Une dernière petite promenade…

Entre le Golfe du Morbihan et la Baie de Quiberon, Locmariaquer porte toujours son regard sur l’océan et respire la Bretagne traditionnelle.
Authentique village breton, Locmariaquer dévoile, en marge de ses plages de sable, un patrimoine attachant avec son village de vieilles maisons, son port pittoresque, son marché estival au bord du Golfe du Morbihan, son labyrinthe de ruelles, ses mégalithes, son église paroissiale et ses chapelles.

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Vers 3 000 – 2 500 ans avant J.-C.
Construite face à l’océan,

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cette sépulture appartient à la catégorie des allées couvertes. Longue de 24m, elle présente un coude à 120 °, une cellule terminale et un cabinet latéral.


Fouillée à de nombreuses reprises dès 1813, elle n’a apparemment pas livré de mobilier exceptionnel, mais tous les chercheurs se sont intéressés aux nombreuses gravures qu’elle contient. A l’origine, 13 supports étaient signalés comme gravés, aujourd’hui seuls 5 restent lisibles.
Ces gravures sont inscrites dans une sorte de cadre rectangulaire ou ovalaire, mais l’intérieur de la représentation varie à chaque fois. Si la forme générale rappelle certaines « idoles en écusson », il reste difficile d’identifier avec certitude ces représentations.

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On sait qu’à l’origine, le monument était englobé dans un tertre très compact, mais celui-ci fut détruit par un fouilleur en 1814. Une première restauration eut lieu en 1893, la dernière dans les années 70 (de cette époque datent des dalles de couverture « striées »).
Le bloc redressé à l’entrée était en fait probablement une des dalles de couverture. Il est orné de cupules. L’allée couverte est un dolmen démesurément long composé d’une chambre unique. Son plan correspond à celui d’un long couloir.
L’allée couverte est extrêmement longue, alors que sa largeur et sa hauteur de voûte sont faibles. Selon Jean L’Helgouach, l’allée couverte est généralement divisée en deux parties d’inégales longueur par une dalle transversale séparant la chambre (cella) de l’anti-chambre (antecella).
L’antichambre ne peut être plus haute que la chambre. L’entrée est toujours située dans l’axe du monument.
Comme tout dolmen, les parois latérales sont délimitées par des orthostates (pierres dressées, plantées à la verticale ou sur chant).

Sources: ici et .

Locmariaquer est un joli petit village qui mériterait bien une visite un peu plus longue, mais en trois jours il faut se faire une raison. Ce sera pour une prochaine fois.

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La Pointe des Émigrés à Vannes.

La pointe des Émigrés s’appelait au XVIIIe siècle, Pointe Kérero.

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Le nom de la pointe des Émigrés rappelle l’exécution des 259 Émigrés fusillés à Vannes en 1795 après l’échec du débarquement de Quiberon.

Le débarquement des émigrés à Quiberon commença le 23 juin 1795 et fut définitivement repoussé le . Organisé afin de prêter main-forte à la Chouannerie et à l’armée catholique et royale en Vendée, il espérait soulever tout l’Ouest de la France afin de mettre fin à la Révolution française et de permettre le retour de la monarchie. Cette opération militaire de contre-révolution eut un grand retentissement, et porta un coup funeste au parti royaliste.

Sources: Wikipédia.

Cet espace vert protégé d’environ 30 hectares (dont 10 hectares de marais), est situé dans le quartier de Conleau, le long de la Marle. Il culmine à 11 mètres. Avec les rives du Vincin, un site voisin situé de l’autre côté de la presqu’île de Conleau, il forme un ensemble protégé de 70 hectares. La pointe des Émigrés est sillonnée de plusieurs sentiers pédestres totalisant environ 3 kilomètres.

Petite promenade sympa à quelques centaines de mètres du centre de Vannes, le site est protégé par le Conservatoire du littoral depuis 1986. Il est composé de plusieurs paysages : marais, lande, pinède, prés salés, vasière, prairie. On y rencontre de nombreuses espèces d’oiseaux : héron cendré, bécassine des marais, etc. Les plantes caractéristiques du site sont le millepertuis perforé, la mauve musquée, la renoncule des marais, les orchidées sauvages, le jonc, le saule, etc.

Pointe de Penboch à Arradon.

La pointe d’Arradon est une presqu’île d’environ 700 mètres de long sur 200 mètres dans sa partie la plus large qui offre une vue panoramique sur le golfe du Morbihan, une mer intérieure d’une largeur de 20 kilomètres parsemée de nombreuses îles et îlots.

Ici nous sommes à la Pointe de Penboch, un petit coin sympa, déserté par les touristes durant ce mois d’Octobre. Le soleil était encore au rendez-vous et nous avons pu faire quelques clichés.

Situé à quelques kilomètres de Vannes, abrité au fond du Golfe du Morbihan, Arradon est une ville située entre terre et mer. Sur un territoire de 1849 ha, le paysage est riche et varié : bois, campagne, côte maritime avec 15 km de littoral. Trois îles sont également rattachées à la commune. Plusieurs explications sont avancées pour expliquer l’étymologie du nom Arradon. Il remonterait probablement à l’époque de la Gaule indépendante et viendrait du celtique aradunum , « la colline d’Ara ».
Arradon se compose de ar (ou er ) et de raden signifiant la fougère ou la fougeraie. Cette origine est justifiée par l’immense quantité de landes ou de fougères présente sur la commune autrefois.
Décomposition du nom Arradon :
ar = article
ra = passe ou passage
don = profond
Arradon = la passe profonde

Cette définition est justifiée par la présence de l’une des plus profondes passes du Golfe de Morbihan entre Arradon et l’Ile-aux-Moines (14 mètres de profondeur).

Sources: ICI.

La piscine de Conleau… la réponse.

La plage de sable de la piscine de Conleau à Vannes est située sur la presqu’île de Conleau. Cette piscine avec de l’eau de mer a une fréquentation très importante en été car à la différence des plages, elle ne subit pas les marées. L’environnement est agréable avec en bordure une belle pinède et en face la vue sur le port de Conleau. L’espace de baignade est vaste mais la plage est petite.

Un renouvellement de l’eau quotidien, « La piscine de Conleau reste un espace marin, donc vivant». En 2016, lors d’une vidange, elle a permis d’extraire « entre cinq et six tonnes d’algues vertes ». Les plantes aquatiques n’étaient pas innocentes, ils ont trouvé beaucoup d’anémones de mer à l’intérieur, si bien que lorsqu’ils les attrapaient, cela piquait les mains ».

Le bassin bénéficie d’un nettoyage naturel quotidien avec les marées.
Lorsqu’il n’y a pas d’apport d’eau, une pompe est utilisée. « 150 m3 d’eau sont ainsi changés grâce à elle », précise Yann Le Gal, du pôle technique.

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Alors oui, la réponse était bien une piscine à l’eau de mer mais elle se remplit avec la marée lorsque c’est possible.

Ligia oceanica.

Ligia oceanica est un isopode abondant à la limite supérieure de l’estran rocheux. Sa taille moyenne maximale est de 2,5 à 3 cm, sa largeur avoisine le centimètre. L’animal est à peu près deux fois plus long que large. Son corps, ovale et aplati dorso-ventralement, se compose de segments articulés. Sept segments thoraciques portent ventralement une paire de pattes marcheuses (les péréiopodes, tous identiques) et dorsalement une plaque chitineuse. L’abdomen (ou pléon) porte quant à lui cinq plaques. Les douze plaques se chevauchent partiellement, comme les tuiles d’un toit. Leur surface est granuleuse.
A l’avant, la tête, porteuse d’une paire de longues antennes tactiles articulées et d’une paire de gros yeux noirs à facettes.
A l’arrière, le telson, porteur de deux longs uropodes effilés et biramés caractéristiques.
La couleur de l’animal est variable : ocre, vert olive, grise, noire. Elle n’est pas uniforme, mais ponctuée de petites taches.

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Voila une petite bête qu’on peut rencontrer dans le Golfe du Morbihan. La ligie se déplace très rapidement : elle peut atteindre une vitesse de 1,5 km/h.
La ligie est à même de se fondre dans son environnement, grâce à des cellules dermiques remplies de pigments, les chromatophores. De nuit, ces cellules sont contractées : la ligie est claire. De jour, ces cellules se relâchent, donnant à l’animal une couleur ocre, verte ou sombre, souvent tachetée : la ligie adopte plus ou moins la couleur du substrat et passe inaperçue.
Si malgré tout elle est repérée par un prédateur, elle adopte une posture de défense, en se roulant en boule.
Cet isopode, imparfaitement adapté à la vie terrestre du fait d’une cuticule perméable, a mis au point une technique efficace de thermorégulation : dans les failles ou sous les pierres, à l’ombre, elle se gorge d’eau. Elle s’expose ensuite en plein soleil, et cette eau s’évapore : l’animal se rafraîchit.

Sources: ICI.

Vous l’aurez compris, nous n’étions pas en Bretagne juste pour voir des bateaux 😀