Mini noix du noyer…

Alors que j’étais en repérage pour un futur jeu de piste, je suis tombé sur un noyer avec des fruits bien plus petits que ceux que je trouve habituellement, je ne sais pas si c’est une conséquence de la sécheresse ou s’ils sont toujours de cette taille.

mini noix.

J’en ai ramassé une poignée pour voir s’il y avait quelque chose dedans et elles sont bien garnies.

La Carotte sauvage…

La carotte était déjà, au temps des Gaulois, notre légume national, puisque Pline l’appelait pastinaca gallica, c’est à dire « nourriture de Gaulois ». Mais il faudra vraiment attendre le Moyen Âge pour que la carotte soit sur toutes les tables.

Les graines de carotte ont les même vertus propriétés apéritives, digestives, carminatives et galactogènes que celles des autres ombellifères (anis, fenouil).

Actuellement c’est la fin de saison pour les carottes sauvages, mais on trouve encore les petits paniers renfermant les graines.

carotte sauvage

graines de carotte sauvage.

Vous le savez je teste souvent des recettes de cuisine avec des plantes sauvages, je n’ai donc pas manqué de faire des panna-cota à la carotte sauvage.

Dégustation à venir.

panna-cota.

Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas un dessert à tomber parterre, le goût de la carotte c’est un peu perdu, c’est vraiment léger mais cela a le mérite d’avoir été testé.

Et puis j’ ai récupéré des graines qui sont en train de sécher pour servir comme aromatiques.

Sources: Petit Larousse des plantes Médicinales.

la forêt enchante murlin.

Dans le cadre du festival Nuits des Forêts qui se déroule partout en France du 17 au 26 juin nous avons eu l’occasion de visiter le site des établissements Charlois situé en forêt de Bertranges.

Nous avons pu découvrir l’art de la tonnellerie traditionnelle, discuter avec des planteurs de micro-forêt, grimper dans une cabane perchée à 12 mètres de haut, s’entretenir avec des artistes de Street Art dans un cadre original et sympathique.

Si vous avez raté ce premier week-end, il y a encore une session de rattrapage les 25/26 juin 2022, à Murlin dans le département de la Nièvre.

Le cirse des champs.

Très commun, le cirse des champs peuple les friches industrielles, les décharges, les tas de terre, les chantiers et aussi les plates-bandes des parcs et jardins. Il profite de son pouvoir colonisateur élevé garce à ses graines transportées par le vent, mais aussi grâce à son système de puissantes tiges souterraines pratiquement indestructibles tant elles sont profondes et ramifiées.

On regroupe sous le terme populaire de « chardon » diverses plantes toutes épineuses. Les cirses se distinguent grâce à leurs fruits aux soies plumeuses qui sont simples chez les vrais chardons.

Le cirse commun est plus robuste (jusqu’à 2m de haut), avec une grosse tige épineuse à poils laineux, des feuilles très découpées dont chaque segment se termine par une épine redoutable.

Contrairement à son proche cousin, il est bisannuel, il meurt après avoir fleuri, la seconde année. Il produit des capitules de fleurs rose violacé plus gros et nettement épineux.

Cirse des champs.

Cirse.

La légende la plus connue sur le chardon écossais date du 13ème siècle. Haakon, le roi nordique, aurait planifié une invasion surprise à Largs, dans l’ouest de l’Écosse. La force viking avait prévu d’infiltrer le camp des Ecossais durant la nuit et de les attaquer pendant leur sommeil. Le succès de leur plan reposait sur leur capacité à approcher le plus silencieusement possible, ils partirent donc pieds nus.

Malheureusement pour les envahisseurs, l’un des soldats eut le malheur de poser le pied – avec entrain !- sur un chardon. Le cri de surprise et de douleur qui en résulta suffit à réveiller les Écossais endormis et à les alerter de l’attaque imminente. Les Écossais se levèrent d’un bond, chargèrent dans la bataille et furent finalement victorieux, tout cela grâce au chardon. Si cette histoire est vraie, il n’est pas étonnant qu’ils aient immédiatement choisi la plante comme emblème de l’Ecosse.

Sources:

https://www.highlandtitles.fr/2021/11/le-chardon-ecossais-puissant-piquant-patriote/

Guide des plantes des villes et des villages, chez les Fous de Nature aux édition Belin.

Station météo…

Vous le savez je suis resté un grand enfant et comme tous les enfants il faut les occuper pour ne pas les voir tourner en rond ou s’abrutir devant une console de jeux. Je suis assez copain avec la nature et lorsque je peux fabriquer un truc en rapport avec je suis partant.

J’ai déjà une girouette dans mon jardin en tôle qui est perchée sur un mat à trois mètres du sol, mais je voulais construire quelque chose avec des produits du recyclage, les bouteilles d’eau en plastique sont bien adaptées pour mon projet.

J’avais déjà construit un pluviomètre avec ce genre de produit, la graduation avait été le plus difficile du projet sans pour autant se révéler d’une extrême précision mais je ne transmet aucune information à Météo-France.

girouette et pluviomètre

Il y a quelque temps j’avais entrepris de fabriquer un anémomètre, il faudrait peindre un des godets pour compter plus facilement le nombre de tours en une minute, mais cela donne malgré tout une bonne idée de la puissance du vent.

anémomètre
girouette.

Et puis ma dernière fabrication, un girouette qui donne la direction du vent, les quatre points cardinaux ne sont pas marqués mais comme je sais où se trouve le nord chez moi cela ne me pose pas vraiment de problème.

axe de girouette

Le haut d’une bouteille avec son bouchon, un deuxième bouchon qu’on colle à l’opposé, un clou qui traverse pour finir sa course dans un bouchon en liège, le tout emmanché sur un tube de PVC et une traverse en plastique découpée dans un bidon de 5 litres pour faire la queue.

Ensuite reste à trouver le point d’équilibre pour percer un trou qui sera l’axe de rotation dans le tube.

Vous l’aurez compris cela reste du travail d’amateur mais peut donner des idées pour occuper les monstres un mercredi après-midi.

Non, ce n’est pas une taupe dans le jardin…

Non ce n’est pas une taupe qui visite le jardin mais seulement une ou plusieurs abeilles solitaires qui ont décidées de faire leurs nids sur cette partie ensoleillée du jardin.

Je n’ai pas pu faire de photo du locataire car apparemment il était occupé mais j’ai juste aperçu sa petite tête noire lorsqu’une abeille sauvage a voulu s’introduire dans l’orifice.

Pour vous donner une petite idée de la taille il suffit de regarder le bouton de pâquerette sur les clichés.

La prêle géante.

La prêle nous vient tout droit de la préhistoire. On l’a retrouvée dans des fossiles datant du paléozoïque et, à cette époque, elle mesurait alors plus de 10 mètres. Ses vertus ont servi la médecine. Composée de 40 % de silice, elle est très utilisée pour ses propriétés diurétique, reminéralisante et tonique.

Ici les spécimens ne font pas dix mètres de haut mais ils sont quand même de belle taille.

prêle
prêle géante.

Ces petites plantes ont été pris en photographie dans un fossé nouvellement creusé dans les Alpes.

Cardamine hérissée…

C’est sans doute une petite plante que vous avez déjà rencontrée, la cardamine est une plante annuelle de 10-25 cm ayant un cycle de végétatif sur 3 ou 4 mois. Les petites fleurs blanches disposées en grappes qui s’allongent au fur et à mesure de la floraison en laissant apparaitre les siliques allongées et dressées. ces dernières dés leur maturité et au moindre contact projettent leurs petites graines.

Elle se cueille en hiver de préférence avant la floraison, ensuite les tiges deviennent dures et les feuilles de la rosette disparaissent. Sa saveur de cresson, pas très piquante est si agréable qu’il est possible de la manger seule en salade.

Les feuilles des autres cardamines se ressemblent et toutes sont comestibles, mais attention goûtez les , elles ont un goût plus ou moins piquant, voir amer, leurs fleurs sont souvent préférées.

L’ail des vignes.

Dans les endroits bien exposés du jardin, vous rencontrerez sûrement une touffe de feuilles ressemblant à la ciboulette et exhalant une odeur aillée en les froissant.
Il s’agit de l’ail des vignes, très fréquent même en région froide.

ail des vignes


Cet ail sauvage est tout à fait comestible, par ses feuilles mais également par ses bulbes de taille plus modeste que l’ail cultivé.
Les feuilles d’ail des vignes peuvent se consommer crues, finement ciselées dans des salades.
Lorsque l’ail sauvage cuit, il perd son goût piquant, qui peut être dérangeant pour certaines personnes.
Les feuilles, les bulbilles et les bulbes peuvent être utilisés en condiment pour aromatiser du beurre et des plats en tous genres.
Les fleurs et les bulbilles sont également comestibles

Et puis alors que j’étais avec mon appareil photo je n’ai pas pu m’empêcher de faire ce cliché du magnifique Cornouiller mâle.

cornouiller mâle.

J’ai déjà parlé des fruits qui font une très bonne confiture dans cet article.