La séparation, après 22 longues années…

Il y a pas loin d’un quart de siècle, je voulais retourner la terre, dans un moment de folie j’avais pris mon carnet de chèques et j’étais rentré dans la boutique de motoculture de mon petit village, à cette époque ils y fleurissaient des petits commerces, bistros, bouchers, boulangers, presses et pour ce qui nous intéresse aujourd’hui la boutique en rapport avec la terre et qui vendait aussi des vélos.

Vous pouvez facilement éliminer en 2018 une bonne partie de tous ces commerçants.

Après avoir laissé un petit chèque me voila le nouveau propriétaire d’un Iseki KS280, avec ses roues, ses masses, ses fraises mais pas encore la charrue que j’ai acquis quelques mois plus tard chez un autre commerçant.

Après quelques années de bons et loyaux services, je me suis décidé à ne plus utiliser cette méthode de travail, qui retourne et bouscule la vie animal. Mon potager s’est réduit au même titre que les enfants ont quitté le domicile familial.

Pour la charrue, j’ai dû bricoler pour l’adapter au matériel puisque je n’arrivais pas à trouver quelque chose d’origine.

Aujourd’hui, une page se tourne et si vous lisez cet article c’est que la vente a été conclue et que je suis plus riche de quelques euros.

 

20 réflexions sur “La séparation, après 22 longues années…

  1. C’est comme le motoculteur Kubota de mon Papy, je me souviens une vraie machine de guerre fabriquée au Japon, parfois difficile à démarrer après un hiver rude dans le garage, un peu de poussière, ça toussote au réveil printanier avant de mettre les patates en terre, mais toujours opérationnel l’engin.

    On en fait plus des bécanes qui dureront 1/4 de siècle 😶

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    1. Ce n’était pas une première main, je l’avais acheté d’occasion, c’est vrai que ces petits moteurs étaient drôlement costauds, bon je ne sais pas s’il fera encore 1/4 de siècle avec son nouveau propriétaire.
      J’ai changé ma méthode de travail de la terre depuis quelques années et le pauvre prenait la poussière dans le sous-sol alors si cela peut faire plaisir à quelqu’un. Le soucis avec les nouveaux c’est l’électronique embarqué, alors qu’avant on pouvait facilement se dépanner maintenant faut presque la valise avec l’ordinateur dedans 😉 pour trouver la panne.
      A pluche.

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      1. Comme pour les voitures des années > 2000 rien que faire une vidange il faut avoir un Norauto chez soi avec la clé pour le boulon pour le modèle de voiture bien particulier. Enfin en plus de pousser à la consommation, c’est pensé aussi pour que tu craches au bassinet régulièrement pour un truc que tu pourrais faire par toi même. Je sais pas ce que t’en penses mais on est dans la contradiction quand même entre « la planète machin truc réchauffement climatique blablabla pas bien vous êtes fou » et « faites le vous même soyez responsable écolo tout vert citoyen ». À pluche 😎

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  2. Et finalement tu es revenu à des méthodes plus…ancestrales! Et ça libère de la place, en remplissant un peu le porte-monnaie!

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    1. Oui, le monde animal dans le potager est moins retourné maintenant, c’est moins bruyant et plus écologique et puis comme tu le dis c’est un bon mètre carré de surface récupéré au sous-sol 😉
      Pas encore assez pour partir dans les Îles Caïmans ;D
      A pluche.

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    1. Voila presque trois ans que j’ai changé ma façon de travailler la terre et je vois que la population d’invertébrés augmente, un peu comme dans mon lombricomposteur qui grouille de vie, tout en silence et pas comme une station métro aux heures d’affluence.
      A pluche.

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  3. Ca va pas trop triste ? Mais c’est vrai que c’est aussi bien et pour les vers et pour le tri du sous-sol! En ce moment je relis des lettres de 1983 j’ai un serrement au coeur et ne me résous pas à les jeter! Tant pis ce sera aux enfants de le faire!

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  4. Ca a bien rendu service, et en effet préserver le règne animal en culture est important et voilà, vendue la machine, bises

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    1. Dans les années 1990 c’était un peu la mode de travailler au motoculteur et nous n’avions pas encore compris que c’est tout l’éco système qui était retourné, depuis 3 ans que j’ai changé de méthode je retrouve tout doucement les lombrics et autres animaux qui participent à la vie de la terre.
      J’aurais plus de peine quand je devrais me séparer de ma tondeuse 😀
      A pluche.

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    1. La grelinette ou les outils y ressemblants sont efficaces, peu bruyant et ne tombent en panne que rarement, le tout sans faire de bruit ni pollution. Sans compter qu’un outil de bonne qualité peut durer toute une vie.
      A pluche.

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