La prêle géante.

La prêle nous vient tout droit de la préhistoire. On l’a retrouvée dans des fossiles datant du paléozoïque et, à cette époque, elle mesurait alors plus de 10 mètres. Ses vertus ont servi la médecine. Composée de 40 % de silice, elle est très utilisée pour ses propriétés diurétique, reminéralisante et tonique.

Ici les spécimens ne font pas dix mètres de haut mais ils sont quand même de belle taille.

prêle
prêle géante.

Ces petites plantes ont été pris en photographie dans un fossé nouvellement creusé dans les Alpes.

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Le laurier.

C’est un petit arbre pouvant atteindre 10m, originaire du bassin méditerranéen, où il se rencontre à l’état naturel dans les bois . Son tronc à l’écorce sombre porte des feuilles persistantes en forme de fer de lance, coriace et légèrement ondulées sur les bords, qui dégagent lorsqu’on les brise un arôme balsamique.

L’usage condimentaire des feuilles de laurier est classique pour parfumer les sauces, les ragoûts, le poisson et les marinade. Elles sont indispensables aux courts bouillons et aux bouquets garnis.

Seul notre laurier sauce est comestible et il ne faut pas le confondre avec les autres plantes comme le laurier-rose, laurier-cerise, laurier-tin ou le laurier d’Alexandrie.

Ce matin j’ai procédé à un petit rafraîchissement de mon laurier, lorsque je l’ai planté il y a quelques années ce n’était qu’une petite bouture qu’on m’avait offert.

Ce pied de laurier à déjà eu les honneurs du blog car avec son bois j’ai remis en état un couteau de cuisine qui est toujours en activité depuis son recyclage.

Laurier
feuilles de laurier

J’ai profité de cette petite taille pour faire provision de feuilles pour la cuisine de cet hiver.

laurier des cuisines

Le laurier est le roi du bouquet garni, il doit être largement utilisé pour les sauces et marinades, pour ses vertus antiseptiques et digestives.

On peut faire des infusions pour favoriser la digestion en plongeant 15 à 30 g de feuilles dans un litre d’eau et confectionner une pommade anti-rhumatismale avec les baies du laurier.

Sources: le Petit Larousse des Plantes Médicinales.

La joubarbe des toits.

C’est une plante vivace qui croît sur les vieux murs, les toits, les ruines et les rochers de la plupart de nos régions, elle est native en Europe.

La joubarbe ressemble à un artichaut miniature: ses feuilles épaisses, grasses, aiguës sont étroitement imbriquées les unes dans les autres.

En été, la rosette s’entrouvre pour laisser jaillir en son centre une hampe florale atteignant jusqu’à 50 cm, couverte de feuilles dirigées vers le haut, terminée par une ample panicule de fleurs rose pâle aux pétales aigus.

Sources: Le petit Larousse des Plantes Médicinales.

Joubarbe.

Au Moyen Âge, on utilisait les feuilles de joubarbe comme émollient sur les blessures. De la familles crassulacées, on l’appelle grande joubarbe, artichaut sauvage ou encore herbe aux cors, pour ses derniers deux ou trois applications de suc suffisent selon une médecine populaire.

La mauve sylvestre.

C’est une plante vivace commune dans les décombres, les champs et les bords de chemins. Sa tige dressée porte des feuilles arrondies, plus ou moins divisées en cinq lobes.

Les grandes fleurs présentent trois enveloppes florales: un calicule à trois languettes libres entre elles, un calice à cinq sépales, une corolle à cinq pétales d’un rose pourpré en forme de cœur. Les files des étamines sont soudés entre eux sur toute leur longueur, formant un tube d’où sortent les nombreux styles.

Les petits fruits circulaires, composés de nombreux carpelles sont connus des enfants sous le nom de « fromages ».

On utilise plutôt les fleurs mais un mélange de feuilles et de fleurs peut-être utilisé aussi en décoction, contre la toux et les irritations.

Elle fait partie de la famille des malvacées, sous des noms divers comme mauve sauvage, grande mauve ou encore herbe à fromage.

Photo prise dans la région de Montpellier, par Bb.

En usage externe, les qualités calmantes et adoucissantes de la mauve font merveille contre toutes les irritations et inflammations.

Sources: Le petit Larousse des Plantes Médicinales.

L’armoise.

C’est une plante commune dans les lieux incultes de toute l’Europe et de tout l’hémisphère Nord.
On la trouve surtout sur les sols riches en nitrates, aux abords des villages, dans les cours et sur les places, sur les décombres, les terrains vagues, les alluvion et les rives, le long des haies de voies ferrées.
L’armoise posséde quelques noms régionaux comme Artemise, Herbe ou fleur de la Saint-Jean, Couronne de Saint-Jean, Tabac de Saint-Pierre, Herbe de feu ou encore Herbe aux cent goûts.

Source: L’herboristerie, Manuel pratique de la santé par les plantes.

L’armoise vulgaire, Artemisia vulgaris, est connu pour ses propriétés antispasmodiques, emménagogues, vermifuges et digestives ; mais attention ! Ne jamais en prendre en cas de grossesse : l’armoise est abortive !

Vous avez l’intention de faire une longue marche, alors pas d’hésitation les anciens en glissaient dans leurs chaussures.

C’est une cousine de l’absinthe et elle forme dans sa jeunesse de grosses touffes verts qui grisonnent avec l’age. La plante renferme des flavonoïdes et de petites quantités d’une essence aromatique contenant du camphre, du bornéol et un peu de thujone.

Source: le Petit Larousse des plantes Médicinales.

Le géranium Robert.

C’est une plante d’une trentaine de centimètres de hauteur, très commune dans les endroits ombragés, les haies, les sous-bois et au pied des murs.
On le rencontre dans tout l’hémisphère nord, ses tiges, grêles et velues sont souvent teintées de rouge. ses feuilles sont découpées en trois ou cinq segments eux-mêmes profondément divisés.
Elles dégagent au froissement une odeur d’encre de Chine. Ses fleurs roses à cinq pétales donnent des fruits munis d’un long bec.
On l’appelle aussi Herbe à Robert, Sac de Grue, Herbe à l’Esquinancie, en Grande-Bretagne il est surnommé « Stinking Bob » (bob qui pue), à cause de son odeur déplaisante.

Le géranium Robert est une plante médicinale qui peut être utilisé en infusion en cas de diarrhée, 20 g de sommités fleuries ou 50 g de plantes séchée par litre d’eau bouillie, laisser en contact durant 20 minutes et prendre 3 ou 4 tasses par jour.
On peut utiliser la plante en cataplasme pour favoriser la cicatrisation des blessures.

Sources: le petit Larousse des Plantes Médicinales.

L’intérêt écologique du géranium, en dehors du fait d’être indigène et de nourrir les insectes, est qu’il va protéger la terre artificiellement nue : protéger de la croûte de battance et de l’ensoleillement en maintenant une atmosphère plus humide près du sol (éviter l’évaporation excessive et le dessèchement de la terre).

Vous l’aurez compris on a toujours besoin de quelques pieds de géranium Robert dans son jardin.

Ficaire.

Les petites racines, en forme de tubercules, ont une ressemblance frappante avec les hémorroïdes. Cette association discutable se révéla d’une étonnante pertinence car « l’herbe aux hémorroïdes » est d’une remarquable efficacité contre cette affection.

C’est une plante vivace de 10 à 30 cm de hauteur, commune dans les bois frais, les haies et les lieux humides et ombragés. On la reconnaît à ses feuilles en forme de cœur renversé et sinué, d’un vert luisant, de texture caoutchouteuse et charnue au toucher. Les fleurs solitaires ont six pétales jaune d’or vernissés. Sous terre, une courte tige porte plusieurs bourgeons et des racines renflées en petits tubercules.

Même si la ficaire contient moins de proto-anémonime que les autres renonculacées, il faut s’en méfier.

ficaire
ficaire

Sources: le petit Larousse des plantes Médicinales.

Le sabot du petit jésus.

Le lotier est communément connu sous les noms vernaculaires de pied de poule, pois joli, sabot de la mariée, sabot du petit Jésus, trèfle cornu, cornette, fourcette, pantoufle, pantoufle du petit Jésus, petit sabot.
C’est une plante fourragère cultivée qui entre dans la composition des mélanges de semences pour prairies mixtes graminées-légumineuses et plus particulièrement pour les prairies de longue durée à flores complexes comme seconde légumineuse.
Autrefois, on utilisait le lotier corniculé comme calmant ou somnifère. La posologie était de 1 c. à thé de fleurs séchées par tasse, 3 tasses par jour. Ces vertus anxiolytiques et sédatives sont liées à la présence d’acide cyanhydrique, toxique pour l’homme et même mortel à haute dose (15 tasses d’infusion par jour).

Sources: Wikipédia.

Sabot du petit jésus.
Lotier corniculé.

On peut trouver plus d’informations sur ses propriétés médicinales sur cette page.

Chardon Marie.

Je vous ai déjà parlé du Chardon Marie dans un précédent billet mais je n’avais pas mis de photo de la plante lorsqu’elle est en fleur, je ne vais pas vous rappeler toutes ses propriétés.

Ici j’ai rencontré celle ci sur le talus de l’ancienne voie de chemin de fer, ancienne la voie du tacot, le train ne passe plus depuis une cinquantaine d’année, il y a quelques clichés sur ce billet.

chardon marie
En fleur
En graines, la descendance au grès du vent ou des oiseaux.

J’ai remarqué un peu plus loin que les pieds avaient été massacrés, peut-être le paysan qui a voulu en découdre avec le Silybum marianum (son autre petit nom).