La forge d’anatole…

Vous le savez j’ai toujours des projets plein la tête et l’autre jour je suis tombé en panne avec le ventilateur de forge, je n’ai pas encore eu le temps de regarder de quoi il retourne mais cela reste dans les cartons.

Alors devant l’augmentation des tarifs d’EDF et puisque nos dirigeants nous préconisent de faire des économies je me suis mis en tête de fabriquer un soufflet de forge japonais car je n’avais pas l’envie de faire un soufflet classique avec du cuir et tout ce qui va avec.

Le principe est simple, une boite carré avec deux entrées et une sortie vers la tuyère, des clapets se chargent de faire le boulot dedans.

Un petit dessin pour éclaircir le chantier.

Ce n’est pas le modèle le plus commun qu’on peut trouver mais c’est pour moi le plus facile à construire.

Alors je suis parti d’une caisse de vin en bois de récupération, je n’ai pas les moyens de commander ce genre de produit et j’ai construit le socle sur lequel mon piston va reposer, dessous sera la chambre d’évacuation vers la tuyère avec sa sortie cylindrique.

La boite en question, ensuite j’ai fait deux ouvertures dans la chambre avec deux clapets taillés dans du contreplaqué plutôt fin mais que j’ai lesté quand même un peu.

Le clapet une fois lesté, j’ai taillé mon piston à la bonne dimension et je l’ai emmailloté dans un morceau de coton, une vieille chemise dans laquelle j’ai cousu les sacs pour le cornhole.

Ensuite j’ai ouvert un coté de la boite pour passer le manche du piston et procédé à quelques renforcements pour guider le tasseau coulissant.

J’ai installé la planche de sortie avec son petit renfort pour le tuyau qui partira vers la tuyère, puis j’ai fait deux trous pour l’entrée d’air en haut de la boite.

Toujours en installant un clapet à l’intérieur, sur le tasseau vous remarquerez un point de repère noir c’est pour limiter la course, il y en a deux.

Voila l’engin une fois terminé, pour améliorer l’étanchéité j’ai fait de la pâte à bois (mélange de sciure et colle à bois) et ainsi combler les petits trous.

La pluie étant sur le point d’arriver chez nous je ne sais pas quand je pourrais tester ses capacités mais ce sera sans doute l’occasion de faire un nouveau billet.

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12 réflexions sur “La forge d’anatole…

  1. A moins que tu en fasses 2, c’est pas plutôt repère ?
    Belle réalisation mais je m’interroge sur l’usure due aux frottements et donc la possibilité de faire la maintenance de l’ensemble, pour la chemise ou autre.
    Bref, vivement le test au troisième printemps de l’année.

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    1. Effectivement la maintenance c’est le petit problème, je m’en suis rendu compte quand j’ai oublié de faire les trous d’entrée et qu’il a fallu décoller. La faible épaisseur de la boite ne permet pas de visser une face qui pourrait être facilement démontable avec joint et vis mais mon idée c’est de faire une caisse un peu plus grande (600x300x300) avec de la tablette de 18mm en pin si le projet reste viable (avec un coté démontable). Les faces intérieurs sont passées à l’huile de lin pour faciliter les frottement.
      A pluche.

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  2. Oui, simple, fonctionnel et ingénieux, comme d’habitude avec toi. Par contre tu ne nous explique pas comment sont faits les ressorts des clapets.

    Tu nous dis que tu n’as pas les moyens de commander ce genre de produit. Curieux car mon copain Jean-Paul, qui est retraité de la même maison que toi, boit du Pomerol à tous ses repas.

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    1. Deux petits trous qui permettent de faire passer un petit fil de fer qui fait office de charnière, newton faisant une partie du boulot. Mes vieux collègues retraités ont une retraite plus confortable et moi je ne bois du vin que durant le week-end et jour de fête.
      A pluche.

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  3. Heuuuu… C’est japonais ou bien néolithique ?… Je suis sur que les homo sapiens européens l’utilisaient…
    Mais alors puisque dans une main tu as un marteau, dans l’autre la pièce à forger… tu actionnes le bidule avec le pied ? en équilibre sur l’autre pied ? fichtre !!!
    Très bonne journée

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    1. Le soufflet de forge permet de faire monter la température de la pièce à forger, alors pour l’instant tu fais marcher le bidule et quand c’est chaud, tu prends ta pièce d’une main et de l’autre ton marteau , tu n’as plus besoin d’actionner le piston.
      A pluche.

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      1. Ahhhhh ! Merci, mon cher spécialiste ! T’as raison… C’est en forgeant que tu es devenu fort-en-jurons… 🙂
        Très bonne journée à toi

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