Les Ruines Gallo-Romaines des Cars.

Pour terminer cette journée, visite du site archéologique des Cars, c’est l’un des plus remarquables sites antiques du Limousin. Entre landes et forêts, sur le Plateau de Millevaches, des blocs de granit nous murmurent une histoire vieille de presque 2000 ans. Elle nous emmène sur la trace de ces gallo-romains venus s’installer sur les terres de Haute-Corrèze au IIe siècle après J.-C. Mais qui étaient-ils ? Comment vivaient-ils ici ? Dans les pierres millénaires qui vous font face se cachent des indices : ici se dessine le plan d’une villa parcourue par l’eau, là de grands mausolées émergent du chaos… L’imagination s’emballe, votre âme d’archéologue s’éveille. Pour vous guider dans cette remontée du temps.
Ce site a été redécouvert par Marius Vazeilles au début du XXe siècle. Les pièces archéologiques du site sont à découvrir au musée d’Archéologie & et du Patrimoine Marius Vazeilles à Meymac.
Cet ensemble est constitué de deux mausolées entièrement construit en blocs de granit de grandes dimensions, maintenus les uns aux autres par des crampons en fer. Ce sont ces blocs de granit qui ont donné le nom du site : Cars, dérivé du latin quadratus: pierre de taille.

Chacun des deux mausolées abritait les cendres d’un des propriétaires de la villa.
Car, du IIᵉ à la fin du IIIᵉ siècle après J.C, l’incinération est le seul rite funéraire pratiqué en Limousin.
Le mausolée nord contient un coffre funéraire qui est à cette période, la sépulture la plus courante de la région.

A 300 mètres à l’Est des mausolées, se trouve l’habitation qui s’étend sur 250 mètres de long. On découvre un bâtiment qui s’est agrandi au fil des siècles, qui comprend 15 pièces disposées autour d’une cour dont 6 sur hypocauste (c’est-à-dire un système de chauffage par le sol).
L’une des caractéristiques de la villa se trouve dans son irrigation. Des canaux de pierre évacuaient l’eau de pluie, l’eau usée passait par un égout, et une cuve monolithique impressionnante servait de réserve d’eau afin d’alimenter une piscine chauffée et un bassin avec jet d’eau. Haute d’un mètre soixante-quinze et pesant huit tonnes, cet immense bac de granit est l’élément le plus exceptionnel de la villa.

Le site sera abandonné à la fin du 3e siècle probablement à cause des bouleversements induits par les grandes invasions.

On remarquera les rigoles creusés dans la pierre pour évacuer l’eau de pluie.

14 réflexions sur “Les Ruines Gallo-Romaines des Cars.

  1. Impressionnante, cette « baignoire »! L’ambiance du site me fait penser à celui de Compierre, près de St-Révérien, dans la Nièvre. Difficile d’imaginer ces endroits bourdonnant de vie!

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    1. Je ne connais pas le site de Compierre, j’essaierais d’y faire un tour un de ces jours. On se demande pourquoi ils ont construit cette villa au milieu de nul part mais certainement qu’il y avait une raison.
      A pluche.

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  2. Je me suis laissé dire qu’à partir du Limousin (qui ne s’appelait pas comme cela à l’époque, bien des guerriers avaient rejoint Vercingétorix pour se rebeller contre Rome… Vrai ou je me trompe ?
    Très bonne journée à toi

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  3. L’erreur du monde celte aura été d’être morcelé, tandis que le monde latin se fédérera (pour « s’empiriser ») et assimiler-engloutir toute une culture. Souvent le celte est désigné comme un crasseux, alors qu’en réalité il était passé maître dans l’art de l’orfèvrerie et de tant d’autres artisanats. Les romains/latins étant des champions de la copie, qu’il s’agisse de culture celte, grecque ou égyptienne pour ne citer que les plus connues.

    Lorsque je lis le qualificatif « gallo-romain », je m’interroge toujours sur ce qu’il y a de gaulois et de romain dans tout site, objet, etc.

    Merci pour ton article 🙂

    PS : à lire, « Cesar chef de Guerre » rédigé par Yann Le Bohec 🙂

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