Le Manoir écarlate.

Il y a au cœur de l’Argoat, la Bretagne des bois par opposition à l’Armor, celle de la mer, un étrange château de briques rouges qui semble avoir été construit au prix d’un pacte avec le Diable.
C’est dans ces Montagnes Noires que Mary Lester vient enquêter sur la mort violente d’un conférencier du château.
Crime rituel ? La mise en scène du cadavre pourrait le laisser croire, si une seconde mort ne venait endeuiller l’illustre assemblée des écrivains qui y font salon.

le-manoir-ecarlate

Mary Lester se trouve plongée dans le milieu des écrivains et de la conservation du patrimoine, en l’occurrence ce manoir sur lequel plane bien des légendes. Jean Failler est un écrivain qui me plaît, aux fils des lectures l’on découvre la Bretagne sous une autre forme, ses croyances anciennes et une gloire littéraire prompte à monter des coups médiatiques dans ce volume.

C’est un bon petit roman à lire devant sa cheminée ou bien calé sous sa couette un soir d’orage.

090924120855446054512125

Publicités

La mort au bord de l’étang.

Voici une nouvelle enquête de Mary Lester en Cornouaille. Cette fois, son patron lui confie une enquête de routine, un accident de chasse où un industriel a trouvé la mort. Il y a des témoins dignes de foi, des notables qui ont assisté au drame… Un fusil qui explose, ça arrive et le commissaire principal est tranquille : cette fois, tout ce que pourra faire l’inspecteur Lester, c’est de remplir les paperasses habituelles en pareil cas, sans aller chercher midi à quatorze heures, sans mettre tout le monde sens dessus dessous. Voire, car quand Mary Lester se penche sur le plus anodin des problèmes, voilà qu’il devient tout soudain extraordinairement complexe. Après tout, cet accident n’est peut être pas aussi accidentel qu’il le paraît.

la-mort-au-bord-de-l'etang

On peut ne pas aimer ce roman qui a pour thème une partie de chasse, si on n’est pas  un grand partisan de ce « sport ». Pourtant Jean Failler entre avec précision dans la psychologie de ses personnages et décrit avec soin le fossé qui se creuse entre les natifs empreints de tradition et les nouveaux riches qui en font peu de cas mais qui mettent la main sur le patrimoine.

Je ne suis pas fan de la chasse et de son univers mais Jean Failler décrit parfaitement l’ambiance de cette journée particulière et c’est ce qui permet au lecteur de suivre sans difficulté la jeune inspectrice dans ses raisonnements.
Il n’y a pas de suspens, l’assassin est connu très rapidement, l’important étant de suivre le cheminement de Mary Lester pour prouver le meurtre et mettre en place tous les éléments pour confondre l’assassin.

Un petit bouquin sympathique histoire de ne pas s’abrutir devant la télévision et ses programmes vu et revu, sans parler de ceux qui ne méritent pas qu’on en parle.

La bougresse.

Quoi de plus pacifique qu’un bouquet de fleurs ?

Cependant quand le bouquet est au bord d’une route de campagne, loin de tout lieu habité, lorsque les fleurs sont mystérieusement changées chaque jour et qu’au village voisin les bouches se ferment lorsqu’on demande ce qu’il fait là, il attire obligatoirement l’attention du passant. Surtout quand ce passant s’appelle Mary Lester. On est au cœur des Montagnes Noires et derrière cet innocent bouquet se cache une histoire noire elle aussi, que personne au bourg ne voudrait voir étalée sur la place publique.

Malgré les réticences, les obstructions, Mary parviendra à découvrir le peu reluisant envers du décor. Et ce sera certainement une des enquêtes les plus surprenantes de sa carrière.

9782844920690fs

La Twingo de Mary Lester suivait maintenant une route montant entre deux bois de sapins sombres. Bientôt elle atteindrait le sommet des Montagnes Noires, au cœur de l’Argoat. C’était une belle route, bien goudronnée sur laquelle, par endroits, les bagnoles pouvaient taper le cent vingt, peut-être même le cent cinquante, sans être inquiétées par la maréchaussée.

La maréchaussée réservait ses contrôles de vitesse à la double voie qui menait de Brest à Quimper. Là, les voitures étaient plus nombreuses et il y avait plus de délinquants potentiels.

Mary Lester était en vacances et elle filait allégrement vers Roscoff où une bande de copains et de copines l’attendaient pour un séjour sur l’île de Batz. Pourquoi avait-elle pris ce chemin de traverse au lieu d’emprunter la voie express?

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE

Dans un style toujours aussi agréable à lire, l’auteur nous emmène dans la Bretagne profonde, celle de l’Ankou (la mort), la gwrac’h (la sorcière), la sorcellerie et les rebouteux. Une plongée dans cette Bretagne des contes et légendes où la frontière entre le surnaturel et la réalité est très fine…

C’est un des meilleurs romans de Jean Failler que j’ai lu jusque maintenant, jusqu’aux derniers chapitres le lecteur est impatient de connaître la fin.

Vous aimez la Bretagne, les sorcières, les rebouteux et tout ce qui est un peu mystérieux, alors courrez et réservez « La Bougresse » de Jean Failler.

Larmor Baden

Petite escapade à Larmor Baden, la commune se situe au bord du golfe du Morbihan, à 14 km de Vannes et à 14 km d’Auray. Sa superficie est de 420 hectares dont 396 hectares pour la partie émergée. Larmor-Baden possède 4 îles sur son territoire, l’île de Berder, reliée au continent par une chaussée submersible, l’île de Gavrinis, l’île Longue et Radenec. Le marais de Pen an Toul occupe environ 42 hectares à l’intérieur du territoire communal. Une digue, dite Pont de Pen an Toul, équipée de vannes, permet de contrôler la hauteur de l’eau dans le marais.

Sources: Wikipédia.

Si vous avez l’occasion de passer dans ce petit village, vérifier les horaires des marées pour savoir si vous avez le temps de faire un petit détours sur l’île Berder, après un petite promenade sur le sentier nous voilà arrivés au port, la chaleur étouffante même au bord de l’eau nous oblige à rejoindre la voiture, l’accès sur l’île étant impossible puisque la chaussée est sous l’eau.

Petit rafraîchissement dans une salle d’exposition où un peintre nous fait découvrir son art.

larmor-baden1040larmor-baden1041larmor-baden1042larmor-baden1043larmor-baden1044

C’est un petit coin sympa loin des grandes villes où il fait bon vivre et se promener.

 

Dolmen de la loge au loup.

Le dolmen de la Loge au loup  est un mégalithe situé sur la commune de Trédion (Morbihan), au lieu-dit Coëtby, dans une zone très riche en sites mégalithiques. Malgré sa dénomination usuelle, il s’agit plus d’une allée couverte qu’un dolmen classique. Il aurait été érigé il y a plus de 4 500 ans.

Le dolmen de la Loge au loup a ceci de particulier que son allée arc-boutée est composée de deux rangées de pierres de support inclinées vers l’intérieur. Cette particularité a donné lieu à plusieurs interprétations, mais il semble qu’il s’agisse d’une technique architecturale délibérée, plus récente que celle des dolmens à couloir.

Le dolmen mesure 9 mètres de longueur, pour 1,5 mètre de largeur. Il comprend une grande dalle de couverture et une importante dalle de chevet fermant la chambre. Son entrée est orientée vers l’est-sud-est.

Sources: Wikipédia.

dolmendelarocheauloup4dolmendelarocheauloup3dolmendelarocheauloup2

Comme vous pouvez le remarquer les chênes qui poussent sont en train de modifier la structure de l’édifice.

Sur la commune de Trédion, vous avez aussi un beau château, dont un appartement était à vendre lors de notre petite escapade.

tredion5

Château de Trédion, environ 1350.

tredion7

Bourg de Trédion.

tredion2.JPG

L’église Saint-Martin du XIXe siècle.

 

 

Retour sur les plages d’Aradon.

Lors de mon petit séjour en Morbihan, j’ai pu profiter du bon air marin des cotes bretonnes, le petit sentier qui longe la mer permet de se promener tranquillement grâce à la loi littoral.

Il arrive parfois qu’à marée haute le chemin soit submergé et donc la seule solution est de faire demi-tour, surtout au mois de février.

Nous nous sommes rendu sur la commune d’Aradon, qui est tout proche de Vannes et après avoir rangé le véhicule nous avons emprunté le fameux sentier. C’est une promenade facile on longe la plage et on traverse quelques petites criques, il y a l’odeur des pins, les embruns marins et on rencontre de sympathiques petits échassiers parfois.

A partir du mois d’avril, les agents municipaux entretiennent les plages accessibles du littoral et ramassent plus de 600 m3 d’algues sur la commune. Le ramassage est effectué une fois tous les 15 jours.

Nous avons été obligé de faire demi-tour à cause de la marée mais de toute façon nous avions déjà bien marché et il était l’heure de rentrer à la maison.

Durant notre séjour, nous avons visité la réserve naturelle de Séné, nous avons vu d’assez loin quelques oiseaux de passages, aigrette garzette, spatule, cygne, sarcelle d’hiver,..  Le Golfe du Morbihan est un superbe terrain de jeu pour les amoureux de la nature et nous sommes loin d’avoir fait le tour, dans une prochaine escapade peut-être ?

 

 

 

Petite escapade sur l’Ile d’Arz.

Pour une parenthèse détente, les nombreuses plages qui jalonnent les 18 km de linéaire côtier de l’île vous offrent l’embarras du choix. Selon les vents, les marées et … votre envie, profitez des plaisirs de la baignade quelle que soit l’heure de la journée. C’est simple, quand on sait que la mer n’est jamais à plus de 400 mètres !! Nous n’avons pas poussé jusqu’à la baignade en cette fin février 2018. Et pour ponctuer votre séjour sur l’île d’Arz d’une note de curiosité, la traversée de la digue du moulin de Berno s’impose. Ce magnifique moulin à marée a été restauré par une équipe de bénévoles passionnés et rappelle aujourd’hui l’activité minotière de l’île au Moyen-Age. Histoire et beauté des lieux se conjuguent ici et font le bonheur des ildarais et des promeneurs !Alors, si l’île d’Arz est petite par sa superficie (324 hectares), les activités ne manquent pas ! Entre balades à vélo, promenades en famille, découverte de la faune et de la flore, visite du musée « Marins et capitaines » et activités nautiques, vous ne verrez pas le temps passé ! L’île d’Arz est une invitation à la plénitude et à la sérénité, pour des vacances inoubliables en Morbihan !

Sources: ICI.

Après une petite traversée d’un petit quart d’heure en bateau nous voila débarqués sur l’Ile d’Arz, petite découverte par la cote ouest. Nous avons eu la chance de voir des centaines de Bernaches qui étaient sur le point de repartir en Sibérie, de découvrir le moulin à marée qui fonctionnait sans électricité et sans énergie nucléaire. J’ai quand même remarqué que la petite ile est équipée des fameux compteurs Linky.

 

Une belle balade sous le soleil breton, même si il ne faisait pas chaud à cause du vent.

Une dernière petite promenade…

Entre le Golfe du Morbihan et la Baie de Quiberon, Locmariaquer porte toujours son regard sur l’océan et respire la Bretagne traditionnelle.
Authentique village breton, Locmariaquer dévoile, en marge de ses plages de sable, un patrimoine attachant avec son village de vieilles maisons, son port pittoresque, son marché estival au bord du Golfe du Morbihan, son labyrinthe de ruelles, ses mégalithes, son église paroissiale et ses chapelles.

locmariaquer9locmariaquer10locmariaquer17locmariaquer25

Vers 3 000 – 2 500 ans avant J.-C.
Construite face à l’océan,

locmariaquer31

cette sépulture appartient à la catégorie des allées couvertes. Longue de 24m, elle présente un coude à 120 °, une cellule terminale et un cabinet latéral.


Fouillée à de nombreuses reprises dès 1813, elle n’a apparemment pas livré de mobilier exceptionnel, mais tous les chercheurs se sont intéressés aux nombreuses gravures qu’elle contient. A l’origine, 13 supports étaient signalés comme gravés, aujourd’hui seuls 5 restent lisibles.
Ces gravures sont inscrites dans une sorte de cadre rectangulaire ou ovalaire, mais l’intérieur de la représentation varie à chaque fois. Si la forme générale rappelle certaines « idoles en écusson », il reste difficile d’identifier avec certitude ces représentations.

locmariaquer39
On sait qu’à l’origine, le monument était englobé dans un tertre très compact, mais celui-ci fut détruit par un fouilleur en 1814. Une première restauration eut lieu en 1893, la dernière dans les années 70 (de cette époque datent des dalles de couverture « striées »).
Le bloc redressé à l’entrée était en fait probablement une des dalles de couverture. Il est orné de cupules. L’allée couverte est un dolmen démesurément long composé d’une chambre unique. Son plan correspond à celui d’un long couloir.
L’allée couverte est extrêmement longue, alors que sa largeur et sa hauteur de voûte sont faibles. Selon Jean L’Helgouach, l’allée couverte est généralement divisée en deux parties d’inégales longueur par une dalle transversale séparant la chambre (cella) de l’anti-chambre (antecella).
L’antichambre ne peut être plus haute que la chambre. L’entrée est toujours située dans l’axe du monument.
Comme tout dolmen, les parois latérales sont délimitées par des orthostates (pierres dressées, plantées à la verticale ou sur chant).

Sources: ici et .

Locmariaquer est un joli petit village qui mériterait bien une visite un peu plus longue, mais en trois jours il faut se faire une raison. Ce sera pour une prochaine fois.

La Pointe des Émigrés à Vannes.

La pointe des Émigrés s’appelait au XVIIIe siècle, Pointe Kérero.

pointe-des-emigres

Le nom de la pointe des Émigrés rappelle l’exécution des 259 Émigrés fusillés à Vannes en 1795 après l’échec du débarquement de Quiberon.

Le débarquement des émigrés à Quiberon commença le 23 juin 1795 et fut définitivement repoussé le . Organisé afin de prêter main-forte à la Chouannerie et à l’armée catholique et royale en Vendée, il espérait soulever tout l’Ouest de la France afin de mettre fin à la Révolution française et de permettre le retour de la monarchie. Cette opération militaire de contre-révolution eut un grand retentissement, et porta un coup funeste au parti royaliste.

Sources: Wikipédia.

Cet espace vert protégé d’environ 30 hectares (dont 10 hectares de marais), est situé dans le quartier de Conleau, le long de la Marle. Il culmine à 11 mètres. Avec les rives du Vincin, un site voisin situé de l’autre côté de la presqu’île de Conleau, il forme un ensemble protégé de 70 hectares. La pointe des Émigrés est sillonnée de plusieurs sentiers pédestres totalisant environ 3 kilomètres.

Petite promenade sympa à quelques centaines de mètres du centre de Vannes, le site est protégé par le Conservatoire du littoral depuis 1986. Il est composé de plusieurs paysages : marais, lande, pinède, prés salés, vasière, prairie. On y rencontre de nombreuses espèces d’oiseaux : héron cendré, bécassine des marais, etc. Les plantes caractéristiques du site sont le millepertuis perforé, la mauve musquée, la renoncule des marais, les orchidées sauvages, le jonc, le saule, etc.