L’awalé.

Je ne suis pas un grand joueur mais j’aime fabriquer et j’ai trouvé sur le web un jeu africain qui s’appelle : l’awalé.

Il est souvent fabriqué en bois mais on peut s’en faire une version pour rien en recyclant une boite vide de 12 œufs, j’ai testé et j’ai été déçu.

Alors je me suis transformé menuisier africain pour quelques minutes, dans le sous-sol j’ai trouvé un vieux morceau de bois exotique et je me suis attaqué à la construction du jeu.

Rien de bien compliqué, il faut faire six cavités pour recevoir les graines de chaque coté de la planche qui seront le nord et le sud.

awalé

Avec une mèche à bois de 18mm, j’ai creusé la base de mes cavités, pour cela j’ai utilisé ma perceuse à colonne maison.

Ensuite, c’est avec une gouge à bois que j’ai agrandi le creux car c’était un peu juste pour mettre plus de 5 haricots.

awalé

Un peu d’huile de lin après une petite séance de polissage et voilà un jeu écolo qui occupera un moment. J’utilise des vieux haricots comme graines.

Vous pouvez télécharger une des règles du jeux ici, mais il faut savoir qu’elle varie selon les régions.

Si vous ne voulez pas construire le jeu vous toujours tenter de jouer sur votre ordinateur.

awalé sur ordinateur.

Le fumoir d’Anatole, suite 3…

Je poursuis toujours la construction de mon fumoir artisanal, pour le moment c’est le bruleur qui prend un peu de temps, comme vous l’avez vu dernièrement j’ai fabriqué une porte et j’avais fait une seule lumière pour l’alimentation en air pour la combustion du bois ou de la sciure, j’en ai ajouté une deuxième qui reste ouverte en permanence (à voir lors des prochains essais).

J’ai remarqué que mon bruleur manquait de stabilité alors je lui ai greffé deux pattes supplémentaires, cela augmente un peu la hauteur de la sortie de cheminée et surtout il risque moins de faire la culbute durant la chauffe.

Je ne vous avais pas mis la photo du raccord de tuyau que j’ai bricolé avec une boite de conserve et deux rivets pops.

J’ai fabriqué une grille de sole ou grille foyère qui permet une meilleur combustion grâce l’appel d’air, puis une élimination rapide des cendres par les percées que j’ai fait.

Pour le raccord du tuyau flexible et le tonneau, j’ai procédé à une petite consolidation puisque j’ai taillé les planches du fond, le flexible est bloqué à l’intérieur par une tige traversante.

Voila où j’en suis à la fin du mois de mars, je vais penser à mettre à l’abri quelques morceaux de poirier pour les prochaines fumaisons durant l’automne, mais en attendant il faudra que je fasse quelques tests. J’ai fait un premier essai qui m’a permis de faire de la fumée pendant presque 4 heures avec juste quelques morceaux de châtaignier et c’était avant les améliorations dont je viens de parler.

Hôtel à insectes…

Je vous avais montré il y a quatre ans le petit hôtel à insectes que j’avais construit de mes petites mains, il est toujours debout et aujourd’hui j’ai eu l’occasion de voir une famille de locataire.

Curieux petit insecte, le gendarme fait partie de la famille des pyrrhocoridées. Il est connu sous plusieurs noms comme Pyrrhocoris apterus, le soldat ou encore le suisse. Ces noms font référence aux tenues des gardes militaires rouge-orangé et noir dans les années 1750. Le gendarme est avide de chaleur, ce qui lui vaut d’autres surnoms comme la punaise rouge, le cherche-midi ou la punaise au corps de feu.

Sources: Rustica.

Le soldat constitue un allié précieux pour l’entretien du jardin. Ils aident à protéger le potager et les plantes des insectes nuisibles comme les pucerons, les cochenilles et bien d’autres encore en les mangeant. De plus, les gendarmes ont un rôle important dans la préservation de l’écosystème en aidant les feuilles mortes et les cadavres d’insectes à se décomposer plus rapidement.

Alors leurs construire une petite maison en vaut bien la peine.

Une fois n’est pas coutume…

Vous connaissez mon amour du bricolage et je vous montre souvent les produits dans leurs phases finales, alors aujourd’hui je vais vous montrer les quelques déboires qui sont venus perturber mon projet.

premier prototype.

Voila donc la première pièce que j’avais fabriqué, c’était plutôt bien fait, l’alignement des trous n’était pas trop mal. Mais lorsque j’ai voulu placer les brosses à dents dans les trous ils n’étaient pas assez large, lorsque j’ai agrandi la sanction a été sans retour.

deuxième prototype.

Pour ce deuxième porte-brosses à dents, c’est l’alignement qui n’est pas terrible et puis les manches de brosses ne rentrent toujours pas puisqu’après une petite enquête il s’avère qu’au plus épais il faut compter jusqu’à 15 millimètres et ici je n’ai en ma possession d’un foret de 12.

troisième essai.

Pour ce troisième essai je ne suis pas loin du résultat, il faudra encore quelques petits coups de lime mais je pense que ce sera le dernier pour le moment.

version finale ?

J’ai réduit le nombre de trous pour les brosses et j’ai taillé une nouvelle forme.

Comme à mon habitude, les prototypes sont taillés dans des morceaux de bois résultat du recyclage, pour l’occasion un vieux portail en bois exotique qui avait pris sa retraite après vingt ans de bons et loyaux services.

Voila mon dernier essai, je me suis rendu compte qu’il y avait des brosses à dents de diverses tailles au niveau du manche, alors on se retrouve par moment avec la brosse qui rentre à peine et d’autres où c’est l’inverse car elle n’est stoppée qu’avec la touffe de poils.

Ce n’est donc pas l’objet idéal pour faire sécher sa brosse à dents et chez nous le gobelet en verre a encore de bons jours devant lui.

Le mérelle…

Alors que je feuilletais un livre sur les Celtes à la bibliothèque, j’ai vu qu’ils parlaient de jeux anciens, comme le Mérelle, dans l’exemple ils fabriquent la table et les pions en terre mais je n’en avais pas sous la main.

J’ai donc récupéré un morceau de planche dont j’ai découpé en carré, pour faire les pions c’est dans des bouchons de liège que j’ai taillé les rondelles, que j’ai peint avec un vieux vernis à ongle, 9 vert et 9 rose.

mérelle en bois.

J’ai récupéré un boite de caramels breton qui était vide, je me demande qui les a mangés 🙂 .

Pour garder à porter de main la règle du jeu j’ai installé une petite pochette au dos pour l’insérer et j’ai mis quatre coussins en feutrine.

règle du jeu.

Jeu de plateau :

9 pions d’une couleur et 9 pions d’une autre.

But du jeu :

Aligner 3 pions d’une même couleur sur une ligne, pour manger successivement 7 pions à l’adversaire.

Phase 1 (déplacement) :

Les joueurs jouent à tour de rôle. Le joueur qui commence est tiré au hasard. Pendant les 9 premiers tours, chaque joueur place un pion. Si un alignement de 3 pions (en suivant le tracé) est formé, un pion adverse est capturé. Un pion dans un alignement constitué est protégé, il ne peut être mangé.

Phase 2 (mouvement) :

A partir du 10ème tour, à tour de rôle, chaque joueur déplace un pion vers le point le plus proche. Lorsqu’un joueur parvient à aligner 3 pions de sa couleur, il mange un pion à l’adversaire (sous réserve que celui-ci ne soit pas dans un alignement constitué).

Je suis encore un grand gamin…

Voila ma dernière idée en date c’est de fabriquer avec trois fois rien un cerf-volant, pas un truc pour faire des acrobaties mais un truc qui pourrait tenir dans les airs.

Pour ce faire j’ai utilisé un sac poubelle de 30 litres, du ruban adhésif, de la ficelle, un petit morceau de planche pour faire un dévidoir et j’ai découpé deux baguettes dans une cagette récupérée sur le marché pour rigidifier la voilure.

Le modèle est « La luge » un cerf-volant qui s’ouvre en plein vent grâce à une longue bride, ma source d’inspiration est tirée de la revue « Fleurus idées » « fabriquer des cerf-volants » et qui a été imprimée durant les années 1994.

Aujourd’hui, pas de vent régulier et c’est par bourrasques entre deux averses que j’ai pu tester la bonne marche de l’engin.

Pour clore ce billet, une petite photographie de votre serviteur entre deux gouttes d’eau.

Cerf-volant.

Pour ceux qui voudraient se lancer dans la construction, un petit croquis avec les dimensions en centimètres.

luge anatole.

Petite commande…

J’ai fait découvrir le bomboleo, les gamins étaient heureux de cette découverte et c’est comme cela que je me suis retrouvé volontairement avec une commande sur les bras, mais vous le savez, bricoler c’est mon occupation favorite.

Alors je ne vais pas dire que tout roule sur les roulettes, lorsque j’ai découpé mon plateau je me suis rendu compte qu’il y avait un gros nœud sur la face opposé, entrainant par la même des soucis d’équilibre que j’ai du résoudre tant bien que mal.

Pour cette fois j’ai taillé un dé dans du buis, les points après avoir été marqués à la perceuse ont été remplis d’un vieux vernis à ongle.

dé en buis.

Pour la potence, un petit morceau de tasseau en pin et un tourillon en laurier qui me tendait les bras.

tourillon en laurier.

Les cales à poser sont en buis et en hêtre pour varier la densité et le poids.

Le pied est en sapin.

Une petite couche d’huile de lin pour faire ressortir les veines du bois.

Terrine à l’ancienne

L’autre jour on m’a proposé un morceau de sanglier et comme vous le savez les cadeaux je ne refuse jamais même si parfois ils envahissent mon sous-sol.

Ici le morceau aurait pu finir dans le congélateur mais j’ai eu l’idée de le cuisiner en terrine, alors j’ai sorti mon hachoir à l’ancienne et la vieille terrine en terre cuite de la belle-mère. Je ne suis ni boucher ni charcutier mais j’aime bien faire la cuisine.

Après avoir mariné durant une bonne nuit je me suis donc attelé à l’épreuve la plus physique du projet, c’est à dire le hachoir manuel.

Voila donc l’engin que j’ai du modifier puisque le système de fixation ne s’ouvrait pas assez pour tenir sur ma table de cuisine.

Ingrédients pour 8 à 10 personnes environ

700 g de viande de sanglier (épaule par exemple)

300 g de viande de porc (échine)

320 g de poitrine de porc fumée ou pas selon ce que vous aimez

1 œuf

1 peu d’alcool (prune pour l’occasion)

Des noisettes (si vous voulez)

Pour la marinade

1 gros oignon

1 carotte

2 à 3 gousses d’ail selon la grosseur

thym, laurier, romarin, persil

1 c c de sel environ (en principe 13 g de sel par kilo de viande)

1 grand verre de vin rouge

1 c c d’épices

huile d’olive

La recette

La veille de la cuisson, préparer la marinade…

  • Éplucher l’ail et l’oignon et tous les légumes, les laver et les couper en petits morceaux.
  • dans un grand saladier, verser le vin rouge, l’huile d’olive, le sel, les épices et les aromates.
  • Placer les morceaux de viande coupés en morceaux et bien les remuer de façon à ce que la marinade les imprègne…
  • Placer votre plat au frais pour au moins 12 heures. N’oubliez pas de remuer de temps en temps pour que votre viande soit bien aromatisée.

Le lendemain

  • Bien égoutter la viande.
  • Si vous avez un vieux hachoir de grand-mère c’est idéal pour hacher la viande, ajouter l’œuf battu, l’alcool, les noisettes, les aromates et mélanger bien.
  • Pendant ce temps filtrer la marinade longuement et n’oubliez pas de la poivrer. Vous pouvez au dernier moment lui incorporer des baies de genièvre moulues.
  • Tapisser un moule spécial pâté sur le fond et sur les côtés avec la poitrine de porc (en garder une pour le dessus).
  • Incorporer une couche de viande, recouvrir de marinade, et ainsi de suite jusqu’à ce que toute la viande soit bien tassée dans le moule et que toute la marinade soit incorporée.
  • Recouvrir avec la dernière poitrine.
  • Fermer le couvercle de votre moule.
  • Mettre au four à 150-160° au bain-marie pendant environ 1 heure 30 à 2 heures selon quantité.
  • Laisser bien refroidir avant d’enlever le couvercle…

Après une bonne journée de repos au frais nous avons pu déguster cette terrine avec quelques cornichons et ce n’était pas mauvais d’après les premiers retours.

Vous remarquerez que dans le verre de Châtel Guyon c’est le volume d’alcool de prune qui a participé à l’élaboration de la recette.

Partie deux du projet fou…

Ce matin j’ai reçu les mécaniques pour installer sur mon projet de banjo, 9,85€ pour les six et j’en ai utilisé seulement quatre, c’est tout ce que j’ai dépensé pour ce bricolage, tout le reste était en attente d’une seconde vie.

Voila donc l’engin dans sa phase terminale, je ne sais pas si j’installerais une sangle, cela dépendra de ce que je vais pouvoir trouver.

Il y aura peut-être une troisième partie.

J’attends le musicien de la famille pour tester l’instrument.