la gazette du village…

Un petit billet pour vous montrer l’avancement des travaux sur le complexe éducatif en construction, je discutais ce mercredi avec un membre du conseil municipal qui me disait qu’il avait l’impression que c’était la première fois qu’ils construisaient ce genre de bâtiment, cela ne rassure pas vraiment 🙂

Ce jour (11 novembre 2022) je suis surpris de voir qu’il y a un ouvrier sur le toit du deuxième bâtiment, le premier est couvert depuis peu, c’est de la tôle d’acier comme pour notre centre médical.

Puisque c’est couvert les autres corps de métiers vont pouvoir se mettre à l’œuvre.

Sur le chemin, la BMW semble se rapprocher du sol un peu plus à chacun de mes passages.

Une cinquantaine de mètres plus loin, nous arrivons sur le chantier.

Après le passage sur le chantier, direction le marais bien humide actuellement mais c’est l’occasion de faire quelques photos automnales.

Avant il était impossible de faire cette photo de l’église car il y avait un gros saule qui bouchait le paysage.

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La gazette du village.

Ce dimanche petite promenade dans le village et c’est l’occasion de voir l’évolution des travaux du groupe scolaire, dont la livraison est prévue pour la rentrée de septembre 2023, c’est à dire dans moins d’un an.

Apparemment certains ont quelques lacunes en orthographe, mais c’est vrai que discuter par SMS ne doit pas aider.

la dictée du jour, la direction.

Concernant le groupe scolaire, c’est avancé depuis mon dernier passage devant les travaux.

avancement des travaux

On peut voir sur la gauche qu’un premier bâtiment est debout, pour les autres les dalles sont en place.

l’isolant est en place.

La suite au prochain épisode.

Atelier d’écriture.

Notre premier atelier d’écriture n’a pas eu le succès escompté puisque ce n’est que sept participants qui ont bien voulu jouer le jeu en écrivant un petit texte de moins de 50 mots en rapport avec l’été et un mot choisit au hasard.

Comme prévu les textes ont été lu à haute voix et sont visibles à la bibliothèque, votre serviteur s’est chargé de retranscrire dans un format plus adapté à l’affichage au public.

atelier d’écriture.

affichage des textes.

Il ne faut pas oublier les autres membres bénévoles qui ont permis l’organisation de cette petite activité littéraire et la mairie qui nous a gracieusement prêtée la salle.

Le cirse des champs.

Très commun, le cirse des champs peuple les friches industrielles, les décharges, les tas de terre, les chantiers et aussi les plates-bandes des parcs et jardins. Il profite de son pouvoir colonisateur élevé garce à ses graines transportées par le vent, mais aussi grâce à son système de puissantes tiges souterraines pratiquement indestructibles tant elles sont profondes et ramifiées.

On regroupe sous le terme populaire de « chardon » diverses plantes toutes épineuses. Les cirses se distinguent grâce à leurs fruits aux soies plumeuses qui sont simples chez les vrais chardons.

Le cirse commun est plus robuste (jusqu’à 2m de haut), avec une grosse tige épineuse à poils laineux, des feuilles très découpées dont chaque segment se termine par une épine redoutable.

Contrairement à son proche cousin, il est bisannuel, il meurt après avoir fleuri, la seconde année. Il produit des capitules de fleurs rose violacé plus gros et nettement épineux.

Cirse des champs.

Cirse.

La légende la plus connue sur le chardon écossais date du 13ème siècle. Haakon, le roi nordique, aurait planifié une invasion surprise à Largs, dans l’ouest de l’Écosse. La force viking avait prévu d’infiltrer le camp des Ecossais durant la nuit et de les attaquer pendant leur sommeil. Le succès de leur plan reposait sur leur capacité à approcher le plus silencieusement possible, ils partirent donc pieds nus.

Malheureusement pour les envahisseurs, l’un des soldats eut le malheur de poser le pied – avec entrain !- sur un chardon. Le cri de surprise et de douleur qui en résulta suffit à réveiller les Écossais endormis et à les alerter de l’attaque imminente. Les Écossais se levèrent d’un bond, chargèrent dans la bataille et furent finalement victorieux, tout cela grâce au chardon. Si cette histoire est vraie, il n’est pas étonnant qu’ils aient immédiatement choisi la plante comme emblème de l’Ecosse.

Sources:

https://www.highlandtitles.fr/2021/11/le-chardon-ecossais-puissant-piquant-patriote/

Guide des plantes des villes et des villages, chez les Fous de Nature aux édition Belin.

Rappelez vous, c’était en février…

chantier.

bâtiment ancien.

En ce début juin, la situation a changé, le bâtiment a été rasé et les fouilles du futur groupe scolaire sont en train de prendre racine.

En ce lundi de Pentecôte aucun ouvrier sur le chantier, pour l’instant on ne voit pas encore à quoi cela va ressembler, il faudra attendre de voir les premiers parpaings monter à moins qu’il arrive en pièces détachées, la suite au prochain épisode.

La porcelle enracinée.

La Porcelle enracinée est très commune et omniprésente dans les pelouses des parcs
et des jardins, même un peu piétinés, les talus des routes et des bords des chemins.
Elle ressemble à diverses autres astéracées à fleurs du type « pissenlit »: elle se
distingue par l’absence de feuilles sur les tiges, ses feuilles très rudes au toucher,
ses tiges lisses et bleutées et la présence entre les fleurs du capitule, de paillettes
fines.
La Porcelle enracinée présente plusieurs atouts qui expliquent son succès dans les
pelouses urbaines. Sa rosette de feuilles plaquée très près du sol étouffe
littéralement l’herbe en dessous et maintient une zone de nourriture rien que pour
elle et sa puissante racine. Elle résiste très bien à la sécheresse estivale alors que le
gazon est tout roussi, elle reste verte.

Porcelle enracinée.
La Porcelle en fleurs.

La Porcelle c’est une plante que je connais bien car elle colonise une partie de ma pelouse, lorsque je passe la tondeuse elle se couche souvent et se redresse quand je suis passé.

Ici c’est dans le cadre de ma recherche sur les plantes des rues que j’ai vu qu’elle s’installait aussi sur les trottoirs de nos villages, le long d’un mur ou dans un trou dans le bitume elle s’implante.

abutilon d’avicenne.

Cette plante herbacée a un port dressé et mesure de 50 à 200 cm de hauteur. Ses tiges finement velues sont rarement ramifiées, sauf aux extrémités. Les grandes feuilles cordiformes lancéolées sont veloutées, à bordure plus ou moins profondément dentée. Elles mesurent de 4 à 17 cm de longueur pour 5 à 20 cm de largeur. La racine, d’abord de type pivotant, développe par la suite quelques racines latérales.Cette plante, originaire du centre-sud de l’Asie (notamment de l’ouest de la Chine), s’est répandue sur le globe terrestre par l’action de l’homme. L’introduction dans d’autres pays a parfois été intentionnelle, car Abutilon theophrasti est une source de fibres textiles, mais elle a parfois été accidentelle, par des lots de produits végétaux (foin, paille, graine, etc…) contaminés par des graines d’abutilon.
Elle pousse en terrain dégagé, dans les terrains vagues ou en friche, sur les bords de route, dans les prairies, les champs cultivés ou les jardins.

Selon PlantNet cette plante que j’ai pu rencontrer à deux endroits différents est l’Abutilon d’Avicenne, Il y a déjà quelques années que j’avais remarqué cette plante mais je pensais que c’était une Rose Trémière qui s’était installé ou un Catalpa échappé d’un terrain proche et apparemment il y a un autre spécimen dans le centre du village.

Selon Agrobase , Abutilon d’Avicenne est une espèce de plantes herbacées annuelles de la famille des Malvaceae. Cette espèce cultivée pour ses fibres textiles produit de grandes quantités de graines et est surveillée pour son caractère invasif dans plusieurs pays, elle a de plus démontré une action négative sur certaines cultures telles que le soja ou le maïs.

J’irai dormir chez vous…

Un soir, alors qu’il s’assoupit devant le manche de sa pioche, Anatole M, ancien agent des PTT, est témoin de l’atterrissage d’une soucoupe volante dans son jardin. Depuis cette nuit-là, il n’a de cesse de convaincre ses semblables de combattre ces extraterrestres qui, sous une apparence humaine, infiltrent insidieusement la Terre afin de la coloniser.

Nous les avions vus pour la dernière fois en 1967 mais depuis c’était le calme plat, la récente invasion de l’Ukraine par les forces russes a peut-être bouleversé leurs plans, une solution de repli sur l’Europe de l’Ouest c’est offert à eux.

C’est donc à moins de 3 heures de route du Palais de l’Élysée que nos petits bonhommes verts ont posé leur engin, laissant notre pauvre Anatole en plein questionnement, faut-il compter sur ces petits êtres venus d’ailleurs ou un petit gars de 44 ans qui pense redresser le pays (surtout celui des patrons et des banquiers) ?

What is the question ?

Équipés de leurs smartphones dernière génération et de l’application de traduction, ils ont demandé dans un français plus que parfait si je connaissais l’émission « j’irai dormir chez vous » et devant mon approbation, ils m’ont dit que sur leur planète il y a bien longtemps que le concept avait été développé et que notre petit village avait été sélectionné pour recueillir des témoignages sur les modes de vie de ses hôtes.

Voilà donc pourquoi, mon jardin c’est retrouvé la cible de ces petits êtres venus d’ailleurs.

Je n’ai pas pu faire de photo à cause du flash qui les agresse, mais ils ont bien voulu prendre la pause pour un petit dessin.

Ici c’est le papa avec ses deux enfants, car contrairement à Maxime* (*De Maximy) ils voyagent en famille.

papa et les gosses

Et là c’est la maman avec ses rejetons.

maman et les rejetons

Vous ne serez pas surpris par la ressemblance avec les frangins qui nous ont quittés il y a peu.

Vous l’aurez compris, j’ai sorti le barbecue que j’ai allumé et pendant qu’il chauffait nous avons bu une petite bouteille de vin de pays, pendant que les gosses sirotés le Cola régional.

Nous avons concocté un repas improvisé avec nos hôtes, terminé la soirée en buvant une petite liqueur à la Tanaisie en regardant la voie lactée, Starlink venait de passer dans le ciel étoilé du Berry quand notre visiteur a repris les commandes de son engin avec sa famille mais il n’avait plus les yeux en face des trous.

Espérons qu’il ne se sera pas fait contrôler sur le retour mais nous ne le saurons sans doute jamais.

Ps: toutes ressemblances avec des événements ou des personnages ayant existé seraient fortuites.

Provisoire, c’était…

On peut lire dans le dictionnaire que le mot provisoire se résume à ceci:

Qui n’existe, ne se fait que pour un temps limité en attendant quelque chose de définitif.

Qui n’a pas dit un jour c’est un truc « provisoire » et des années plus tard le truc en question est toujours là ? Et bien dans notre petit village qui compte un peu plus de 600 âmes, c’est le bâtiment de l’école primaire qui avait été installé provisoirement et que je vois au même endroit depuis plus de trente ans.

école primaire
école primaire

Avec la construction du nouveau groupe scolaire c’est peut-être l’occasion de voir du provisoire démonté ?