Seules les bêtes

Nous voila revenu sur le Causse, au cœur de la France profonde et rurale.

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.
Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le cœur des hommes.

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Lorsque j’ai ouvert ce roman, j’étais loin de savoir jusqu’où l’histoire allait m’emporter, j’ai bien aimé ce livre où l’on parle du mal-être des paysans, de leurs conditions de vie dans ce monde rural et puis on comprend aux fils des pages qu’un petit mensonge peut avoir de sérieuses répercutions, je ne vous en dis pas plus et je vous conseille de le lire.

 

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