardera une apparence larvaire (c’est d’ailleurs pour cela que cet insecte a souvent été confondu avec un ver !). Ainsi, seul le mâle peut voler.

La façon immanquable de le reconnaître est bien sûr la lumière, appelée « bioluminescence » émise la nuit par la femelle. C’est la face ventrale des derniers segments abdominaux qui produit de l’énergie lumineuse. Ainsi lorsque la femelle relève son abdomen, le mâle peut la reconnaître et se diriger vers elle. C’est par ce comportement, qu’ils s’attirent et se reproduisent le plus souvent pendant les chaudes nuits de juin et de juillet.

En attendant l’arrivé de l’été, vous pouvez toujours regarder si vous ne trouvez pas une petite larve sous une pierre, un tas de feuilles, un morceau de bois.

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Hier soir, 15 juin, vers 23 heures alors que j’étais en train d’observer la nature et regarder les chauves-souris, j’ai remarqué ce petit point lumineux.

Sans flash alors que la nuit tombe on y voit pas grand-chose 😀

Filets de poulet et tétragone ?

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Mettre à mariner les filets de poulet dans deux cuillères à soupe d’huile d’olive et la même quantité de jus de citron.

Versez 2 cuillères à soupe d’huile d’olive dans une sauteuse. Faites y blondir pendant une petite dizaine de minutes l’émincé d’ail et d’oignon à feu doux.
Quand ils sont bien tendres, enlevez-les de la sauteuse et réservez dans un petit bol.
Toujours dans la sauteuse, saisissez les filets de volaille à feu vif 2 à 3 minutes de chaque côté.
Quand ils sont bien colorés, remettez l’ail et l’oignon et mouillez avec un petit bol de bouillon de volaille ou légumes.
Couvrez et laissez cuire 15 à 20 minutes à feu doux.
Enlevez les blancs de poulet de la sauteuse.
Réservez-les dans une assiette.
Ajoutez la crème dans la sauteuse et laissez réduire environ 2 minutes.
Ajoutez ensuite les feuilles de tétragone ou d’arroche, couvrez et laisse cuire environ 5 minutes, le temps qu’ils tombent.
Mélangez bien, ajoutez une pincée de poivre et une pincée de sel si nécessaire puis déposez dans le plat de service.

Mettez les blancs de poulet sur les feuilles de tétragone ou d’arroche.

Voila donc une petite recette que j’ai adapté avec les ingrédients que j’avais sous la main, si vous n’avez pas de tétragone ou d’arroche, vous pouvez la réaliser avec des feuilles d’épinards.

Les graines de tétragones ou d’arroche m’ont été offertes par un collègue blogueur qui se reconnaîtra et qui pourra remarquer que j’en ai fait un bon usage 😀

Tombée dans l’oubli après le XIXème siècle, la Tétragone est redevenue la vedette du jardin potager. Originaire d’Australie et de Nouvelle Zélande, cette annuelle gélive fait partie des Aizoaceae. Elle remplace les épinards l’été puisque la tétragone cornue résiste très bien à la chaleur et ne monte pas en graine. Cette plante herbacée produit des feuilles charnues, triangulaires d’un vert foncé. Les petites fleurs donnent un fruit cornu. La tétragone est riche en vitamines C et en sels minéraux.

Ancêtre de l’épinard, l’arroche (Atriplex hortensis) fait partie de ces plantes annuelles méconnues et pourtant tellement faciles à vivre au potager qu’il est dommage de s’en priver. Ce légume-feuille peuplait déjà les potagers de l’Antiquité ou les jardins de curé du Moyen-âge avant d’être relégué au second plan  suite à l’avènement de l’épinard.

Suite et rectificatif, les graines m’ont été données en tant qu’épinard géant et donc à tort peut-être j’en avais convenu que j’avais à faire à la tétragone mais il se peut aussi que ce soit l’arroche des jardin plus simplement.

Viande séchée…

Il y a trois semaines de cela j’ai voulu tenter une nouvelle expérience, aujourd’hui c’était donc le jour de la révélation 😀

J’avais un petit morceau de filet mignon de sanglier qui traînait dans mon congélateur et je ne savais pas comment le transformer.

Après quelques recherches sur le « Web » je me suis décidé à tester la viande séchée, ce n’est pas une technique nouvelle, puisque il y a longtemps que nos ancêtres l’utilisaient.

La viande séchée est une préparation traditionnelle de nombreuses régions du monde. Elle permet de conserver la viande plus longtemps et de réduire de façon extrêmement importante son poids et volume. Ces avantages en ont donc fait un aliment de choix pour les voyageurs, explorateurs et peuples nomades.

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Alors mon bilan, c’est un viande qui semble encore un peu trop salée, je pense que mon morceau était un peu trop petit et que finalement il a subit une petite semaine de séchage en trop.

Comme c’est une première expérience je trouve que je m’en sors pas trop mal malgré tout.