La gazette du village…

On l’attendait depuis plus de trente ans et on nous promettait que cela arriverait un jour, et bien faut croire que la prophétie va se réaliser sous peu.

Ce matin du 5 octobre, un bruit de klaxon à répétitions m’a fait sortir de mon antre malgré un temps chagrin, je n’ai pas eu à faire beaucoup de chemin pour découvrir le monstre d’acier qui dévore le bitume et le recrache presque aussitôt.

Celui ci par des coups de klaxon indique au camion réceptionniste d’avancer au fil de l’appétit de l’engin.

Tout est décaissé, ne reste plus qu’à venir remettre une couche d’enrobé il est presque 17heures.

Le jour d’après, la rue a été goudronnée le matin, les rouleaux compresseurs s’en donnent à cœur joie.

La croix Saint Marc.

Je pensais avoir fait un petit article sur la Croix Saint Marc mais je pense que c’était avec l’ancien blog qui n’existe plus.

J’en ai appris un peu plus sur cette croix en lisant un petit document d’une sortie littéraire organisée dans notre petit village.

Cette Croix reste liée à la famille Martin du Gard et fut l’objet d’une polémique enflammée qui dura de 1904 à 1907.

Il faut tout d’abord se resituer dans le contexte de l’époque :

1905 : la loi de séparation de l’église et de l’Etat adoptée en juillet. Le Président de la République est alors Emile Loubet. Mais depuis de nombreuses années, cette séparation fait l’objet de bien des projets et propositions de loi, Gambetta l’avait mise dans son programme de gouvernement des radicaux dès 1869. Les esprits ont eu le temps de s’échauffer !

Cette loi proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. Elle prévoit aussi un inventaire estimatif des biens mobiliers et immobiliers des anciens établissements de culte et des fabriques qui géraient les paroisses. Les cathédrales deviennent propriétés de l’Etat et les églises paroissiales propriétés des communes.

Dès février 1906, l’application de cette loi donne lieu à des émeutes notamment lors des inventaires avec ouverture des tabernacles (profanation du sacré). Certains historiens n’hésitent pas à dire que la France était au bord de la guerre civile et qu’il faudra attendre la première guerre mondiale pour que la question religieuse soit reléguée au second plan.

Mais revenons à la Croix de Saint-Marc. Elle fut érigée sous le premier Empire ou sous la Restauration. Elle est en tout cas mentionnée sur le cadastre de 1829 mais de l’autre côté de la route, sur un terrain qui appartiendra à… M. Martin du Gard

1904 : en cette période troublée, un vent anticlérical souffle sur la commune. Le maire et son le conseil municipal interdisent les processions religieuses sur la voie publique et les manifestations cultuelles extérieures puis décident d’enlever les croix qui existent sur le territoire de la commune.

Novembre 1904 : le conseil municipal vote la démolition de la Croix de Saint-Marc. Apprenant cela, Paul Martin du Gard fait rédiger une requête par l’huissier du Tribunal civil de Sancerre afin d’informer le maire de Sancergues qu’il s’oppose à cette démolition et que «  dans le cas où M. le Maire passerait outre à la présente défense et violerait la propriété du requérant en détruisant le monument qui y était élevé, le requérant se pourvoirait devant tous les tribunaux compétents en réparation du préjudice causé, dommages et intérêts et même reconstruction du monument qui aurait été détruit »

La municipalité ne tient nullement compte de l’avertissement et fait démolir la croix dès le mois suivant. Il s’ensuivra trois années de procès qui se termineront en 1907 par un arrêté préfectoral. Celui-ci précise que la croix sera reconstruite par M. Martin du Gard, à ses frais, non pas à l’emplacement où elle était édifiée auparavant mais de l’autre côté de la route. A titre de compensation, la moitié de l’ancien chemin des Points est cédée par la Commune à M. Martin du Gard. Il est signalé que cette partie est devenue sans utilité (pour la commune) par suite du passage de la ligne de chemin de fer.

Détail amusant : le curé qui desservait Sancergues pendant cette affaire portait un nom prédestiné : il s’agissait du curé… Lacroix.

Vous trouverez le texte dans promenade littéraire-2018

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Champillon.

Vous avez peut-être vu le nom de ce village lors du tour de France 2019, puis qu’avant l’arrivée à Epernay les coureurs l’ont traversé.

Une étape importante pour la notoriété de Champillon se déroula en 1788 à l’époque où le sieur Nicolas Ricoteau obtint de l’intendant de Champagne, Rouillé d’Orfeuil, la concession d’un terrain au hameau de Bellevue pour y construire une auberge. Il avait constaté qu’un soleil radieux éclairait le lieu, même lorsque la vallée était couverte de brouillard et que, de ce endroit, le voyageur, avait le plus beau panorama de la région.

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Le premier propriétaire de l’Auberge Neuve, actuellement Royal-Champagne avait également été attiré par la fréquence des passages de diligence et voitures dont les chevaux, fatigués par une longue montée, devaient être relayés et dont les conducteurs altérés pendaient à calmer leur soif. Ce fut une halte pour Napoléon au lendemain de la bataille de Reims .

Sources; Wikipédia.

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Voila donc quelques images de notre dernière escapade champenoise sur la commune de Champillon, c’est amusant ces trois cloches extérieurs sur le clocher de l’église.

 

Cyclo-cross.

C’est seulement sur les coups de 13 heures que j’ai su qu’il y avait une course de Cyclo-cross sur la commune, quand j’ai entendu la voix du commentateur dans les hauts parleurs.

Le problème de la France, c’est quand même de communiquer et notre petit village n’y échappe pas.

Une petite pluie fine tombe sur la Champagne Berrichonne et donc il n’y aura pas de problème avec la poussière, les organisateurs en prévoyant de faire les courses au mois de décembre savent à quoi s’attendre. D’après les spécialistes le circuit de notre petit village est apprécié des cyclistes, pas trop de dénivelé, quelques bosses et une bonne terre puisque nous sommes dans le marais.

Le temps de se préparer et de descendre jusqu’au bord de la rivière, la course des petits était terminé, voila juste une photo de la remise des prix.

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A droite les organisateurs et notre Maire derrière à gauche.

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Après une bonne heure, les pieds dans la gadoue nous sommes rentrés à la maison, on ne saura pas qui aura remporté la dernière course des seniors qui dure 50 minutes.

Édit du lundi: les résultats sont là.

 

La gazette du village.

Quelques nouvelles photographies de la maison médicale, cela poursuit sa progression, il me semble que toutes les fenêtres sont posées, et l’habillage des murs continu.

C’est un chantier qui devrait durer une dizaine de mois donc vers le début de l’année 2019 nous devrions en voir le bout. Apparemment le toit va rester comme il est.

Du coté du pigeonnier, la semaine qui vient de s’écouler, il a vu l’ajout d’une nouvelle porte à l’opposé de celle déjà en place, après une petite séance de piquetage il a reçu un nouvel enduit, celui lui redonne une seconde jeunesse, sur le devant je n’ai aucune idée de la transformation qu’il va subir.

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Voila donc au 15 septembre 2018, l’avancement de la maison médicale.

 

La gazette du village.

Quelques clichés pris ce matin du 16 juillet 2018, les travaux se poursuivent à  la future maison médicale, les délais semblent être respectés d’après ce que j’ai pu lire, actuellement la charpente est assemblée sur place.

Nous l’avons vu passer sur un plateau devant chez nous et dans chaque virage les chevrons se faisaient la malle, heureusement qu’il n’y avait pas des dizaines de kilomètres à faire, une seule sangle pour tenir le tout.

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Une petite pensée pour notre ancienne voisine, généreuse donatrice dont le square de jeux porte son nom.

 

Le pigeonnier.

Je suis souvent en train de vous parler du pigeonnier qui va servir de local technique à la maison médicale, avant que celui-ci ne soit transformé je vais vous montrer quelques photographies, ne sachant pas comment tout cela va finir j’en garde quelques souvenirs.

Pour commencer un peu d’histoire autour des pigeons, pas nous bien entendu mais les volatiles.

L’intérieur du colombier, espace imparti aux pigeons, est divisé en nichoirs appelés boulins. Chaque boulin est le logement d’un couple de pigeons. Ces boulins peuvent être en pierre, brique ou torchis et installés lors de la construction du colombier ou être en poterie (pots couchés, tuiles canal, diverses cases), en osier tressé en forme de panier ou de nid. C’est le nombre de boulins qui indique la capacité du pigeonnier. Signe extérieur de richesse (le nombre de boulins étant proportionnel à la surface des terres exploitées), certains propriétaires rajoutaient de faux boulins pour faire croire qu’ils avaient beaucoup de terre afin de mieux marier leurs enfants, d’où l’origine possible de l’expression « se faire pigeonner ».

Au Moyen Âge et après, la possession d’un colombier à pied, construction séparée du corps de logis (ayant des boulins de haut en bas), était un privilège du seigneur haut justicier. Pour les autres constructions, le droit de colombier variait suivant les provinces. Elles devaient être en proportion de l’importance de la propriété, placées en étage au-dessus d’un poulailler, d’un chenil, d’un four à pain, d’un cellier… Généralement les volières intégrées à une étable, une grange ou un hangar, étaient permises à tout propriétaire d’au moins 50 arpents (environ 2,5 hectares) de terres labourables, qu’il soit noble ou non, pour une capacité ne devant pas dépasser suivant les cas 60 à 120 boulins.

Produisant un excellent engrais (la colombine), les pigeons étaient vus comme une catastrophe par les cultivateurs, en particulier au moment des semailles. Il était donc nécessaire d’enfermer les pigeons dans le colombier lors des semis agricoles, en obstruant les ouvertures du colombier.

Le pigeonnier devint, après la Révolution la partie emblématique de l’habitat paysan puisque sa construction signifiait la fin des droits seigneuriaux, celui-ci étant jusqu’alors réservé aux seules maisons nobles. Il était soit directement accolé à la maison soit indépendant d’elle. Toujours de dimension considérable, puisqu’il était censé ennoblir l’habitat, il s’élevait sur deux étages, le dernier étant seul réservé aux pigeons.

Sources : Wikipédia.

Ici nous avons un type de pigeonnier avec deux étages, le dernier étant celui qui abritait les oiseaux, une petite porte permettait d’y accéder sans doute avec une échelle.

Le premier étage servaient sans doute de volière, au milieu du mur effondré il y avait une petite porte en bois, j’y suis rentré une fois mais sans m’y attarder de peur de recevoir le plafond qui s’affaissait.

 

Ce qui m’intrigue, c’est cette sorte de meurtrière qui est bouchée, la poutre en acier devait soutenir la trappe de visite de la volière peut-être, ce pigeonnier ne compte qu’une seule ouverture ou sortie sur la façade sud. Au sommet du toit il y a un pigeon en terre cuite vernissé.

 

 

La gazette de mon village…

Aujourd’hui, qu’elle surprise en ouvrant les volets de la salle, un étrange forme se dessine dans le paysage. Hier nous avions entendu quelques bruits étranger à notre paysage rural mais sans faire plus attention.

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Alors oui, nous savions que durant cette nouvelle année 2018 un nouveau centre médical devait voir le jour, juste en face de l’ancien pour ne pas dépayser les habitués qui garderont le même parking.

C’était il y a une quinzaine de jours, depuis il y a eu du changement, le puits a disparu sous une épaisse couche de cailloux, une cabane de chantier à fait son apparition et nous avons pu voir passer les camions chargés de terre.

Aujourd’hui, le mur au fond du chantier est parterre et c’est un petit morceau de patrimoine qui va finir en remblaie, des morceaux qui tombaient présentaient un risque pour les passants et les voitures qui se mettaient à l’ombre.

Apparemment le pigeonnier devrait avoir un sort un peu meilleur.

Une idée de ce que sera ce nouveau centre de santé.

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