La sauge des prés.

La Sauge des Prés est une des plus belles fleurs sauvages des pelouses calcaires. Ses fleurs d’un bleu soutenu se détachent des herbes des talus et des friches où elle aime pousser.
Elle est répandue en Europe tempérée, dans toute la France où son aire est plus septentrionale que les Sauges officinale et sclarée qui sont, elles, plus méridionales. On la rencontre aussi en montagne, des Alpes au Caucase, jusqu’à une altitude de 1900 m.
Possédant une racine profonde, elle résiste bien à la sécheresse.

Elle possède une tige quadrangulaire, un peu gluante en haut, les feuilles de la base sont ovales, doublement crénelées. En fait, cette Sauge sauvage est peu aromatique. Ses vertus sont les mêmes que celles de la Sauge officinale, mais leur puissance est beaucoup plus faible que cette dernière.

La sauge a conservé de nos jours son renom d’antan en médecine populaire et particulièrement en Provence où l’on a coutume de dire « qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin ».

Sauge des prés

La Sauge des prés est comestible.
On peut s’en servir pour aromatiser les plats de viande et les légumes (comme les autres Sauges).
Et l’on peut y faire appel comme succédané du thé, en infusion digestive.

Sources: La sauge des prés.

Le petit Larousse des plantes Médicinales,

Quelle est donc cette fleur ?

Dans le collimateur du chef (1).

En fouillant dans mes archives j’ai retrouvé un vieux texte qui date des années 2010, je l’avais déjà publié sur mon ancien blog qui n’existe plus et je l’ai découpé en deux parties, la suite arrivera la semaine prochaine.

J‘ai eu une époque un peu délicate durant ma fin de carrière et je me défoulais en couchant du texte, ici c’est une fiction, toutes ressemblances avec des événements ayant existé seraient fortuites.

Vous l’aurez sans doute compris je suis dans le collimateur de mon chef et l’autre jour au retour de tournée j’ai trouvé un mot sur ma position de travail dont je reproduis le texte ici même.
Anatole.
Il n’a pas été possible de rester pour vous rencontrer à cause d’un problème d’organisation mais je tiens personnellement à vous dire que demain matin notre collaboratrice Mlle Nikam viendra vous accompagner sur la distribution dans le but de surveiller votre travail et signaler les anomalies qui pourraient se présenter.
Vous voudrez bien rester courtois et aimable envers elle.
Merci.
Et c’est signé: le chef.

Pour rappel des événements, la semaine passée j’ai été sanctionné pour absence irrégulière sur ma position de travail, alors que j’étais dûment mandaté par le syndicat pour représenter un des leurs.
Je n’ai pas besoin de vous dire que je commence à être fatigué, les conditions de travail qui se dégradent, les intempéries qui se rajoutent à tout cela il n’en faudrait pas beaucoup plus pour faire péter la poudre ou le couteau à désosser.
J’ai donc signer ma fin de vacation, une nouvelle fois avec des dizaines de minutes supplémentaires et j’ai repris le chemin de la maison paisiblement à pieds.
La nuit portant conseil, je me suis dit que demain matin serait une nouvelle journée et qu’il ne fallait pas m’inquiéter.
6 heures le réveil vient de sonner et le rituel habituel peut démarrer, mis en route la machine à café, rasage et passage sous la douche pendant que le jus coule à travers le filtre, un bon quart d’heure plus tard je sers le petit noir dans un grand bol ( il me faut toujours un bol de café pour démarrer la journée) ensuite découpage des tartines, éventuellement passage par le grille pain, préparation du bol de lait chocolaté (encore un habitude) pendant que le bol chauffe dans le four à micro-ondes, petite couche de beurre et confiture pour
agrémenter le petit déjeuner.
La suite n’a que peu d’intérêt et je vous passe le détail sur mon passage au milieu des manchots.
7 heures, prise de service.
Je ferais l’impasse aussi sur le déroulement de la préparation à la distribution, la demoiselle Nikam est bien là comme prévu, elle prend des notes et regarde sa montre, vient par dessus mon épaule lorsqu’elle ne comprend pas ce que je fais, mais je reste courtois parce que j’ai des consignes.
Après 2 heures et demi de préparation la voiture est chargée, il a fallu que je trouve une solution « pratique » pour caser la charge de travail, préparer les paquets en fonction de la tournée et surtout faire une place pour mettre la collaboratrice.
9 heures 35, départ vers mon univers de travail, le moment que je préfère, c’est celui où je m’élance tel un fidèle destrier, faire qu’au retour les 340 usagers auront eu le plaisir de me voir, ou seulement la voiture et que les 3 m3 qui occupent l’arrière de la voiture auront retrouvé un peu d’espace libre.
Nous voilà donc sur le chemin de l’aventure, la distribution se déroule sans encombre, la statue de Saint Martin sculpté dans le mur de l’église nous fait signe en passant avec son bâton comme à son habitude et nous voilà partis dans les chemins un peu plus obscurs au fin fond des chaumes, alors la tu peux crier, personne pour t’entendre, sauf peut-être les cormorans qui font sécher leurs ailes sur les bords de Loire. En passant devant l’étang du gué du roy qui annonce le retour vers le centre bourg nous découvrons avec amusement une maman ragondin qui cherche un peu de nourriture sur les berges accompagnée de sa marmaille.
Puis passage par la maison de l’éclusier, le bruit de l’eau qui s’échappe des portes fait un bruit d’enfer, il ne faudrait pas tomber dans le bief surtout certain jour où le canal commence à friser sur les bords.
Jusque là nous avons échanger peu de mots, je suis d’un naturel peu expansif et il me faut sonder pas mal avant de me confier, donc pour le moment nous en restons juste aux expressions d’usages pour le boulot qui nous est demandé.
Viens maintenant le passage où par beau temps j’arrive à un point dominant le val de Loire, je peux parfois découvrir le Morvan sous la neige alors qu’ici le sol n’est même pas blanc.
Après cette petite excursion sur les hauteurs, il nous faut reprendre le chemin de la distribution qui pour l’instant a été suivi à la lettre.
Nous voilà dans une grande rue d’environ un kilomètre et demi qui n’a pas grand intérêt pour l’histoire si ce n’est qu’elle porte le nom d’une rue chaude et célèbre de Paris. Mais je ne suis pas d’humeur à plaisanter aujourd’hui.
La suite de la distribution se passe sans grande difficulté, les petites cours et autres impasses font de cette distribution de petits exercices pour le maniement de l’automobile.
Le deuxième bourg est lui plus concentré, il y a encore quelques activités, un boulanger et un troquet qui donnent un peu de vie dans ce village, ensuite vient la distribution des écarts comme on les appellent dans le jargon postal, ces petites maisons qui sont isolées au fin fond d’un chemin, sur une île entre la Loire et le canal et puis il y a aussi les maisons bourgeoises qui ont été construites il y a bien longtemps et dont les héritiers ont bien du mal à tenir les deux bouts pour faire l’entretien, ce sont des petits châteaux, la plupart ont dû vendre les dépendances pour pouvoir garder les bâtiments centraux.
Ensuite après être passé par cette noblesse il nous faut aller rejoindre les bords du canal encore une fois où l’on trouve les anciennes maisons des ouvriers des fours à chaud qui ont été revendues, elles se ressemblent presque toutes, puis vient la dernière usine en service sur la tournée qui prépare des aliments pour bestiaux, où parfois se dégage des odeurs de tourteaux brûlés.
Dire au revoir au canal et poursuivre en reprenant le chemin vers l’intérieur des terres, la brosse, le tureau, les taureaux, la croix rouge, les loges, les chamignons où nous avons eu l’occasion de voir Marcel qui est un chat tout roux, son propriétaire me fait bien rire lorsqu’il appelle son chat à haute voix.
Après le petit passage dans ses hameaux, il nous faut reprendre comme prévu dans l’itinéraire de distribution (que j’ai suivi à la lettre et c’est important) le passage par les réaux qui sont deux petits étangs alimentés par quelques sources et surtout par les eaux de pluie qui viennent des bois environnants.
Vous l’aurez remarqué c’est un paysage varié qui change au fil de l’avancement de la distribution et en fonction des saisons il est vraiment différent.


La suite la semaine prochaine…

Le rougequeue noir…

Le Rougequeue noir est un oiseau assez peu farouche. On le repère à ses cris et à son chant lorsqu’il est posé en évidence, ne cherchant pas à se cacher. Son chant contribue à l’ambiance sonore des villages ruraux au printemps. En milieu urbain, ce chant sonore arrive à percer le bruit de la ville.
L’oiseau est le plus souvent vu perché sur un support dégagé (piquet, fil, buisson, branche basse d’un arbre) d’où il surveille le sol alentour pour repérer ses proies sur lesquels il fond d’un vol direct.

Sources: Rougequeue noir

Cet hiver, j’avais construit une petite plateforme pour un couple d’oiseaux, le rougegorge ou le rougequeue sont parfois preneurs, aucun risque pour la nichée avec les chats puisque c’est sous l’avancé du toit, à moins d’être un lézard.

Et ce printemps nous avons pu voir qu’un couple de rougequeue avait décidé d’y faire son nid, en passant dessous il y a quelques jours j’ai entendu les petits qui réclamaient à manger.

Et puis ensuite c’est l’apprentissage et j’ai pu prendre quelques clichés du petit jeune, on ne sait pas combien ont survécu.

Ici c’est la découverte du mini bassin et l’occasion de prendre un petit bain.

Le Pic épeiche

Nous avons eu la visite de ce couple de pic épeiche dans notre châtaignier. L’épeiche, comme tous les pics, est un oiseau solitaire et assez individualiste la plus grande partie de l’année. Ce n’est que pour la reproduction au printemps qu’il recherche et tolère un partenaire, le temps de mener à bien une nichée unique. Ensuite chacun repart à sa solitude. Il n’y a aucune tendance au grégarisme chez cette espèce. Lorsque j’ai vu ce couple nous étions à la veille de l’été, cela me semble un peu tard dans la saison pour créer une famille. Impossible de prendre une photo du couple car ils étaient assez turbulents.

Pic épeiche
Pic épeiche.

Vous trouverez plus d’informations sur ce petit oiseau qui met un peu de couleur dans le paysage.

Encore une houe…

Durant la période de confinement j’ai fait un peu de rangement dans mon sous-sol, il y a encore du travail car je n’aime pas jeter et je préfère mettre de coté en attendant au cas où.

Alors j’avais déjà retrouvé une petite houe et je lui avais remis un manche et il y avait celle là qui attendait son tour, et puis l’autre jour je tombe sur un manche qui lui aussi ne savait pas quoi faire, comme le temps n’était pas engageant pour aller jardiner en plein air je me suis attaqué à remettre cela en état de fonctionnement.

Comme j’en avais parlé en 2015 tous ces outils ont une histoire plus ou moins longue et leur redonner vie c’est l’occasion de se souvenir des bons et des mauvais.

Houe.
Adaptation du manche.
En train de faire la sieste.

Vous l’aurez compris je n’ai que deux bras et je ne peux manier qu’un outil à la fois, mais donner une seconde chance à ces morceaux de métaux c’est un passe temps comme un autre.

Ces salopards qui polluent la campagne…

Je suis allé faire mon petit tour pour repérer un éventuel cormier car j’avais souvenir d’avoir vu des petits fruits au sol lors d’une ballade automnale.

Finalement, j’ai bien retrouvé l’arbre en question mais c’est un pommier sauvage qui fait de petits fruits.

Pommier sauvage.
Déchets de placo.

En poursuivant ma promenade j’ai vu cela sur le bord du chemin, mais faut comprendre que c’est encore plus dégueulasse de jeter cela dans la nature alors que la déchetterie se trouve à moins de 500m et qu’elle est ouverte 5 jours de la semaine.

Le sabot du petit jésus.

Le lotier est communément connu sous les noms vernaculaires de pied de poule, pois joli, sabot de la mariée, sabot du petit Jésus, trèfle cornu, cornette, fourcette, pantoufle, pantoufle du petit Jésus, petit sabot.
C’est une plante fourragère cultivée qui entre dans la composition des mélanges de semences pour prairies mixtes graminées-légumineuses et plus particulièrement pour les prairies de longue durée à flores complexes comme seconde légumineuse.
Autrefois, on utilisait le lotier corniculé comme calmant ou somnifère. La posologie était de 1 c. à thé de fleurs séchées par tasse, 3 tasses par jour. Ces vertus anxiolytiques et sédatives sont liées à la présence d’acide cyanhydrique, toxique pour l’homme et même mortel à haute dose (15 tasses d’infusion par jour).

Sources: Wikipédia.

Sabot du petit jésus.
Lotier corniculé.

On peut trouver plus d’informations sur ses propriétés médicinales sur cette page.

Tour à bois, la suite…

Une petit vidéo du tour en action.

Voila encore un projet qui m’a donné du fil à retordre, après avoir installer mon réducteur de tension c’est la poupée mobile qui m’a joué des tours et j’ai du remédier à cela. Ensuite c’est la poupée fixe qui a rendu l’âme.

Vous pouvez voir que la machine est fonctionnelle même si ce n’est pas parfait, j’ai tourné ce petit morceau de frêne mais il est fendu, pour faire le premier essai c’est suffisant.

Premier essai.

Avec du matériel qui n’est pas prévu pour faire cela ce n’est pas si mal que cela.

Régulateur de tension.

Ce petit machin chinois n’est pas d’une grande précision mais suffira pour réduire la vitesse du moteur.

Pain au maïs.

J’aime bien utiliser de la farine de Maïs pour faire la béchamel, en ajouter dans ma pâte brisée, et il m’arrive aussi de faire mon pain à la maison.

Voila ma recette:

500 grammes de farine pour pain au maïs (mélange de blé et maïs)

10 grammes de sel

15 grammes de levure de boulanger

300 ml d’eau

Pain maïs.

Je ne suis pas le seul à aimer le maïs 🙂 et vous remarquerez le nombre de corde sur sa guitare.