La Métallo.

La Métallo.

En quatrième de couverture on peut lire:

Si Yvonnick a un prénom et des bras d’homme, c’est grâce à sa mère qui lui a appris à se défendre des coups. Et ces bras d’homme, Yvonnick en a bien besoin depuis que son mari, qui travaillait à J.J. Carnaud et forges de Basse-Indre, l’ancêtre d’Usinor puis d’Arcelor, n’est plus là. En acceptant de prendre sa relève à la forge, la jeune veuve et mère d’un enfant fragile, élevée dans le marais salant breton, devient métallo. Une vie ouvrière de lutte qui ne l’empêche pas de se faire respecter des hommes ni de gagner son indépendance, et surtout, d’être fière de son travail à l’usine et de sa communauté solidaire. Mais cette fierté, menacée dès 1968, se rompt au fil du temps, les notions de rentabilité, de courbes et de tableaux de chiffres chassant l’idée d’un combat pour une vie meilleure. Inspiré d’un authentique témoignage, le destin d’Yvonnick fait revivre un monde aujourd’hui disparu. De l’apogée de l’industrie française dans les années 50 à son déclin en 1980, Catherine Ecole-Boivin trace, dans ce roman d’une vie peuplée d’étincelles, le portrait empreint d’humanité du monde ouvrier.

C’est un roman qui me parle parce que la route que je devais prendre a été bouleversée justement à cause du déclin de l’industrie française en 1980. Le monde ouvrier tient dans ce roman une place importante et confirme qu’au nom du profit, le marché a détruit et continue de détruire le sens du mot travail.

13 réflexions sur “La Métallo.

  1. Oui, on vient d’en avoir un exemple ce matin, avec Sanofi qui préfère licencier des centaines de salariés plutôt que de baisser les dividendes de ses actionnaires. Mais n’oublions pas non plus que le consommateur de base, lorsqu’il choisit systématiquement les prix les plus bas histoire d’avoir plus d’articles dans son panier, a sa part de responsabilité dans le déclin de notre industrie!

    J'aime

  2. Cela me fait penser au Musée de la Métallurgie à Liège où on explique très bien l’arrivée, l’apogée avec ses innovations technologiques et le déclin du bassin métallurgique de la Meuse. Bien sûr ici c’est un approche globale historique, chronologique. Le vécu des ouvriers est comme trop souvent, peu audible.

    J'aime

      1. J’ai eu l’occasion de visiter au siècle dernier un haut fourneau encore en activité à coté de chez moi et c’est plus bruyant qu’un musée. Merci pour le lien.
        A pluche.

        J'aime

  3. Ahhhhh ! Enfin l’histoire de Laure Manaudou… Quand elle se  » met à l’eau  » !!! 🙂
    Très bonne soirée et prends une serviette-éponge…

    J'aime

      1. Ben à la fin de la journée… ça devait sentir la marée… Si la métallo ne se met à l’eau… 🙂
        Très bonne journée à toi

        J'aime

  4. pauvre forge française dont j’ai vu le déclin avec les fermetures d’usines là où j’allais en vacances puis les fermetures de société quand j’étais chez un des fossoyeurs, avec délocalisation à la clé . et ça continue même dans les pays émergents à bouger pour aller au moins cher.

    mais les hommes, les femmes ne comptent plus

    J'aime

    1. Il nous reste des friches industriels un peu comme les cheminées de fours à chaux qui bordent le canal par chez nous.
      Il est loin le temps où je voyais depuis ma fenêtre les centaines de Talbot allignées sur le parking à Poissy.
      A pluche.

      J'aime

      1. j’ai bien peur que Poissy ne devienne une friche d’ici 10 ans avec la dernière alliance… la dernière rumeur avec ce qu’il reste de Rennes, comme quand on parlait d’Aulnay il y a 20 ans.

        J'aime

Les commentaires sont fermés.