Le cimetière militaire britannique et indien de La Chapelette

Le cimetière militaire britannique et indien de La Chapelette, à Péronne, contient cinq cent soixante-dix-sept tombes dont celles de deux cent sept Britanniques et trois cent vingt Indiens. D’avril 1917 à mars 1918, puis en septembre, plusieurs postes de secours étaient installés à La Chapelette.
Située au bord de la N17, en provenance de Villers-Carbonnel avant d’entrer à Péronne, cette nécropole contient 577 corps (207 Britanniques, 49 Australiens, 1 Néo-Zélandais et 320 Indiens) auxquels il convient d’ajouter 3 travailleurs de l’Egyptian Labour Corps. Il s’agit en fait de deux cimetières dont l’entrée est commune.

La Chapelette est un ancien hameau proche de Péronne qui est, aujourd’hui, un des quartiers de cette ville. Occupée le 18 mars 1917 par les troupes britanniques, Péronne sera perdu un an après, le 23 mars, lors de l’offensive allemande en Picardie et il faudra attendre le 1er septembre pour que la ville soit définitivement libérée.
D’avril 1917 à mars 1918, sans oublier une courte période en septembre de la même année, plusieurs postes de secours ont été installés à « La Chapelette » et c’est dans cette nécropole qu’ont été inhumés les hommes n’ayant pas survécu à leurs blessures.

Sources: http://www.picardie1418.com/

La Première Guerre mondiale est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s’étendant ensuite à plusieurs continents de 1914 à 1918.

Considérée comme un des événements marquants du XXe siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu’alors. Elle a impliqué plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions que toute autre guerre antérieure. Plus de soixante millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ dix millions de civils et militaires sont morts et environ vingt millions ont été blessés.

La Picardie porte encore les cicatrices de ce terrible conflit.

 

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Péronne et le fort Caraby

Le fort Caraby faisait partie d’un système défensif qui entourait la ville au Moyen-Âge. Il devait protéger la partie sud-ouest de la ville, entre Péronne et Sainte-Radegonde, dans une zone marécageuse. Les murets servaient de bâtards d’eau. Lors d’invasions, les gardes ouvraient les vannes, ce qui permettait de créer un obstacle naturel infranchissable  », explique David Desouza, responsable du pôle culturel de la ville.

Des fortifications entouraient la ville.

Ces fortifications ont plusieurs fois été remaniées, comme au XIXe siècle par deux ingénieurs péronnais, père et fils, Jean-Pierre et Fidel-Achille Caraby, juste avant la guerre franco-prussienne de 1870 (dont on peut voir des graffitis sur les murs). «  Mais face à la puissance de l’artillerie moderne, les fortifications ont démontré leur inutilité. Péronne fut envahie et l’empereur Napoléon III abdiqua quelques temps plus tard. En 1906, la ville a décidé de démanteler une partie des fortifications. Ces vestiges sont un atout architectural et historique.  »

Sources: le Courrier Picard.

Nous avons eu l’occasion de nous promener dans la petite ville de Péronne (80200) et par la même occasion nous avons pu faire quelques photographies de l’architecture.

À proximité des étangs du Cam, dans un cadre verdoyant, ces anciens remparts de la ville du Péronne sont visibles depuis quelques semaines. Autrefois recouverts par la végétation et usés par le temps, ces murets en briques rouges surmontés par endroits de « demoiselles » (noms donnés aux tourelles défensives) ont été minutieusement débroussaillés et nettoyés, redonnant ainsi toute sa beauté au lieu.