Le marronnier d’Inde.

C’est une bel arbre originaire des forêts des Balkans et de la Turquie, il orne majestueusement les parcs, les promenades et les cours d’école. Chacun connaît ses gros bourgeons visqueux, ses belles feuilles palmées, composées de cinq à sept folioles, ses grappes de fleurs blanches tachées de rouge ou de jaune, irrégulières, et ses fruits verts et épineux contenant de grosses graines d’un brun luisant munies d’une tache plus claire, les marrons d’Inde.

bourgeons

Le fruit du marronnier et l’écorce au XVIIe siècle étaient considérés comme fébrifuge par beaucoup d’auteurs qui préconisaient comme succédanés valables du quinquina. Sous Napoléon 1er, au moment du blocus continental, les médecins étant contraints d’utiliser les drogues indigènes, le marronnier d’Inde retrouva une nouvelle faveur. Toutefois, la préférence resta au quinquina, plus cher mais aussi plus sûr.

Par la suite, cette propriété fébrifuge du marron d’Inde se trouva supplantée par son action universellement reconnue sur les troubles circulatoires.

Le saviez-vous? Le surnom de « châtaigne de cheval » que l’on donne au marron d’Inde provient de son usage traditionnel en Turquie, puis en Europe, pour donner du tonus aux chevaux poussifs.

Sources: Le petit Larousse des plantes médicinales.

Je vous laisse chercher sur le Web, mais sachez qu’on peut très bien faire une lessive écologique et gratuite en ramassant les fruits du marronnier durant l’automne, un peu à l’image des noix de lavages qu’on peut trouver dans le commerce.

J’ai lu que les Indiens d’Amérique du nord en mangeaient après les avoir fait bouillir un bon moment.

12 réflexions sur “Le marronnier d’Inde.

  1. En ce qui concerne les noix de lavage, j’en suis un peu revenu après quelques essais….Pour un lavage léger sinon. Pour le soin d’hémorroïdes, bof aussi.

    Pour cet arbre, on en rencontrait beaucoup dans les villes il y a 40 ans, la mode est passée. Souvent la confusion s’installait avec le vrai marron pour les fruits qui en tombent dans une bogue avant de s’ouvrir. Ce qui ne trompe nullement le rural mais uniquement le citadin mal informé…

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    1. Bien entendu pour laver un bleu de travail d’un ouvrier de chez Renault ou Citroën, ou la combinaison de travail d’un bûcheron, c’est sans doute pas la solution la mieux adaptée mais on n’est plus à l’époque du lavage de draps une fois par an.
      L’avantage c’est quand même d’avoir un produit qui n’a pas fait le chemin depuis l’Himalaya, qui est gratuit, après faut prendre sans doute un peu plus de temps pour arriver à un résultat satisfaisant.
      A pluche.

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  2. J’avais essayé il y a une dizaine d’années les « noix de l’Himalaya », censées servir de lessive écologique. Si l’effet placebo fonctionne très bien avec certains médicaments naturels, ça ne marche pas dans le lave-linge! Les Anglais appellent les marrons d’Inde « horse-chestnuts », et je comprends maintenant pourquoi. Heureusement que le patronat n’a pas eu l’idée de faire de même avec les travailleurs « un peu poussifs »…

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    1. Nous utilisons les noix de lavage, une affaire avec trois gros sacs il y a des années (comprendre que nous avions du stock) et je dois dire qu’avec le linge que nous lavons avec le résultat est honorable.
      Le patronat n’a pas eu besoin de cette idée et on peut voir le résultat maintenant.
      A pluche.

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  3. On peut aussi faire sa lessive à la main : D’un mouvement alternatif de la main d’avant en arrière…
    Très bonne journée à toi 🙂

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