Argenvières, au siècle dernier.

L’ Eglise St Martin  qui date du XI e, XVI e, et XIX e siècles est édifiée suivant un plan constitué de deux rectangles accolés. Sur le mur du pignon ouest on trouve un personnage sculpté qui pourrait être une figuration de St Martin.

église d’argenvières.
saint Martin ?

La cloche et le coq d’Argenvières, Un 25 août 1935 Jour mémorable pour « Yvonne Françoise » Ce fut la bénédiction de la nouvelle cloche et d’un superbe coq pour le clocher d’Argenvières, qui pendant près de trois ans en était dépourvu. Pour cette grande occasion, les paroisses environnantes étaient largement représentées pour cette cérémonie.

A 15 h retentit le « Magnificat » en faux-bourdon exécuté avec brio par la jeune maîtrise de Jussy. Mgr. Lelong, vicaire général de Bourges, protonotaire apostolique, délégué par Mgr Fillion archevêque, prononce un discours très simple et très pratique sur le rôle de la cloche chrétienne, puis la bénit, la lave et oint la nouvelle cloche et lui donne le nom  de Yvonne Françoise. Il lui délie la langue en la faisant sonner trois fois en l’honneur de la sainte Trinité, et lui donne un parrain et une marraine.

Après la bénédiction reçue en un respectueux silence par la foule, des  remerciements bien sincères sont prononcés en faveur du prélat consécrateur et des nombreux bienfaiteurs dont les noms, par famille sont inscrit sur le bronze ainsi que tous ceux qui ont aidé à faire l’achat de la cloche.

Un cantique populaire est chanté en l’honneur de la nouvelle née par toute l’assistance.

A peine terminée une pluie de dragées (plus de 1000) chacune bien enveloppée de papier rose. 

Le monteur de la  maison Paccard et ses aides s’emparent de la nouvelle baptisée et vers 18h15, enfin installée auprès de sa vieille sœur (1772) elle se mit immédiatement à chanter dans un moelleux et parfait accord. Le petit bourg tressaille de surprise et les gens accourent manifester leur joie d’avoir une belle sonnerie et un superbe coq.

« Yvonne Françoise » pèse exactement 255 kg et donne la note « DO ».

Elle a été coulée dans les ateliers des frères Paccard à Annecy. Elle eut pour parrain François-Guyot de Villeneuve (de St Léger) et pour marraine Madame la Comtesse Jean de Pazzis (Argenvières). Quand au coq, bien gaulois, il eut pour parrain Mr. Jean-Pierre D’Harcourt (St Léger) et pour marraine Mademoiselle Marie-Thérèse Coursier (Argenvières). Aujourd’hui, la cloche sonne toujours (mais électriquement) à l’occasion de diverses cérémonies.

Sources: Trait d’union d’Argenvières, n°2 mars 2002.

Au siècle dernier, j’avais fabriqué un petit CDrom sur deux communes que je parcourais beaucoup à cette époque, me reste encore aujourd’hui quelques clichés et quelques textes qui avaient enrichi la galette, depuis il s’est passé pas mal de chose. Sur la photo de l’église on peut remarquer le bolide qui me servait pour aller faire les clichés.

13 réflexions sur “Argenvières, au siècle dernier.

    1. Effectivement, c’était souvent le cas à cette époque.
      Moi je ne sais pas si j’ai encore une version galette dans mes archives. Faudrait remettre toutes les informations à jour, les commerçants ont disparu, Sancergues n’est plus le chef lieu de canton,…
      A pluche.

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  1. A voir cette église, je me pose des questions sur l’enduit qui la recouvre. Il me paraît dénaturer l’édifice qui doit être plus ancien mais peut-être est-il finalement assez récent (19è? dans dernière version ) ou alors a-t-on remplacé un enduit de chaux par commodité ?

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    1. C’est la façade Ouest que tu vois, la plus sollicité par les intempéries, je viens de visionner les photos de l’église de Saint Léger le Petit (le village d’à coté) et c’est « kif kif bourricot » .
      A pluche.

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