Dépoussiérage des archives…

La varicelle.
Il était une fois, il y a bien longtemps un petit garçon qui était cloitré à la maison parce que sa sœœur lui avait refilé la varicelle.
Un petit rappel des symptômes de cette maladie pour ceux ou celles qui ne l’ont pas attrapée.
Les boutons se présentent sous forme de petites tâches rosées de 3 mm de diamètre environ qui se transforment assez rapidement en petites cloques remplies d’un liquide transparent avec parfois une rougeur autour et de fortes démangeaisons accompagnent cet état.
Les poussées de boutons de varicelle s’étalent par palier : deux ou trois bouton au coucher le soir pour se réveiller avec le thorax rempli de bouton.
Les boutons apparaissent généralement tout d’abord sur le thorax, sur le front puis s’étendent parfois de manière spectaculaire sur les jambes, les bras, le buste.
Au bout de 48h00 après leur apparition, les boutons séchaient et une petite croûte se forme au centre avant de tomber au bout de 8 jours environ.
Enfin toujours est-il que j’étais coincé à la maison quand soudain c’était le remue ménage dehors, les quelques poules que nous avions courraient partout en criant alors qu’elles étaient sagement enfermées dans le poulailler.
Deux chiens de chasse venaient de sauter par dessus le grillage, coursaient les petits volatiles, de la fenêtre je pouvais observer la scène, j’ai appelé maman pour lui dire ce qui se passait, après un rapide coup d’œœil par la fenêtre et devant les dégâts qu’elle pouvait mesurer, elle s’est jetée sur le téléphone pour appeler la police.
Ma petite sœœur pleurait toutes les larmes son corps en voyant toutes les plumes voler et les corps meurtris des pauvres bêtes allongés sur le sol.
Découvrant peu à peu le carnage qui était en train de se jouer, je suis allé dans la chambre des parents, j’ai ouvert l’armoire où mon père rangeait la carabine , j’ai pris l’arme avec la boite de cartouches et je suis allé à la fenêtre.
J’ai ouvert, pointé l’arme chargée en direction des monstres, deux setters, un irlandais et l’autre anglais, j’avais le doigt sur la détente prêt à faire feu, un des chiens dans ma ligne de mire.
Ma mère en communication avec les services de police me disait :
Ne tire pas !!!
à l’autre bout du fil l’agent demandait:
Qui veut tirer ?
Je n’ai pas tiré, toutes les poules sont mortes sauf une qui avait réussi à se cacher dans les feuilles, les chiens sont partis comme ils étaient venus, nous avons retrouvé les propriétaires qui nous ont indemnisé une misère alors que nous avions perdu tous nos volailles, nous n’avons jamais revu les chiens et nous n’avons plus eu de poules à la maison.
Bien plus tard, nous avons eu des pigeons mais c’est une autre histoire.

C’est une véritable histoire, je crois bien que c’est depuis ce moment que j’ai compris que nous ne vivions pas dans le même monde que ces bourgeois et leurs chiens d’outre Manche.

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