Vingt cinq ans qu’il traine au fond du sous-sol…

Alors que je revenais de faire l’essai du Jogger, je me suis rappelé qu’à deux pas de là se trouvait une entreprise de fumage artisanal de poissons, j’ai donc fait un petit écart pour visiter le lieu.

Mon idée première était de trouver de l’anguille fumée mais ils n’en font pas, tout comme du silure qu’ils ne font plus à cause des normes Européenne concernant la traçabilité du produit.

Le saumon, la truite, le haddock, harengs fumés je connais, j’ai donc jeté mon dévolu sur un morceau de cabillaud fumé et je dois dire que c’est plutôt bon.

Mais alors quel rapport avec le truc qui traine dans le sous-sol depuis un quart de siècle ?

Et bien, en passant à la caisse pour payer le produit je me suis rendu compte que fumer un produit était une façon plutôt lucrative pour se faire de l’argent.

Pour rappel, le fumage à froid est une technique ancestral  qui consiste à saler ou saumurer un aliment tel que la viande ou le poisson et de lui apporter un coté fumé. les plus connus des aliments fumé à froids sont : le saumon fumé, la poitrine fumé  ou bacon, le jambon, le magret de canard. Il est important de ne pas dépasser une température de 30° C dans le fumoir pour fumer à froid , idéalement ne pas fumer à une température supérieure à 28° C pour que les aliments ne cuisent pas ou qu’il y ai présence d’un développement de bactéries . 

Dans mon sous-sol j’ai ce vieux tonneau depuis plus de 25 ans, qui avait été transformé en bar, alors mon idée c’est de le transformer en fumoir après quelques aménagements, dont la première c’est de lui faire une porte, une cheminée et ouvrir le fond pour récupérer le conduit du bruleur pour la fumée.

Pour le moment c’est juste une idée mais il y aura peut-être un autre billet plus tard.

Nichoir à bourdon.

Vous le savez je suis un grand admirateur de la nature sauvage, mais parfois pour attirer la faune dans son jardin il faut user de subterfuges.

En plus des nichoirs à insectes que j’ai un peu partout dans mon jardin cette année j’ai fabriqué un potentiel nichoir à bourdon.

Pollinisateurs hors pair, les bourdons doivent être préservés au jardin. Pour les aider à créer une colonie chez vous, pourquoi ne pas leur construire un abri !
Le bourdon est un précieux allié du jardinier car il commence son travail de pollinisation bien avant les abeilles. Supportant mieux des températures plus fraîches, il s’active dès le début du printemps et joue les prolongations en automne. Sa journée de labeur commence à l’aube pour se terminer au crépuscule et ce, presque toute l’année excepté au cœur de l’hiver. Le bourdon pollinise ainsi les arbres fruitiers du verger, mais aussi les plantes ornementales ou potagères de longs mois durant.

Sous ce morceau de tuile se cache le nid à bourdon, un simple pot de terre rempli de paille ou de mousse, retourné et qui dépasse de quelques centimètres, la tuile qui repose sur des pierres possède une pente pour évacuer l’eau de pluie et éviter l’inondation du refuge.

Vous penserez à laisser suffisamment d’espace entre le sommet du pot et le toit pour en faciliter l’accès (mais pas trop). Ne vous découragez pas si vous n’avez pas de visiteur la première année, pour le moment chez nous il n’y a personne sauf le chat qui vient poser son derrière sur la tuile parce que c’est chaud au premier coup de soleil.

La chélidoine.

La chélidoine qu’on nomme aussi grande éclaire, herbe aux verrues ou encore herbe aux boucs, c’est cette plante qu’on trouve facilement sur le territoire.

Chélidoine

C’est une plante de 30 à 60 cm de hauteur, commune dans les décombres et au pieds des murs, elle est répandue dans tout l’hémisphère nord,
Ses grandes feuilles bleutées molles, découpées en larges lobes profondément découpées, forment une ample rosette.
La tige porte des fleurs jaunes à quatre pétales vite caducs.
Les fruits allongés sont remplies de petites graines noires munies d’un appendice blanc, charnu, apprécié des fourmis qui transportent les graines et les disséminent.
La cassure de la tige fait sourdre un liquide âcre et jaune orangé.
On emploie surtout la plante pour l’usage externe, car son suc frais est très efficace contre les verrues, les cors et les durillons qu’il détruit au bout d’applications répétées.

La plante possède aussi d’autres propriétés thérapeutiques mais je vous conseille la plus grande prudence.

Si vous l’utilisez en application, veillez à prendre garde de ne pas mettre le suc sur une plaie.

Nouvelle expérience…

Vous le savez j’aime bien tenter des expériences et pour enrichir ses connaissances quoi de mieux que de tester pour de vrai.

Vous connaissez sans aucun doute le lierre, cette plante qui grimpe autour des troncs d’arbres, des façades et qui couvre le sol parfois.

Alors que je prenais un peu l’air, j’ai vu cet envahisseur qui prenait ses aises, alors je me suis approché et je lui ai dit dans le creux de la feuille « tu vas tenter l’expérience avec moi » et c’est ainsi que je me suis retrouvé en train de faire bouillir une bonne cinquantaine de feuilles dans un litre d’eau.

lierre

Le lierre est plus qu’une plante grimpante qui s’agrippe aux arbres ou détériore nos façades. En effet, Hedera helix contient de 5 à 8 % de saponine, certes toxique pour l’homme, mais qui possède des vertus moussantes et détergentes.
Facile à identifier et disponible tout au long de l’année, la plante permet de réaliser très simplement une lessive zéro déchet, gratuite et écologique.
Préparation de la lessive : pas-à-pas
Pour un litre de produit :
Cueillir une cinquantaine de feuilles de lierre.
Laver les feuilles à l’eau froide, pour ôter les impuretés puis les couper à l’aide d’une paire de ciseaux.
Déposer les feuilles dans une casserole préalablement remplie d’un litre d’eau.
Porter la préparation à ébullition à couvert, et maintenir pendant 15 minutes environ.
Laisser refroidir durant 24 h afin d’extraire le plus possible de saponine.
Le liquide deviendra alors bien sombre et pourra être filtré et mis en bouteille.
Il se conservera 3 semaines environ dans un endroit bien frais.

Sources: https://www.rustica.fr

Me restera à filtrer le jus de cette mixture et mettre cela dans une bouteille de verre, ensuite une petite lessive pour vérifier que la lessive lave 🙂

4 et 5 avril…

Voila comment le confinement se passe pour les chats, ici Domino qui a du mettre sur son attestation dérogatoire de déplacement qu’il était confiné chez nous ou la voisine.

Tout va bien, aucun signe de stress, il a bon appétit.

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Comme vous avez pu le voir dans mon précédent article j’ai du coudre une pièce de cuir, pour m’aider dans ma démarche j’ai utilisé mon établi portable qui fait office d’étau.

Et puis à force de fouiner sur le web j’ai vu que les gens qui travaillaient le cuir utilisaient des pinces à coudre.

En fouillant dans mon sous-sol, j’ai ressorti une vieille latte de sommier en frêne, j’avais déjà eux l’occasion de la recycler sans grand résultat alors espérons que cette fois ce sera plus productif.

Cette latte fait 86 centimètres de long, une fois coupée en son milieu les matheux auront calculé que nous avons deux morceaux de 43 cm et ils vont nous faire deux belles mâchoires pour notre pince.

Pour monter cette pince j’ai utilisé un morceau de planche que j’ai coupé en trois, un pied, une cale, et la dernière pièce qui va me servir à ouvrir la mâchoire pour glisser la pièce.

Cette engin rudimentaire n’a pas vocation à remplacer un étau mais peut remplacer avantageusement une troisième main, glissé entre vos jambes et bien calé il pourra vous rendre service pour trois fois rien.

C’est un premier prototype qui peut être amélioré, si j’en fais un nouveau je partirais sur des mâchoires un peu moins longues, entre 37 et 40 cm ce devrait être plus pratique.
La pièce n’est maintenue qu’avec la souplesse de la latte.

Vous l’aurez compris avec peu de chose on peut se faciliter la vie, soyez créatif, inventif et prenez soin de vous.

 

 

3 avril, on change de corps de métier,…

Hier en déplaçant ma superbe hache, je me suis blessé légèrement avec le tranchant de l’engin, alors je me suis dit qu’il fallait remédier à cela.

Avant de passer à quelque chose de plus joli j’ai découpé un tuyau d’alimentation en eau, je l’ai fendu dans sa longueur et voila une solution rapide pour protéger la lame.

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Pour la deuxième solution j’ai choisi de travailler le cuir, j’avais déjà fait il y a quelques mois une housse pour protéger le couteau que j’avais fabriqué.

Comme d’habitude, c’est avec les moyens du bord que j’ai procédé, pour percer le cuir j’ai utilisé un petit foret, un cutter fait maison, une vieille paire de ciseaux, du fil à rôtie que j’ai graissé et deux aiguilles à canevas.

Après avoir fait un patron en carton j’ai dessiné sur ma pièce de cuir et découpé en gardant environ 1cm de marge pour la couture.

Pour fermer la housse, j’ai choisi ce système de fixation.

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Comme je l’ai déjà dit la dernière fois le métier de maroquinier sans le matériel adéquat, ce n’est pas évident, mais cela reste quand même réalisable.

2 Avril 2020, toujours en confinement,…

Voila j’ai terminé le manche de hache, je vais voir s’il se comporte bien dans le temps, il est encore un peu gros, mais je verrais plus tard.

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Et puis je me suis fabriqué un crochet d’établi, un petit bricolage qui rend service pour scier ou pour bloquer une pierre à affûter, ou une pièce de bois à travailler au ciseau.

Pas besoin de sortir de Saint Cyr ou avoir fait ENA pour construire ce crochet d’établi.

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Il vous faudra environ 5 minutes pour bricoler ce petit accessoire.

Au deuxième jour,…

Au deuxième jour voila comment j’ai occupé ma matinée, il y a quelques années je vous avais montré mon tire-botte fait maison.

Un truc fait rapidement dans une planche de contreplaqué qui tient la route parce que je le laisse à l’abri des intempéries.

La nouvelle version est fabriqué avec un reste du portail en bois exotique, un petit tasseau de sapin raboté à la main et deux vis. Je sais que certain ne mettent jamais de bottes mais cela peut servir aussi pour retirer des chaussures de randonnée quand elles sont bien crottées, une fois les lacets enlevés.

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Cette version est plus jolie ?

L’Art, de la débrouille…

Je suis toujours en train de bricoler quand je peux, actuellement j’ai entrepris de tailler un nouveau manche pour la hache qui a élu domicile dans le sous-sol.

J’ai demandé dans mon entourage s’ils avaient une plane à mettre à ma disposition mais pour le moment « Niet! ».

Alors en utilisant mes quatre neurones et ce que j’ai sous la main je me suis fabriqué ce qui ressemble à un « Mix » entre la plane et la wastringue, l’engin est d’une efficacité bien moins bonne que ceux d’origines mais c’est un outil de dépannage en attendant.

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Pour fabriquer cet outil, je suis parti d’une planche de palette, j’ai taillé un tasseau avec les angles arrondis pour la prise en main, ensuite j’ai fait une encoche pour glisser la future lame. Cette dernière est découpée dans un morceau de charnière de volet dont j’ai déjà recyclé quelques morceaux dans le passé, j’y ai percé deux trous pour la fixation et affûté un coté tranchant.

La lame est fixé avec deux petits boulons, dont les écrous sont insérés en force dans le tasseau.

Voila, pas question de révolutionner le monde du charronnage juste montrer qu’avec trois fois rien on peut se débrouiller sans faire appel au 49.3.

irophilippe