Manche de hache.

Mon fiston m’avait confiè cette hache dont vous avez pu voir que l’état n’était pas formidable, avant elle servait de cale sous un meuble et la mission c’était de lui redonner la vie, sans aucun doute pas comme aux premiers jours car vous le savez lorsqu’on greffe de nouveaux morceaux on y ajoute un peu plus de fragilité.

Après avoir remis un œil nouveau, je me suis attelé à la confection d’un nouveau manche, ici c’est un morceau de noisetier, ce qui n’est pas le plus commun pour faire un manche d’outil, mais comme les anciens je fais avec ce que j’ai sous la main.

Vous pouvez remarquer que je lui ai redonné un peu de coupant car faut dire que lorsque j’ai testé son utilisation elle avait tendance à rebondir.

Maintenant elle coupe plutôt facilement une feuille de papier.

Elle va retrouver une utilité pour fendre du petit bois pour l’allumage de la cheminée ou du barbecue et reprendre vie en pensant aux gens qui s’en sont servis au siècle dernier.

Entre temps je viens de tailler dans un reste de cuir une petite housse de protection pour la hache et surtout pour celui qui la transporte.

Un rectangle de cuir plié, deux rivets pop, un trou pour passer un lacet en cuir taillé dans une chute et l’affaire est rondement menée.

3,30 euros…

Je suis allé faire les courses et il y avait une lame de scie à denture américaine pour 3,30 euros de 53 cm qui a terminé dans le caddie, la semaine dernière j’en avais vaguement parlé mais le projet était seulement dans la tête.

Alors c’est bien joli d’avoir une lame de scie, mais sans cadre pour la tenir cela ne sert pas à grand chose, c’est donc armé de ma serpe et ma petite scie arboricole que je suis allé prélever quelques morceaux de noisetier.

Pour mon projet j’ai besoin de deux morceaux pour faire les jambes du H, un autre pour la partie transversale et un plus petit pour tendre la corde, deux vieilles vis et un bout de corde.

Scie cadre.

La partie transversale vient s’emboîter dans les jambes et la corde en vrillant vient tendre la lame, le petit morceau de bois sert de butée en venant se plaquer dessus.

Premier essai avec une corde de médiocre qualité et elle a lâché.

Pour le suivant j’ai pris de la corde qui avait servi pour mon tambour à coulisse.

Tambour à coulisse.

C’est beaucoup plus costaud et l’essai a été concluant, j’ai malgré tout remarqué que mon trait de scie pour glisser la lame n’était pas vraiment en face de l’autre et je vais y remédier, cela évitera une petite torsion.

Vous l’aurez compris, il ne faut pas compter sur nos dirigeants et il faut se préparer au survivalisme face à l’effondrement de la civilisation industrielle 🙂

Rien de bien compliqué pour ce bricolage, faut juste faire attention avec les outils coupants, ne pas oublier de remettre la protection de lame pour éviter les accidents, cette scie cadre est entièrement démontable et ne prend pas de place dans un sac à dos. Si une pièce venait à céder le remplacement peut-être fait rapidement.

Petit bricolage entre deux averses…

La semaine qui vient de s’achever n’a pas été propice pour allumer la forge, entre les averses de neiges, de grêles, de pluie et les coups de vent, ce n’était pas un temps à rester dehors (surtout lorsque l’on n’y est pas obligé).

Il y avait un petit couteau à beurre qui avait perdu son manche, c’était un manche en matériaux moulé qui était cassé, ma dulcinée me dit:

Tu pourrais pas lui refaire ?

Alors, ni une ni deux, je pars dans mon sous-sol avec l’objet en question, passage dans l’étau pour retirer le reste du manche et recherche de son remplaçant.

J’ai trouvé une branche de noisetier, un peu plus grosse mais avec quelques coups de ciseau à bois et quelques passages sous le papier abrasif cela devrait pouvoir faire l’affaire.

Perçage d’un trou pour glisser la soie et voila le couteau qui va pouvoir reprendre une activité après une petite couche d’huile de lin sur le bois.

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