Au début du XVIIIème siècle, la France ne possède pas de manufacture en charge de la fabrication d’armes blanches et les achète à l’étranger. Louis XV décide la construction d’une manufacture royale et confie le projet à un Alsacien, Henri Anthès, propriétaire de forges et fonderies à Rothau.
La vallée de l’Ehn est choisie pour abriter cette fabrique du fait de la proximité des ressources nécessaires et de son cours d’eau indispensable pour fournir l’énergie à travers les moulins. Les premiers ouvriers sont « débauchés » de Solingen en Westphalie et les premières armes sont livrées en 1731.
La vallée de l’Ehn était alors inhabitée, et les premiers bâtiments qui voient le jour sont ceux de la manufacture, le rez-de-chaussée étant consacré à la fabrique et l’étage à l’habitat.
En 1840, Charles Louis Coulaux décide de produire des faux et faucilles au Klingenthal, pour la compte de la Société Coulaux et Cie de Molsheim. Il apporte des modifications au réseau hydraulique en ajoutant des petits réservoirs et en transférant les roues à augets à l’intérieur des ateliers. Les martinets d’affinage sont transformés en martinets étireurs de faux, et certaines aiguiseries en martinets platineurs de faux et de faucilles.
Sources: Klingenthal.
J’ai cette faucille depuis déjà pas mal d’années, je lui avais mis un manche rapidement bricolé et pour finir il y avait du ruban adhésif pour tenir l’outil, alors je me suis décidé à lui refaire quelque chose d’un peu plus joli.




Vous l’aurez compris cette petite faucille est un outil qui a été fabriqué au siècle dernier en Alsace dans la forge qui a vu Louis XV, la forge a cessé son activité en 1962 mais une association a été créée pour faire revivre le passé.
Du beau travail. Ne manque plus que la mousse à raser.
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Pour le rasage j’utilise un savon solide bio et un blaireau, j’ai tenté le coupe chou mais je me blesse trop souvent 😉
A pluche.
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Sympa, l’ensemble! Je n’ai jamais réussi à faire tenir un emmanchement de ce type, avec une simple queue.
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A l’origine je pense que c’était une soie traversante, alors une rondelle et on replie le bout mais au fil des ans la soie s’est rétrécie et j’ai du faire autrement.
A pluche.
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Chez moi c’est plutôt Thiers et Laguiole avec de vieux couteaux aussi comme on n’en fait plus…
Et puis Molsheim est connu pour autre chose ensuite parce que des vallées dédiées à la forge ont créé d’autres industries comme l’automobile avant que tout cela disparaisse maintenant
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Tout fout le camp mon pauvre Iceman 🙂
Même les faux couteaux Laguiole sont fabriqués ailleurs maintenant.
A pluche.
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Camarade ! Tu as la faucille… Il ne te manque que le marteau !!! 🙂
Très bonne journée à toi
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Dans ma vie active j’avais un usager qui prenait un certain plaisir à me dire « bonjour, camarade ».
A pluche.
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C’était la faux qui fut détournée de son usage agricole, pour devenir une arme de combat simple à obtenir. Je me demande si la faucille a connu ce même détournement 😮
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On peut même penser que la faucille a été l’ancêtre de la faux et a été utilisé comme arme de combat au XVIe siècle.
Tous bons outils paysans pouvaient se transformer en armes.
A pluche.
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Nice blog!
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Merci.
A pluche.
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De rien, j’ai suivi ton blog
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🙂
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C’est bien mieux! 😉
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Oui et en plus on découvre un peu de l’histoire de la forge qui lui a donné la vie.
A pluche.
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