Cynorrhodon, ou gratte-cul

Le « gratte-cul », fruit de l’églantier ou rosier sauvage, porte le doux nom de cynorrhodon, qui désigne aussi le fruit des rosiers cultivés. Le cynorrhodon est avant tout une excellente source de vitamine C, qui résiste bien à la cuisson et encore mieux au séchage. Il apporte aussi des vitamines B, du bétacarotène, d’autres antioxydants et des minéraux.

J’avais parlé du cynorrhodon en 2015, cette fois pas de gelée mais je vais les faire sécher comme je fais sécher les feuilles de ronces.

Avant la saison hivernale, buvez une décoction de cynorrhodons, à raison de trois à quatre fruits par tasse, laissez frémir cinq minutes. Si vous n’avez pas retiré le cœur des fruits, il faudra passer cette tisane à travers un filtre en papier pour éliminer les poils. Vous pouvez l’associer à du thym et pourquoi pas du romarin.

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Après.

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En vieillissant les hommes pleurent

9 juillet 1961.
Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d’Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c’est le monde qui bascule.
Saura-t-il y trouver sa place? Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d’un des plus grands bouleversements du siècle dernier.

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Avec pudeur et un amour profond de ses personnages, Seigle raconte la douleur intime d’un homme qui n’a plus la force de continuer. Dans un style limpide, avec un souci du détail matériel et psychologique qui ne sont jamais pesants. Au passage, dans une sorte de post-face à la fiction, l’auteur réhabilite la ligne Maginot, si souvent moquée, et ses combattants qui repoussèrent les allemands en 40, pour rien, parce que l’Histoire n’a retenu que la débâcle sur l’autre front, le vrai, selon les manuels. Dans ce livre, la colère est enveloppée dans une torpeur estivale, la chaleur accablant les corps et exacerbant les états d’âme. Une belle œuvre sur la mémoire, l’oubli, les remords, le progrès et la transmission.

Le roman de Jean-Luc Seigle est une tragédie murmurée, l’histoire d’une fin annoncée, d’un héritage impossible. A travers la grand-mère usée par les travaux de la ferme, le père silencieux, la mère à genoux devant la société de consommation, le narrateur recompose un temps soigneusement gommé pour faire place à la production rutilante, à l’électroménager dernier cri, au jambon sous plastique.

Un livre que j’ai lu presque d’une traite, qui m’a presque fait pleurer, même si dés le départ l’issue semble écrite on garde toujours un petit espoir, alors foncer dans votre bibliothèque préférée et réserver ce roman.

La tarte au flan

Pâte brisée
1 L de lait demi-écrémé
4 œufs
140 g de sucre
90 g de maïzena
1 sachet de sucre vanillé

Au fouet, battre les œufs avec la maïzena, le sucre + vanillé dans un saladier.

Faire bouillir le lait dans une casserole.
Porter à ébullition.
Verser le lait bouillant sur la préparation aux œufs tout en battant.
Tout reverser dans la casserole, remettre sur feu très doux sans cesser de remuer à la spatule en bois.
Laisser frémir quelques secondes, pas plus, il faut que la préparation soit légèrement épaissie.
Verser la préparation sur la pâte piquée dans le moule et enfourner pour 40 minutes à 200°C.
Laisser complètement refroidir avant de démouler et de découper. Conserver au réfrigérateur.

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Golem

Je suis souvent en train de vous parler des livres que j’ai lu et qui m’ont plu mais il y en a que  j’ai apprécié moyennement. Golem est un de ceux là, non pas que je regrette sa lecture, le monde d’internet et des hackers sur fond de légende hébraïque, l’idée de départ était bonne.

Soupçonné du meurtre de son ex-femme, décédée dans un mystérieux accident de voiture, Gustave Meyer, grand maître international d’échecs, voit soudain sa vie basculer. En un instant, ce solitaire devient un fugitif partout recherché. Dissimulé sous une autre identité, isolé des siens, il est rattrapé par ses failles : l’étrange opération chirurgicale qu’il a subie à son insu et qui l’a « golémisé » en décuplant ses facultés mentales ; la relation ambiguë qu’il entretient avec l’ami qui l’a opéré ; le sentiment diffus de ne plus s’appartenir et de devenir un monstre au regard de la société. Une clé lui manque, qu’il part chercher en errant au cœur de la vieille Europe, deux femmes à ses trousses : Emma, sa propre fille, qui essaie de l’aider, et Nina, chargée de l’enquête policière. Meyer y parviendra-t-il à temps ? Sera-t-il assez solide pour faire face à la vérité qu’il va découvrir ?

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Ce que je pense du livre:

Intrigue confuse, écartelée entre les problèmes d’échecs, les blogueurs hyperconnectés traquant sur la toile les déviances posthumanistes, et les engouements très personnels de l’auteur, en particulier pour le peintre Mark Rothko et son tableau Black on maroon. On part dans tous les sens et le lecteur a parfois du mal à le suivre.

Ma petite forge

 

Si vous suivez ce blog, vous avez remarqué que je suis en train de faire un couteau avec des pièces de récupération, le projet suit son cours et il faut que je fasse tremper la lame, (La trempe est le procédé de base du durcissement de l’acier par traitement thermique).

Pour arriver à faire monter la température de l’objet à tremper, il faut une forge au gaz ou au charbon, un barbecue c’est un peu juste.

Mais c’est sans compter les éclairs de génie d’Anatole qui parfois font s’entrechoquer ses neurones, alors voila en image ce que j’ai pu faire avec du matériel de récupération.

Une forge artisanale comporte un foyer utilisé pour porter le métal à une température à laquelle il devient malléable (quand il est rouge) ou à une température où l’écrouissage cesse d’augmenter.

La chaleur de chauffe est obtenue par combustion d’un combustible (charbon, gaz, huiles) et d’un comburant (le foyer de la forge est doté d’un système de soufflerie ou d’un soufflet actionné manuellement dans les forges primitives).

C’est la définition de Wikipédia.

J’ai un vieux barbecue en fonte qui doit avoir dans les 25 ans, je ne m’en sers presque plus (mes anciens voisins se plaignaient de la fumée), alors puisque c’est le moment de recycler j’en profite.

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Vous remarquez j’ai déjà inséré la tuyère qui permet d’envoyer de l’air (le comburant), c’est un morceau de tube, à l’origine un pied de parasol.

J’ai donc fait un lit de sable, posé quelques pavés qui traînaient au fond du jardin, c’est les même qui m’ont servi pour faire des passages de roues pour descendre au sous-sol.

J’ai fait en sorte de faire une petit cuvette vers le milieu où se trouve l’arrivé d’air, trois trous dans le tuyau.

J’ai récupéré une rallonge en pvc (reste d’un vieux aspirateur) pour raccorder le décapeur thermique qui me permettra d’envoyer l’air à la tuyère.

forge11J’ai déposé du sable pour combler les trous et caler les pavés, ainsi que deux cailloux pour empêcher de boucher les trous d’alimentation en air.

Un petit coup de balayette pour niveler et il me restera à tester dans les jours à venir.

Seules les bêtes

Nous voila revenu sur le Causse, au cœur de la France profonde et rurale.

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.
Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le cœur des hommes.

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Lorsque j’ai ouvert ce roman, j’étais loin de savoir jusqu’où l’histoire allait m’emporter, j’ai bien aimé ce livre où l’on parle du mal-être des paysans, de leurs conditions de vie dans ce monde rural et puis on comprend aux fils des pages qu’un petit mensonge peut avoir de sérieuses répercutions, je ne vous en dis pas plus et je vous conseille de le lire.

 

Achillée millefeuille

On l’appelle aussi herbe à la coupure, Herbe des charpentiers, Saigne nez, herbe de la Saint-Jean, Herbe des Saint-Joseph, Sourcil de Vénus, Herbe des militaires, Herbe aux cochers.

C’est une plante médicinale utilisée en usage interne en infusion à la dose de 40 g/litre: atonie digestive, hypertrophie du foie et insuffisante biliaire, système circulatoire, hémoptysie, hémorragie, hémorroïdes, incontinence d’urine.

En décoction, 50g/litre pour faire des lavements, des lotions, des bains.

C’est une plante aromatique légèrement parfumée, les jeunes pousses de la base, d’un vert tendre s’utilisent toute l’année, elles agrémentent les sauces salades, les sauces au yaourt ou au fromage blanc, les soupes (en persillades) et dans les omelettes.

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Edit du 5 décembre 2017. correction d’une petite coquille.

Recyclage, suite bis.

Après un petit incident technique, je poursuis le projet quand même.

J’ai récupéré quelques feuilles de papiers abrasifs pour la ponceuse à bande, un foret pour pouvoir faire les petits trous pour les rivets. Un petite tige de laiton dans laquelle je vais tailler mes rivets.

Sur la dernière photographie vous pouvez voir le malencontreux coup de ponceuse, mais dans l’ensemble je trouve que le projet avance.

Recyclage, suite…

Aujourd’hui, récupération des plaquettes pour faire le manche du couteau, j’ai trouvé un morceau de latte de sommier en hêtre qui traînait dans mon fourbi.

Découpage d’une forme en carton pour avoir le gabarit et sciage de deux plaquettes dans la longueur pour suivre le fil du bois.

La finition du manche sera faite ensuite, pour le moment cela reste grossier.

Ensuite, mise en place de l’émouture sur la lame du couteau (futur), c’est ce qui est représenté au marqueur noir. Tout cela se fait avec les moyen du bord et surtout à la main  donc cela n’avance pas aussi vite que dans une usine robotisée en chine.

J’ai encore deux ou trois trous à faire dans la partie du manche pour mettre les rivets mais je n’ai pas la taille du foret à disposition pour l’instant.