La mort au bord de l’étang.

Voici une nouvelle enquête de Mary Lester en Cornouaille. Cette fois, son patron lui confie une enquête de routine, un accident de chasse où un industriel a trouvé la mort. Il y a des témoins dignes de foi, des notables qui ont assisté au drame… Un fusil qui explose, ça arrive et le commissaire principal est tranquille : cette fois, tout ce que pourra faire l’inspecteur Lester, c’est de remplir les paperasses habituelles en pareil cas, sans aller chercher midi à quatorze heures, sans mettre tout le monde sens dessus dessous. Voire, car quand Mary Lester se penche sur le plus anodin des problèmes, voilà qu’il devient tout soudain extraordinairement complexe. Après tout, cet accident n’est peut être pas aussi accidentel qu’il le paraît.

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On peut ne pas aimer ce roman qui a pour thème une partie de chasse, si on n’est pas  un grand partisan de ce « sport ». Pourtant Jean Failler entre avec précision dans la psychologie de ses personnages et décrit avec soin le fossé qui se creuse entre les natifs empreints de tradition et les nouveaux riches qui en font peu de cas mais qui mettent la main sur le patrimoine.

Je ne suis pas fan de la chasse et de son univers mais Jean Failler décrit parfaitement l’ambiance de cette journée particulière et c’est ce qui permet au lecteur de suivre sans difficulté la jeune inspectrice dans ses raisonnements.
Il n’y a pas de suspens, l’assassin est connu très rapidement, l’important étant de suivre le cheminement de Mary Lester pour prouver le meurtre et mettre en place tous les éléments pour confondre l’assassin.

Un petit bouquin sympathique histoire de ne pas s’abrutir devant la télévision et ses programmes vu et revu, sans parler de ceux qui ne méritent pas qu’on en parle.

8 réflexions sur “La mort au bord de l’étang.

  1. Tu appelle ça un sport ? Est-ce que j’ai jamais appelé « sport », ce que j’ai fait en Afrique ? Certes le gibier pouvait se défendre, mais ce n’était pas une activité anodine, mais assez grave… De même pour la chasse…
    Bonne journée

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    1. Faut y voir une petite pointe d’humour dans le mot sport, mais faut reconnaître que parcourir les champs fraîchement labourés avec une paire de bottes et deux kilogrammes de terre sur chaque pied, cela ressemble à une épreuve physique, après s’entre-tuer entre humains c’est une autre histoire.
      A pluche.

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      1. Tuer du gibier n’a d’utilité réelle que pour manger, lorsque l’on a vraiment besoin de manger ou bien que certaines catégorie de bestioles pullulent et créent un déséquilibre de l’écosystème ou une gêne. Mais quand on a les moyens de s’acheter à becqueter, c’est ridicule…

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