La violette.

J’ai déjà parlé de la violette sur le blog en 2019 aujourd’hui pas de cuisson puisque c’est juste dans une petite salade de plantes sauvages qu’elle se retrouve.

violettes

J’ai donc pris mon courage à deux mains et je suis parti à la recherche de quelques feuilles de plantes sauvages pour faire une petite salade, histoire d’accompagner le petit croque monsieur au Brézain, un fromage fumé de Haute Savoie.

salade sauvage.

Pour concocter ce petit repas de ruminant , j’ai trouvé des pissenlits, de la mélisse, du trèfle, de la pimprenelle, des fleurs de violettes et de pâquerettes et poignée de pignons de pins.

Si vous ne voyez apparaitre aucun billet dans les jours à venir c’est que la salade ne sera pas bien passée.

L’ail des vignes.

Dans les endroits bien exposés du jardin, vous rencontrerez sûrement une touffe de feuilles ressemblant à la ciboulette et exhalant une odeur aillée en les froissant.
Il s’agit de l’ail des vignes, très fréquent même en région froide.

ail des vignes


Cet ail sauvage est tout à fait comestible, par ses feuilles mais également par ses bulbes de taille plus modeste que l’ail cultivé.
Les feuilles d’ail des vignes peuvent se consommer crues, finement ciselées dans des salades.
Lorsque l’ail sauvage cuit, il perd son goût piquant, qui peut être dérangeant pour certaines personnes.
Les feuilles, les bulbilles et les bulbes peuvent être utilisés en condiment pour aromatiser du beurre et des plats en tous genres.
Les fleurs et les bulbilles sont également comestibles

Et puis alors que j’étais avec mon appareil photo je n’ai pas pu m’empêcher de faire ce cliché du magnifique Cornouiller mâle.

cornouiller mâle.

J’ai déjà parlé des fruits qui font une très bonne confiture dans cet article.

Expérience, la conclusion d’Anatole.

Voila après avoir posé durant cinq jours le piège à empreintes, il faut se rendre à l’évidence que nous avons un fidèle visiteur de notre jardin, il y a des années où ils sont plusieurs mais c’est vrai qu’au printemps nous avons retrouvé un petit mort dans le potager (la veille nous l’avions trouvé errant dans le jardin en plein journée).

Alors voici les clichés des empreintes.

24/08/2021
26/08/2021
27/08/2021
28/08/2021

Vous remarquerez qu’une nuit je n’ai pas posé le piège et que pour le dernier jour du test nous avons un plus gros animal qui s’est introduit dans le tunnel, sans doute un chat.

En étudiant les traces sur le papier on peut facilement faire la différence entre les pattes de droite et de gauche ainsi que celles devant et derrière.

Une idée amusante pour l’appel de la nature avec des enfants bien plus instructive que d’avoir les yeux fixés sur un smartphone, mais cela reste un avis très personnel 🙂

Lycose tarentuline

Il s’agit d’une araignée, et plus précisément d’une femelle de « Lycose tarentuline » ( Hogna radiata), espèce errante ne construisant pas de toile ni de terrier.

Ne me prenez pas pour un entomologiste, j’en connais un dans mon carnet d’adresse qui s’est fait un plaisir de me renseigner, il s’appelle André Lequet.

lycose
belle bête
vue de face.

Les photos ont été prises dans les Cévennes par mon fiston qui aime bien les animaux et qui me demandait le nom de cette bête, ma réponse a été : une araignée.

C’est ensuite que j’ai fait mes petites recherches et demandé de l’aide.

Si vous désirez en savoir un peu plus cet animal vous pouvez visiter ce site.

La pensée sauvage.

C’est une jolie plante vivace assez commune dans les champs, les vignes et les terres remuées de toutes nos régions.
La plante renferme du mucilage, des saponosides, des flavonoïdes et du salicylate de méthyle, qui lui donne un goût particulier. On utilise soit la plante entière fleurie soit les fleurs seules, les propriétés étant les mêmes.

La pensée sauvage est une de nos meilleures plantes dépuratives à la fois laxative et diurétique. On l’utilise contre les rhumatismes mais surtout contre les maladies de peau, dartres, eczéma, herpès, acné, psoriasis, furonculose.

Ses vertus expectorantes sont mis à profit contre la bronchite et la coqueluche.

Sources: le Petit Larousse des Plantes Médicinales.

Ces petites pensées se contentent de très peu de terre puisqu’elles poussent dans les cailloux et même entre les joints des pavés.

Le sainfoin.

Pour la petite histoire du sainfoin, il faut remonter bien loin dans le temps. Au début du XVe siècle, il fut une plante herbacée qui se fraya une place de choix et se répandit à travers les campagnes françaises. 

Cette plante, le sainfoin dit aussi esparcette (esparceto du Provençal, pour dire : épars.), eut un succès immédiat chez les agriculteurs qui y trouvaient une nourriture fort intéressante pour leur bétail, toutes variétés confondues (ovins, équidés et caprins).

Et la notoriété du sainfoin est allée jusqu’à se voir consacrer, en 1789, une journée dans le calendrier des révolutionnaires, qui correspond au 12e jour de floréal, c’est-à-dire le début du mois de mai. 

Le sainfoin se cultivait dans les sols calcaires un peu partout en France. Mais avec le temps, il fut remplacé par la luzerne que les agriculteurs trouvaient plus productive. Un choix qui signa au XXe siècle la disparition rapide du sainfoin du paysage français.

Sources: https://www.apiculture.net/blog/plante-mellifere-le-sainfoin-n148

Ici pas de culture du sainfoin mais quelques pieds sur le bord d’une route qui font certainement le bonheur des petites abeilles.

Sainfoin
fleur de sainfoin

Le sainfoin est la plante mellifère par excellence c’est-à-dire que sa présence stimule l’activité des abeilles pour la fabrication du miel. Cela est d’autant plus vrai en présence de sainfoin de type simple.

Oothèque.

La mante religieuse femelle dépose ses œufs sur une brindille ou une tige à l’automne, puis les protège avec une substance semblable à la mousse de polystyrène qu’elle sécrète de son corps. Cela forme un étui protecteur, ou oothèque, dans lequel sa progéniture se développera pendant l’hiver. Les caisses d’œufs de mantes sont faciles à repérer en hiver lorsque les feuilles sont tombées d’arbustes et d’arbres. Mais soyez prévenu! Si vous apportez une oothèque hivernante dans votre maison chaleureuse, vous pouvez retrouver votre maison grouillante de minuscules mantes.

Sources: mantes religieuses

Oothèque.

En septembre, octobre ou novembre, la femelle pond 200 à 300 œufs. Elle dépose une soie blanche, proche de la mousse de polyuréthane, sur un support comme une tige forte, une pierre ou un mur. Émise sous une forme blanche et crémeuse, cette soie est brassée et agencée par les valves génitales et prend la forme d’une structure en lamelles. Une fois durcie et brunie par oxydation, elle protège les œufs jusqu’au printemps. Cette structure s’appelle l’oothèque.

Sources: Wikipédia.

Le géranium Robert.

C’est une plante d’une trentaine de centimètres de hauteur, très commune dans les endroits ombragés, les haies, les sous-bois et au pied des murs.
On le rencontre dans tout l’hémisphère nord, ses tiges, grêles et velues sont souvent teintées de rouge. ses feuilles sont découpées en trois ou cinq segments eux-mêmes profondément divisés.
Elles dégagent au froissement une odeur d’encre de Chine. Ses fleurs roses à cinq pétales donnent des fruits munis d’un long bec.
On l’appelle aussi Herbe à Robert, Sac de Grue, Herbe à l’Esquinancie, en Grande-Bretagne il est surnommé « Stinking Bob » (bob qui pue), à cause de son odeur déplaisante.

Le géranium Robert est une plante médicinale qui peut être utilisé en infusion en cas de diarrhée, 20 g de sommités fleuries ou 50 g de plantes séchée par litre d’eau bouillie, laisser en contact durant 20 minutes et prendre 3 ou 4 tasses par jour.
On peut utiliser la plante en cataplasme pour favoriser la cicatrisation des blessures.

Sources: le petit Larousse des Plantes Médicinales.

L’intérêt écologique du géranium, en dehors du fait d’être indigène et de nourrir les insectes, est qu’il va protéger la terre artificiellement nue : protéger de la croûte de battance et de l’ensoleillement en maintenant une atmosphère plus humide près du sol (éviter l’évaporation excessive et le dessèchement de la terre).

Vous l’aurez compris on a toujours besoin de quelques pieds de géranium Robert dans son jardin.

Pyrochroa coccinea.

Dessous du corps, tête, pattes et antennes noirs. Élytres et dessus du thorax rouges. Antennes fortement dentées chez le mâle, filiformes chez la femelle. Aucune trace de stries sur les élytres. Le corps a un aspect aplati, peu épais, déprimé. La tête a les tempes élargies en arrière, lui donnant un aspect triangulaire, elle est à peu près aussi large que le thorax.

Les adultes sont floricoles, on les rencontre au printemps et en été, dans les espace ouverts des forêts et des boisements, où à leur proximité plus ou moins immédiate (cette espèce vole très bien). La larve vit sous les écorces des troncs d’arbres, résineux ou à feuilles caduques, elle est prédatrice d’autres larves, principalement xylophages (mangeuses de bois mort).

Sources: INPN et le guide des insectes, Delachaux et Niestle.