Cour Nord

Cela se passe au début des années 80. Cela pourrait se passer aujourd’hui.
Dans une petite ville du Nord, le personnel d’une usine menacée de fermeture est en grève. Le jour, Léo participe mollement à la lutte, aux côtés de son père, leader syndical.
La nuit, il répète dans un quartet de jazz.
Autour d’un double portrait d’un père et d’un fils, de ses variations et de ses dissonances, Antoine Choplin compose une mélodie sensible. Au moyen d’une écriture dépouillée, il frappe juste et bien. Plus qu’un roman social sur la fin d’un certain monde ouvrier, Cour Nord est un roman plein d’émotion retenue pour le désarroi et les mystères de ces personnages.
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C’est l’histoire poignante d’une lutte ouvrière et de la difficulté de communiquer entre un père et un fils, mais pas que…

L’usine du Nord où travaillent Léo et son père va fermer. Tandis que le père, syndicaliste, s’engage dans le conflit jusqu’à faire une grève de la faim, le fils passe ses soirées à répéter avec son quartet de jazz, dans l’attente d’un premier concert. Un très beau double portrait d’un père et de son fils, de leur non-dits et de leurs différences. Roman social mais surtout roman sensible, hommage au jazz, dans une écriture délestée du superflu, d’une très belle émotion.

J’ai bien aimé ce roman.

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L’ordre du jour.

Aujourd’hui un court récit d’Eric Vuillard, qui a été couronné par le prix Goncourt 2017.

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

l'ordre du jour

 

En quatrième de couverture:

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants. 

Dans ce court récit historique, Eric Vuillard nous fait pénétrer dans les coulisses de l’annexion autrichienne. De la réunion des industriels allemands complices financeurs d’Hitler à la marche pour le moins chaotique des blindés. Ainsi quand il écrit : “Ils s’appellent BASF, Bayer, Agfa, Opel, IG Farben, Siemens, Allianz, Telefunken. Sous ces noms, nous les connaissons. Nous les connaissons même très bien. Ils sont là, parmi nous, entre nous. Ils sont nos voitures, nos machines à laver, nos produits d’entretien, nos radios-réveils, l’assurance de notre maison, la pile de notre montre (…) Et les vingt-quatre bonshommes présents au palais du président du Reichstag, ce 20 février, ne sont rien d’autre que leurs mandataires.

J’ai bien aimé ce court récit, Eric Vuillard mérite bien son prix Goncourt et si vous avez l’occasion de croiser ce livre n’hésitez pas.

 

 

 

Joyeux Noël.

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Il était une fois un Père Noël qui vivait au Pôle Nord.
C’était Noël, alors ses lutins faisaient des milliers de cadeaux pour tous les enfants.
Le soir, le Père Noël voulut distribuer un cadeau à Anatole, mais il ne savait pas où il habitait. Alors le Père Noël alla vers les ours polaires qui lui dirent :
« Voilà… Pour aller chez Anatole, il faut prendre l’autoroute et traverser la Loire sur ce magnifique pont qui vient d’être remis à neuf… ».
Alors le Père Noël y alla. Il suivit toutes les instructions des ours. Et c’est comme ça que cette nuit il trouva la maison d’Anatole.

Merci à Emeline qui est l’auteur de ce conte de Noël et que j’ai adapté.

JOYEUX NOËL À TOUS et passez de bonnes fêtes.

Quand le destin s’emmêle.

Un petit livre sympa pour occuper une ou deux soirées d’hiver, nous voila une nouvelle fois partis en Suède, on peut lire en quatrième de couverture:

Angelika tient un salon de coiffure à Visby, ville pittoresque de l’île de Gotland, au large de Stockholm.

Généreuse et pleine d’humour, Angelika est une amoureuse de la vie. La coiffure, pour elle, est bien plus qu’un métier, c’est une vocation. Son ambition est de rendre les gens heureux. Et pour cela, elle n’hésite pas à se faire entremetteuse. Dans sa boutique, il n’y a que deux fauteuils: un pour le client… et un autre laissé libre pour l’âme soeur que chacun espère.

Angelika, quant à elle, vit seule depuis sept ans, maintenant. N’est-il pas temps qu’elle rencontre à nouveau quelqu’un ? Un soir, elle croise le regard d’un homme mystérieux qui dégage un charme fou et qu’elle va surnommer Arsène Lupin…

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Dans ce livre on parle du tunnel sous la Manche, d’usurpation d’identité, d’arnaques, du cancer et d’une boule à thé… et d’amour.

Si vous avez l’occasion de trouver cette ouvrage dans votre bibliothèque ne vous en privez pas c’est drôle, mais pas à se rouler par terre et puis il faut varier les plaisirs.

Marrons glacés maison.

 

Je ne vous donne pas la recette pour cuire et éplucher les châtaignes, ce n’est pas le plus amusant, mais c’est une étape important pour ne pas que vos fruits se réduisent en purée.

Dans une cocotte-minute de préférence, mettez l’eau et le sucre.
Mettez sur feu moyen, lorsque le sucre est devenu transparent augmentez le feu.
Dès que le sirop bout ajoutez deux sachets de sucre vanillé.
Laissez bouillir à gros bouillons pendant 3 min et plongez-y les marrons installés dans le panier de la cocotte, cela les protégera des chocs.
Laissez reprendre l’ébullition et laissez à frémissement pendant 1 min. Éteignez le feu et laissez refroidir tel quel 24 heures.
Le lendemain égouttez les marrons et portez le sirop à ébullition pendant 3 à 4 min puis plongez le panier de marrons et laissez frémir pendant 3 min.
Renouvelez l’opération le troisième et quatrième jour.
Pour terminer, sortez les marrons refroidis et posez-les sur du papier sulfurisé à l’air libre afin qu’ils sèchent.

Voila, tous les châtaignes ne se prêtent pas au glaçage et il se peut que le résultat ne soit pas à la hauteur, ici je l’ai fait avec les fruits de mon jardin, du producteur au consommateur, il faut éviter aux produits de voyager un maximum et utiliser les produits de saison.

Ce petit châtaignier je l’ai rapporté dans la poche de ma salopette dans les années 1990, depuis quelques années il produit quelques fruits (cette année sans doute plus de 15 kilogrammes) ce n’est pas des gros calibres mais cela n’empêche pas le Geai de venir se servir.

 

 

Trucs et astuces

Voila, toujours dans l’idée qu’il faut recycler un maximum, voila donc une idée pour utiliser les pelures de pommes de terre.

C’est un truc de grand mère et j’ai lu ce ci:

Il est tout à fait plausible que les épluchures de pomme de terre puissent avoir un effet sur l’élimination des suies dans les conduits de cheminées. Le zinc est un des composants utilisé dans les bûches ramoneuses qu’on trouve de nos jours dans divers magasins ; en effet, le zinc présent également dans les épluchures de pomme de terre soumises à de hautes température s’évapore sous forme d’oxyde et décroche avec efficacité les suies.

Vous faites sécher vos épluchures sur un journal et une fois bien sec vous pouvez vous en servir pour procéder à un petit ramonage, bien sec cela peut servir pour allumer le feu et remplace écologiquement les petits cubes d’allumages.

Ici je fais sécher des pelures de clémentines ou d’oranges et j’ai un joli « pot pourri ».

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Ce truc et astuce ne remplace bien évidement pas le ramonage annuel et votre assureur saura vous le faire remarquer.

Petit bricolage entre deux averses…

La semaine qui vient de s’achever n’a pas été propice pour allumer la forge, entre les averses de neiges, de grêles, de pluie et les coups de vent, ce n’était pas un temps à rester dehors (surtout lorsque l’on n’y est pas obligé).

Il y avait un petit couteau à beurre qui avait perdu son manche, c’était un manche en matériaux moulé qui était cassé, ma dulcinée me dit:

Tu pourrais pas lui refaire ?

Alors, ni une ni deux, je pars dans mon sous-sol avec l’objet en question, passage dans l’étau pour retirer le reste du manche et recherche de son remplaçant.

J’ai trouvé une branche de noisetier, un peu plus grosse mais avec quelques coups de ciseau à bois et quelques passages sous le papier abrasif cela devrait pouvoir faire l’affaire.

Perçage d’un trou pour glisser la soie et voila le couteau qui va pouvoir reprendre une activité après une petite couche d’huile de lin sur le bois.

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L’histoire vraie d’une héroïne oubliée.

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connaît, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »

Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel… Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui…

Si vous voulez en connaître un peu plus sur la véritable Irena

C’est une BD que j’avais réservée à ma bibliothèque préférée, le troisième tome devrait sortir en début d’année 2018.

 

Cynorrhodon, ou gratte-cul

Le « gratte-cul », fruit de l’églantier ou rosier sauvage, porte le doux nom de cynorrhodon, qui désigne aussi le fruit des rosiers cultivés. Le cynorrhodon est avant tout une excellente source de vitamine C, qui résiste bien à la cuisson et encore mieux au séchage. Il apporte aussi des vitamines B, du bétacarotène, d’autres antioxydants et des minéraux.

J’avais parlé du cynorrhodon en 2015, cette fois pas de gelée mais je vais les faire sécher comme je fais sécher les feuilles de ronces.

Avant la saison hivernale, buvez une décoction de cynorrhodons, à raison de trois à quatre fruits par tasse, laissez frémir cinq minutes. Si vous n’avez pas retiré le cœur des fruits, il faudra passer cette tisane à travers un filtre en papier pour éliminer les poils. Vous pouvez l’associer à du thym et pourquoi pas du romarin.

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Après.