Remplacement du manche.

Comme je vous disais dans un article précédent je suis dans le travail du bois et je ne sais pas combien de temps cela va durer 🙂

Ce vieux marteau de chez « Amstutz » dont j’avais remplacé le manche ne me satisfaisait pas, je lui avais greffé rapidement une branche de charme mais j’étais déçu du résultat.

Alors puisque le printemps n’est pas encore installé par chez nous je me suis réfugié dans le sous-sol, loin des informations « coronavirus » qui passent en boucle, on se demande quand même si « Manu » ne va pas être obligé de dégainer un nouveau « 49.3 » pour éradiquer la bête.

Il y a quelques années j’ai remplacé un vieux portail en bois qui a tenu quand même plus de vingt ans, et j’avais récupéré les meilleurs morceaux au cas ou.
Un morceau vient de redonner une seconde vie à ce marteau, c’est du bois exotique qui est plutôt joli une fois qu’il a reçu une petite couche d’huile de lin.

Dommage que je n’ai pas de morceau plus épais car j’aurais pu me tailler un beau manche de hache.

Voila la bête nouvellement emmanchée.

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Ces outils qui parlent…

J’ai retrouvé ce vieux marteau dans une caisse, j’avais déjà remplacé le manche il y a un certain temps et puisque je suis dans ma période « apprentissage de la fabrication de manche » je me suis attelé à son remplacement.

En procédant au démontage du vieux manche je me suis aperçu que la marteau n’était gravé pas « made in chine » et qu’il possède un numéro.

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On peut lire « AMSTUTZ et MERCIER » et voir juste au dessus une petite rose.

En faisant quelques rapides recherches on peut savoir approximativement où cet engin a été produit.

L’affaire est reprise en 1930 par René Amstutz, industriel implanté à Villars-sous-Dampjoux (25). En 1936, il reprend l’usine de Fraisans (39) , et transfère le matériel à Pesmes. Outre la gamme des sécateurs, échenilloirs et cisailles à haies, René Amstutz fabrique également du petit outillage (tenailles, cisailles, burins, marteaux divers, tournevis, pinces coupantes). Un bâtiment couvert de sheds est construit dans le second quart du 20e siècle à l’emplacement d’une halle à charbon. Devenue société des Forges de Pesmes en 1963, l’entreprise est transformée en société anonyme en 1971, et dépose son bilan en 1973.

Sources:  Usine métallurgique dite forges de Pesmes.

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Le marteau, à planter les clous de girofles.

Souvenir de mon passage en hôtellerie, le chef de cuisine prenait un malin plaisir à envoyer chercher le marteau à planter les clous de girofles aux jeunes recrues, mais il y a aussi le jour où le plongeur en chef coursait avec une couteau éplucheur le cuistot parce qu’il lui avait donné un gros de tas de vaisselle.

Bon, c’est pas le tout mais revenons à nos moutons, ce matin j’ai voulu raboter avec mon engin de récupération et la courroie d’entraînement s’est coupée, après un petit démontage on peut voir cela.

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Alors c’est foutu pour la fabrication de mon maillet carré.

Je me trouve une autre occupation avec l’assemblage d’un nouveau maillet en bois, j’ai découpé un morceau de chêne pour avoir deux faces parallèles et taillé pour avoir un cylindre à peu près régulier. Dans un morceau d’érable champêtre j’ai fait un manche qui viendra compléter l’engin.

Avec une mèche à bois j’ai percé le cylindre pour y glisser le manche fendu au bout avec une trait de scie, une petite cale en bois viendra se positionner dans la fente.

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On a toujours besoin d’un maillet en bois, pour planter les sardines de tente, les petits tuteurs, pour taper sur le ciseau à bois, enfoncer les clous de girofles…

IMG_3285Sur la photo, vous voyez à gauche la mailloche que j’avais tourné sur mon tour à perche.

Voila donc ce qu’on peut faire lorsque la pluie tombe dans le pays.