Là où vivent les loups.

Là où vivent les loups.

En quatrième de couverture on peut lire ce résumé:

Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

Je n’ai pas de bricolage en ce moment alors j’en profite pour lire, ce livre m’a bien captivé et comme je suis en panne d’inspiration pour meubler le blog je vous partage mon ressenti.

C’est un roman que j’ai lu en deux traites, preuve s’il en fallait que j’étais bien au frais dans les Alpes franco-italienne. Pour une fois le flic n’est pas beau gosse, pas musclé, pas sportif mais bon mangeur ce qui nous change un peu, par contre il est tenace et perspicace.

Si vous avez l’occasion de voir passer ce livre dans votre bibliothèque et que vous aimez bien les livres avec des loups et des flics, il est fait pour vous.

Mémé dans les orties

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Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre, certains diraient : seul, aigri, méchant, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie … jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

On ne peut pas toujours lire des romans policiers, des documents techniques ou des notices incompréhensibles, alors on se rend dans notre bibliothèque préférée et on fait son choix.

J’ai bien aimé le titre, cela m’a rappelé ma jeunesse et puis cette bordure à carreaux c’est un peu comme les serviettes de table quand j’étais môme.

On ne rigole pas toujours dans ce roman car c’est proche de la réalité, l’éloignement des gamins, la vieillesse qui approche, les gens qui se retrouve seul après le décès du conjoint, le divorce… mais il y a quelques moments rigolos et c’est ce qu’il faut retenir après la lecture.

Si l’occasion se présente, réservez le et vous passerez un bon moment avec Aurélie Valognes.

La cité des dogues.

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Voici Mary Lester à Saint-Malo. Elle y a été attachée pour enquêter sur la mort de la jeune et jolie femme du notaire, survenue huit mois plus tôt.

En son temps, la police locale avait conclu à une mort naturelle, hypothèse que tout semble confirmer, et Mary sent qu’elle n’est pas la bienvenue sur cette affaire. Bien sûr, il faut faire plaisir au notaire, personnalité de premier plan dans la ville, qui réfute la thèse du commissaire Rocca.

Alors on suggère à Mary Lester de passer quelques jours bien agréables à Saint-Malo, de faire semblant de s’activer, et finalement d’abonder dans le sens du commissaire Rocca.

C’est bien mal la connaître…

C’est un petit roman sympathique et à force de lire les histoires de Jean Failler on en vient à bien aimer la jeune Mary Lester. Encore une fois la jeune enquêtrice s’aventure sur une pente savonneuse et sa vie est en jeu.

Ceux qui aiment la Bretagne seront heureux de parcourir les rues de Saint-Malo et pourront réserver ce petit livre dans leur bibliothèque préférée.

J’en suis à mon huitième roman de Failler et pour le moment je n’ai jamais été déçu.

Le Suspendu de Conakry.

Comment cet Aurel Timescu peut-il être Consul de France ? Avec son accent roumain, sa dégaine des années trente et son passé de pianiste de bar, il n’a pourtant rien à faire au Quai d’Orsay. Il végète d’ailleurs dans des postes subalternes. Cette fois, il est en Guinée, lui qui ne supporte pas la chaleur. Il prend son mal en patience, transpire, boit du tokay et compose des opéras… Quand, tout à coup, survient la seule chose au monde qui puisse encore le passionner : un crime inexpliqué. Suspendu, ce plaisancier blanc ? À quoi ? Au mât de son voilier, d’accord. Mais avant ? Suspendu à des événements mystérieux. À une preuve d’amour qui n’arrive pas. À un rêve héroïque venu de très loin… En tout cas, il est mort. Son assassinat resterait impuni si Aurel n’avait pas trouvé là l’occasion de livrer enfin son grand combat. Contre l’injustice. Avec tout son talent d’écrivain (Rouge Brésil, prix Goncourt 2001, Le Collier rouge, Immortelle randonnée…) et son expérience de diplomate (comme ambassadeur de France au Sénégal), Jean-Christophe Rufin donne vie à Aurel et nous le présente dans une première histoire. Ne nous y trompons pas : suivre cet anti-héros au charme désuet est un plaisir de lecture mais aussi un moyen de découvrir les secrets les mieux gardés de la vie internationale.

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Nous voila en Guinée et bien loin de Bourges le lieu de naissance de Jean-Christophe Rufin, il fait chaud et puis un matin on découvre un homme blanc suspendu au mât de son bateau. Dans cette histoire on découvre les secrets de la vie internationale et surtout on apprend qu’on ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs, elle est bien ficelée, Aurel Timescu se retrouve dans la peau de Columbo et celle de Consul de France ce qui peut nous faire sourire.

Tension extrême.

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie !
Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible.
Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.

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Efficace et sobre mais surtout effrayant … il y a quand-même pas mal de morts violentes mais parce que le monde connecté nous entoure et qu’après la lecture de ce roman on se demande vraiment ce qu’il nous reste d’intimité et si notre fer à repasser ne va pas se retourner contre nous !
Cela commence par la mort simultanée de jumeaux quinquagénaires qui ont la particularité de porter chacun un Pace Maker et c’est ce petit appareil connecté qui est à l’origine de leur décès .

C’est un roman sympa, pas besoin d’être informaticien pour lire l’ouvrage, peut-être qu’après vous verrez vos objets connectés sous un autre jour.

Après la lecture de ce roman, je me suis fait une petite vérification sur la machine, on n’est jamais trop prudent.

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Rien à signaler, sous Debian il est assez simple d’installer « chkrootkit » qui vous fera une petite vérification rapidement.

 

Un Mois à l’Ouest.

Après avoir zoné au Mont-Royal une bonne partie de la journée, je me suis décidé à engager la conversation avec un mec assis dans l’herbe. Je lui trouvais une bonne tête. Une tête de petit garçon à qui on donnerait le bon Dieu sans confession, sous ses cheveux longs tailladés à la Alice Cooper. – Tsé qu’ici, on les adore pô tellemint, les Frainçais ? – J’ai cru comprendre ça, ouais… – C’vot’fôçon d’êt…
Arrogain comme çô, l’nez levé, un peu… tsu vouô c’qu’j’veux dzire ?

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Le lecteur le suit au fil de son épopée en auto-stop ou en car. Il rencontre des gens plus ou moins intéressants. Moi, j’avais plutôt envie qu’il rentre dare-dare en France le Fred parce que franchement. Il y a un peu d’humour, de vulgarité aussi, de photos-souvenirs dans le livre mais même si j’ai lu ce roman en deux soirées je n’ai pas été conquis .

Après avoir lu l’aventure de Fred, les descriptions des villes visitées durant son périple ne m’ont pas donné envie d’aller voir pour de vrai,  et c’est dommage pour moi qui voulait voyager à l’Ouest.

Sans défense.

Je viens de terminer un livre d’Harlan Coben qui s’appelle « Sans défense ».

Deux enfants kidnappés. Un inconnu qui réapparaît.

Après dix ans d’angoisse, le cauchemar ne fait que commencer…

Les deux amis Patrick et Rhys, six ans tous les deux, ont été kidnappés alors qu’ils jouaient ensemble dans une banlieue cossue du New jersey. Les ravisseurs ont exigé une importante rançon, les parents ont payé. Mais les petits garçons n’ont jamais réapparu, laissant les familles dans l’angoisse et le doute.
Dix ans plus tard, à Londres, Win, l’oncle de Rhys, pense avoir retrouvé la trace de Patrick, désormais adolescent et SDF. L’enquête est complexe: le garçon semble sous l’emprise d’un homme appelé Fat Ghandi, qui mène un double business ultra-lucratif, entre arcades de jeux vidéos et réseau pédophile. Pour l’aider, Win fait appel à son acolyte de toujours, le détective Myron Bolitar, sur le point de se marier. Ensemble, ils ne tardent pas à remettre la main sur Patrick, mais Rhys reste introuvable. Peut-il encore être sauvé? Que s’est-il passé pendant ces dix années? Pourquoi Patrick s’enferme-t-il dans le plus grand silence? Après dix ans d’absence et d’effroi, l’horreur ne fait que commencer…

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Je ne suis pas un grand fan des romans où les enfants ont un rôle, des personnage qui sont forts, trop beaux, qui sont trop riches, qui ont leur jet privé et des poupées sublimes …

C’est un roman qui se lit bien, mais à plus de 20 euros il faut faire l’impasse et aller le réserver dans votre bibliothèque préférée.

Je ne suis pas certain de lire du Harlan Coben de sitôt.

La bougresse.

Quoi de plus pacifique qu’un bouquet de fleurs ?

Cependant quand le bouquet est au bord d’une route de campagne, loin de tout lieu habité, lorsque les fleurs sont mystérieusement changées chaque jour et qu’au village voisin les bouches se ferment lorsqu’on demande ce qu’il fait là, il attire obligatoirement l’attention du passant. Surtout quand ce passant s’appelle Mary Lester. On est au cœur des Montagnes Noires et derrière cet innocent bouquet se cache une histoire noire elle aussi, que personne au bourg ne voudrait voir étalée sur la place publique.

Malgré les réticences, les obstructions, Mary parviendra à découvrir le peu reluisant envers du décor. Et ce sera certainement une des enquêtes les plus surprenantes de sa carrière.

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La Twingo de Mary Lester suivait maintenant une route montant entre deux bois de sapins sombres. Bientôt elle atteindrait le sommet des Montagnes Noires, au cœur de l’Argoat. C’était une belle route, bien goudronnée sur laquelle, par endroits, les bagnoles pouvaient taper le cent vingt, peut-être même le cent cinquante, sans être inquiétées par la maréchaussée.

La maréchaussée réservait ses contrôles de vitesse à la double voie qui menait de Brest à Quimper. Là, les voitures étaient plus nombreuses et il y avait plus de délinquants potentiels.

Mary Lester était en vacances et elle filait allégrement vers Roscoff où une bande de copains et de copines l’attendaient pour un séjour sur l’île de Batz. Pourquoi avait-elle pris ce chemin de traverse au lieu d’emprunter la voie express?

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE

Dans un style toujours aussi agréable à lire, l’auteur nous emmène dans la Bretagne profonde, celle de l’Ankou (la mort), la gwrac’h (la sorcière), la sorcellerie et les rebouteux. Une plongée dans cette Bretagne des contes et légendes où la frontière entre le surnaturel et la réalité est très fine…

C’est un des meilleurs romans de Jean Failler que j’ai lu jusque maintenant, jusqu’aux derniers chapitres le lecteur est impatient de connaître la fin.

Vous aimez la Bretagne, les sorcières, les rebouteux et tout ce qui est un peu mystérieux, alors courrez et réservez « La Bougresse » de Jean Failler.

Remède de cheval

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Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats.
Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident.
Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l’affaire de La Quiche fatale, il s’agit bien d’un meurtre. A l’étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l’avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu’ils ne l’imaginaient…

C’est un petit roman sympa, il y a de petites allusions et c’est mieux de lire la série dans l’ordre. Une soirée lecture pour déconnecter des milles et une rédiffusions télévisées et on passe un bon moment.