Toujours dans le bricolage musical…

Voila en image mon dernier projet musical, avec trois fois rien comme toujours.

Une boite de conserve et son couvercle, un morceau de tasseau, du fil de fer le plus fin possible, quelques morceaux de bois pour faire les chevilles, une petite charnière qui traînait dans le coin, un boulon et son écrou.

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Va falloir que je me fabrique un alésoir pour fignoler les trous des chevilles, dans le milieu de la lutherie ils appellent cela une lousse, vous comprendrez que cela va pas le faire pour des instruments issus du bricolage ( enfin j’accepte les dons d’outils).

 

Faire le pied…

Faire le pied consiste, en un repérage non armé des indices de présence, entrées et sorties du gibier, dans le but d’en organiser la chasse qui en découlera. Cette action ne doit pas conduire à débusquer les animaux.

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Ici pas question de chasse mais seulement un moyen comme un autre  de savoir à quoi m’attendre en cas de rencontre. Je n’ai pas pris en photo mais dans le rouin* d’à coté il y avait plein de traces plus petites (*Raie creusée par le passage des roues dans les chemins humides. (Ornière)).

En fait je n’ai pas vu beaucoup de gibier, un jeune lièvre qui s’en allait tranquillement, un coq faisan qui faisait des vocalises et un troglodyte mignon qui m’a accompagné quelques mètres.

Les bûcherons sont passés avant l’automne et c’est pas bien joli à voir.

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Le sentier que j’ai l’habitude de prendre était encombré de branches dans tous les sens, sur la dernière photo c’est à peu près dégagé mais c’est ensuite que cela se gâte.

Durant l’hiver, il n’y a pas beaucoup de plantes en fleur dans le bois mais l’hellébore vient combler ce manque. elle ne rivalise pas avec la rose de Noël qu’on peut avoir dans son jardin mais elles sont de la même famille.

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Et puis il y a encore les champignons qui mettent un peu de couleur dans le paysage.

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Voila une petit ballade forestière de six kilomètres en pleine nature.

Pezize écarlate.

Chapeau de 1 à 5 cm, en forme de coupe ou d’oreille régulière ou irrégulière plus ou moins fermée, de couleur rouge écarlate à l’intérieur et plus rosé à surface légèrement veloutée à l’extérieur, à marge lisse devenant finement crénelée et rosâtre en vieillissant.

Pousse sur le bois pourrissant et les débris ligneux enfouis ou non dans le sol et souvent couverts de mousse, dans les zones humides des bois de feuillus, appréciant particulièrement les branches des noisetiers.

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Habituellement court, le pied peut parfois atteindre des proportions inhabituelles, allant chercher son support, le bois en décomposition, enfoui dans le sol. Ce champignon passe bien souvent inaperçu, sous les feuilles mortes ou les friches difficilement accessibles. D’autre part, il n’est pas courant, paraissant même se faire de plus en plus rare, et se cantonne dans des zones peu fréquentées pendant sa période de développement. De consistance modeste, en raison de sa petite taille, il ne fera pas l’objet d’une réelle dégustation mais peut agréablement garnir une assiette de gourmet … Il est en effet comestible … et possède la faculté d’arborer des formes souvent fantaisistes.

Personnellement je laisse ce champignon sur place et décorer le paysage.

Sources: Les Champignons de Edmund Garnweidner et  ICI

 

La croix Saint Marc.

Je pensais avoir fait un petit article sur la Croix Saint Marc mais je pense que c’était avec l’ancien blog qui n’existe plus.

J’en ai appris un peu plus sur cette croix en lisant un petit document d’une sortie littéraire organisée dans notre petit village.

Cette Croix reste liée à la famille Martin du Gard et fut l’objet d’une polémique enflammée qui dura de 1904 à 1907.

Il faut tout d’abord se resituer dans le contexte de l’époque :

1905 : la loi de séparation de l’église et de l’Etat adoptée en juillet. Le Président de la République est alors Emile Loubet. Mais depuis de nombreuses années, cette séparation fait l’objet de bien des projets et propositions de loi, Gambetta l’avait mise dans son programme de gouvernement des radicaux dès 1869. Les esprits ont eu le temps de s’échauffer !

Cette loi proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. Elle prévoit aussi un inventaire estimatif des biens mobiliers et immobiliers des anciens établissements de culte et des fabriques qui géraient les paroisses. Les cathédrales deviennent propriétés de l’Etat et les églises paroissiales propriétés des communes.

Dès février 1906, l’application de cette loi donne lieu à des émeutes notamment lors des inventaires avec ouverture des tabernacles (profanation du sacré). Certains historiens n’hésitent pas à dire que la France était au bord de la guerre civile et qu’il faudra attendre la première guerre mondiale pour que la question religieuse soit reléguée au second plan.

Mais revenons à la Croix de Saint-Marc. Elle fut érigée sous le premier Empire ou sous la Restauration. Elle est en tout cas mentionnée sur le cadastre de 1829 mais de l’autre côté de la route, sur un terrain qui appartiendra à… M. Martin du Gard

1904 : en cette période troublée, un vent anticlérical souffle sur la commune. Le maire et son le conseil municipal interdisent les processions religieuses sur la voie publique et les manifestations cultuelles extérieures puis décident d’enlever les croix qui existent sur le territoire de la commune.

Novembre 1904 : le conseil municipal vote la démolition de la Croix de Saint-Marc. Apprenant cela, Paul Martin du Gard fait rédiger une requête par l’huissier du Tribunal civil de Sancerre afin d’informer le maire de Sancergues qu’il s’oppose à cette démolition et que «  dans le cas où M. le Maire passerait outre à la présente défense et violerait la propriété du requérant en détruisant le monument qui y était élevé, le requérant se pourvoirait devant tous les tribunaux compétents en réparation du préjudice causé, dommages et intérêts et même reconstruction du monument qui aurait été détruit »

La municipalité ne tient nullement compte de l’avertissement et fait démolir la croix dès le mois suivant. Il s’ensuivra trois années de procès qui se termineront en 1907 par un arrêté préfectoral. Celui-ci précise que la croix sera reconstruite par M. Martin du Gard, à ses frais, non pas à l’emplacement où elle était édifiée auparavant mais de l’autre côté de la route. A titre de compensation, la moitié de l’ancien chemin des Points est cédée par la Commune à M. Martin du Gard. Il est signalé que cette partie est devenue sans utilité (pour la commune) par suite du passage de la ligne de chemin de fer.

Détail amusant : le curé qui desservait Sancergues pendant cette affaire portait un nom prédestiné : il s’agissait du curé… Lacroix.

Vous trouverez le texte dans promenade littéraire-2018

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Jeu de toc, version deux

J’avais déjà fait une version un du jeu de toc et cette fois je suis allé un peu plus loin dans la fabrication.

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C’est pas encore vraiment à mon idée mais je progresse, tous les trous sont fait à la perceuse avec un foret de 22mm et les pions sont taillés dans du tourillon de 18mm, le tout est recouvert de deux couches de vernis marin.

Le travail avec une défonceuse gagnerait en précision mais je fais avec les moyens du bord le plus souvent.

Dernier bricolage de l’année.

A la veille des fêtes un couteau de cuisine a rendu l’âme, enfin c’est le manche qui s’est dégonflé, laissant s’échapper un liquide visqueux et collant.

Après un petit démontage et nettoyage de l’engin, c’est une soie courte (faite bien entendu dans un but économique), mais la lame est quand même assez solide pour lui donner une seconde chance.

Me voila donc parti à la recherche d’un morceau de bois pouvant faire office de manche de couteau et c’est sur un bout de laurier que j’ai jeté mon dévolu.

Après découpage à la longueur je suis passé au façonnage du manche, quelques petits trous à perceuse pour glisser la soie au centre et un petit morceau de cuir collé voila le résultat en image, j’ai passé une petite couche d’huile de lin pour protéger le bois et j’ai redonné vie à ce petit couteau.

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La soie est collée dans le manche avec de la colle deux composants.

Le boîtier cpl.

J’ai un petit réseau à la maison pour partager la connexion entre les divers machines, j’ai un boîtier cpl qui fonctionne plus, c’est sans doute un condensateur qui est mort.

J’ai donc ouvert le boîtier pour voir ce qu’il avait dans le ventre et je me suis aperçu tardivement qu’il y avait une vis cachée sous l’autocollant.

Reste maintenant à trouver le responsable et surtout trouver un remplaçant car ceux que j’avais commandés en Chine se sont perdus en route.

 

Les 7 de Spandau.

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Quand j’ai vu passer ce livre sur Spandau, je me suis dit faut que tu le demandes à ta bibliothécaire préférée.

Spandau, c’est une période de ma vie qui restera longtemps gravé dans ma mémoire, enfin tant que Aloïs ne viendra pas jouer les troubles fêtes.

En 1980, j’ai fait parti des gardiens de cette prison, à cette époque Rudolf Hess était le seul prisonnier dans l’établissement.

Ce livre est le récit des quarante années de détention raconté par la douzaine de pasteurs qui ont rencontré les grands criminels nazis dans la forteresse de Spandau.

Le témoignage des aumôniers de Albert Speer, Rudolf Hess
et des autres criminels nazis jugés à Nuremberg,
enfermés dans la prison de Spandau.

De 1947 à 1987, les sept ex-dignitaires nazis condamnés par le tribunal de Nuremberg purgent leur peine dans la prison de Spandau, à Berlin. Parmi eux, Rudolf Hess, le troisième homme du régime nazi, et Albert Speer, l’architecte d’Hitler et ministre de l’Armement du IIIe Reich.

Ils sont soumis à un régime carcéral drastique. Les seuls qui sont autorisés à parler à ces criminels, une fois par semaine, sont les pasteurs nommés aumôniers de la prison. Pendant quarante ans, douze hommes de foi se sont succédé auprès d’eux, ont reçu leurs confessions, ont écouté leurs obsessions.

Les pasteurs de Spandau ont échangé avec ces hommes, ils les ont fait réfléchir, ils ont eux-mêmes été bouleversés par ces incroyables rencontres. Des questions se posent alors : Que ressentaient ces criminels, parmi les pires de l’Histoire, face à leur châtiment ? Y a-t-il eu un début de prise de conscience des horreurs du régime nazi ? Mais aussi, du point de vue de l’aumônier, comment aborde-t-on un homme quand il a été un tel bourreau ?

Après la mort du dernier prisonnier, la forteresse a été rasée pour faire place à un centre commerciale où les gens vont faire leurs courses.