Tour à perche en plein air…

N’étant pas heureux par le fonctionnement de mon tour à bois, j’ai profité d’une journée sans pluie pour le tester en plein air, effectivement à chaque fois que j’ai vu un engin en action comme celui-là, c’était dehors où dans un atelier haut de plafond.

Alors je prends l’engin sous le bras et les quelques planches qui l’accompagnent et je vais me positionner sous le châtaignier dans mon jardin, c’est encore assez humide mais pour faire un petit essai cela devrait aller. J’accroche ma corde à une branche qui fera office de perche et l’autre morceau à la planche qui servira de pédale. Il y a une deuxième planche qui me sert pour maintenir le tour et où je pose l’autre pied.

J’ai pris un autre morceau de bois pour vous montrer qu’avec la seul ciseau à bois j’ai pu faire quelque chose.

Dans la foulée, j’avais un manche en bois que je venais de tourner alors je l’ai transformé en une belle petite mailloche.

Alors ma conclusion, si vous avez un  atelier haut de plafond où si vous avez un jardin avec des branches que vous pourrez transformer en perche et bien c’est faisable avec trois fois rien. Ma construction est vraiment basique mais je me dis que je pourrais en faire un tour un peu plus grand avec des contre-pointes un peu plus grosses et pourquoi pas faire en sorte qu’un axe avec une poulie pourrait actionner la machine grâce à un moteur électrique et une courroie, mais ce sera peut-être un autre projet dans l’avenir.

J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ce tour, cela m’a rappelé qu’une chambre à air tendue peut vous renvoyer quelque chose, que rien n’est gagné sans quelques petits efforts, que la matière grise peut vous aider à mener à bien votre projet, que c’est en faisant des expériences que vous apprendrez.

 

 

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La liste de mes envies…

Et non, je ne vais pas vous énumérer la liste de toutes mes envies, un article de blog ne suffirait pas à tous les afficher. Mais pour cette fois c’est un livre que j’ai lu dans la semaine et que j’ai trouvé un peu dur, mais chacun pourra y aller de son propre sentiment une fois la lecture finie.

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être…

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Tout le monde s’est un jour posé la question d’un gain faramineux et des conséquences sur la vie quotidienne. Et tout le monde s’est imaginé rayant ligne avec ligne la liste des petits ou grands rêves qui, comme le dit l’auteur, sont «nos petites choses à faire, qui nous projettent à demain, à après-demain, dans le futur ; ces petits riens qu’on achètera la semaine prochaine et qui nous permettent de penser que la semaine prochaine, on sera encore vivant». L’identification est immédiate : la mercière en nous s’y retrouve.

Grégoire Delacourt dans « la liste de mes envies » nous offre un roman touchant et palpitant, pour moi la lecture se termine bien, mais je suis triste pour Jocelyne.

Avancement du tour suite…

Je vous avais laissé avec un tour qui ne fonctionnait pas terrible, après avoir chercher et tester plusieurs solutions voila celle que j’ai retenu pour le moment.

A l’origine c’était un tour à perche que je voulais faire, mon sous-sol ne permet pas se genre d’activité, alors j’ai du me résoudre à faire autrement. Sachant que c’est la puissance du ressort de la perche qui fait tourner la pièce je me suis dit que si c’était horizontal je pourrais m’en sortir, seulement se pose une autre problématique puisque le ressort attire le tour vers lui lorsqu’on le met en tension.

Donc j’ai du bricoler deux chevrons qui font offices de cales, ce n’est pas encore le « top » mais il y a du mieux. Pour le ressort, j’ai tendu une chambre à air qui sert d’élastique et qui remplace la perche, en appuyant sur la pédale je tends la chambre et lorsque je relâche elle revient à sa place. Avec une corde enroulée autour de la pièce à tourner la force est transmis et elle tourne.

J’ai fait deux petites pièces qui sont des essais, une petite mailloche pour taper sur la cheville qui bloque la poupée mobile, elle est en bois sec et donc plus dure à travailler, l’autre est un bout de cerisier qui est encore un peu vert et donc plus tendre. N’ayant qu’un vieux ciseau à bois le résultat n’est pas formidable et tout cela reste à peaufiner.

Pour moi, c’est un projet qui m’a bien amusé et je me dis qu’en faisant à une plus grande échelle se serait sans doute plus facile. J’ai tout construit avec des bricoles qui se trouvaient dans mon sous-sol, alors rien n’est impossible, on peut encore se passer d’électricité en 2018 pour bricoler.

Et puis j’ai fait une petite vidéo pour vous montrer l’engin en action.

 

 

 

Demain, j’arrête.

Et bien non je ne vais pas arrêter de bricoler, ni de vous parler de mes projets, mais d’un des derniers livres que je viens de finir.

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?

Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier…

Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

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Avec cette première comédie, Gilles Legardinier déjà remarqué pour ses deux thrillers « L’Exil des Anges » et « Nous étions les hommes » nous révèle une nouvelle facette d’une imagination qui n’a pas fini de surprendre. Drôle, percutant, terriblement touchant, son nouveau roman confirme ce que tous ceux qui ont lu un de ses livres savent déjà : Gilles a le don de raconter des histoires originales qui nous entraînent ailleurs tout en faisant résonner notre nature la plus intime. Voici un livre qui fait du bien !

Je me suis bien régalé avec ce livre, c’est drôle et cela nous rappelle que parfois on fait des trucs stupides, si vous voulez passer un bon moment sans meurtre, sans enlèvement, et sans la police alors courrez à votre bibliothèque préférée et empruntez le.

C’est marrant, il y a un chat sur la couverture mais à aucun moment dans le livre on en parle, par contre le bonnet péruvien, oui.

L’avancement du tour à bois…

Je suis toujours dans le sous-sol pour bricoler, quand ce n’est pas la neige qui tombe c’est la pluie, on ne peut pas dire que février aura été un joli mois d’hiver.

Enfin, j’ai réussi à bloquer ma poupée mobile en la perçant et en glissant une cale, ce n’est pas encore tout à fait au « top » mais l’idée me semble bonne.

Par contre pour faire tourner la bête la solution que j’ai mis en place n’est pas terrible alors j’en cherche une autre, si je pouvais sortir dehors je pourrais me servir d’une branche du châtaignier comme ressort mais il ne fait pas beau.

La hauteur sous plafond dans mon sous-sol n’est pas super et donc je suis un peu coincé, j’ai construit un super ressort en assemblant trois lattes de sommier mais je cherche comment l’utiliser sans qu’il vienne se bloquer en haut.

La chignole à main…

Voila une machine qui 40 ans après fonctionne toujours, vous pouvez l’emmener où vous voulez et elle vous rendra service, bien entendu parfois il faut lui redonner une petite jeunesse mais elle saura vous récompenser.

Il y a tellement longtemps que je l’ai que je ne me souviens plus où je l’avais commandée, mais il me semble que c’était chez Manufrance, je me souviens de ce catalogue où l’on trouvait pratiquement tout.

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Ma petite chignole avait perdu un des manches, il ne restait plus que l’acier de l’axe, froid et désagréable, alors je suis allé lui chercher un morceau de cerisier pour lui en tailler un nouveau.

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Avec un peu de patience et un opinel pour sculpter le bois je suis arrivé à ce petit résultat, j’ai creusé le trou central avec l’aide de la chignole et un foret de la bonne taille, fignoler avec du papier abrasif (pour ne pas abimer mes petites mains) ensuite une petite couche d’huile de lin pour lui donner un effet luisant.

Voila encore un petit outil remis en état avec trois fois rien et qui devrait encore me rendre service de nombreuses années.

La dernière idée d’anatole…

J’ai récupéré un moteur pour faire tourner un tour, un banc de scie,… et cela me donne plein d’idées mais j’aurais besoin de poulies. Alors il me faudrait un petit tour pour en fabriquer en bois et c’est là que cela coince.

Alors pendant que la neige tombe encore dans le jardin, je m’en vais réfléchir au sous-sol et je réunis quelques bricoles que je vais tenter d’assembler.

J’ai retrouvé ma vieille chignole à main qui aurait besoin d’être remis en état, mais ce sera pour plus tard si j’arrive à finir mon projet.

J’ai trouvé une palette en bois qui me servira de socle, de glissières, de support pour mes poupées après quelques ajustements, j’ai rajouté deux planches pour stabiliser l’ensemble.

Deux morceaux de chevrons feront office de poupées et j’ai taillé une pointe dans une grosse vis qui me servira pour centrer la pièce, de l’autre coté une petite tige filetée et pliée pour faire une petite manivelle.

Tout est fait sans plan, juste les idées qui viennent au fur et à mesure, c’est pour cela que je ne sais jamais si j’en viendrais à bout. Une fois que j’ai installé la vis dans la poupée mobile (et non pas dans la papa mobile), j’ai fait un gabarit en carton pour essayer de retrouver la même hauteur sur la poupée fixe, cela n’a pas trop mal fonctionner.

Bon, vous l’aurez compris je suis en train de faire un mini tour à bois.

Il n’est pas tout à fait terminé, le poupée mobile est toujours mobile et je dois faire en sorte qu’une fois bien positionnée elle ne bouge plus, ce sera pour un prochain exercice.

Et puis vous allez me dire mais où il est le moteur ? Et bien ce sera pour une autre fois et je ne vous en dis pas plus pour ménager le suspense 😀

 

Retour sur le banc…

Le banc d’âne est utilisé en menuiserie, en boissellerie, par les tavaillonneurs et à la ferme où il sert à dégauchir, appointir les échalas, les manches d’outils et les petits piquets. Pour le tonnelier, il s’appelle la colombe, et est utilisé dans la mise en forme des douelles de tonneaux.

Ce banc est muni d’un levier actionné par les pieds permettant de maintenir solidement une pièce de bois pendant son appointage. L’opérateur est assis à califourchon et travaille la pièce de bois avec les mains.

Lors d’un travail à la plane, l’effort de traction sur l’outil induit une poussée plus grande sur les repose-pieds. La mâchoire serre alors davantage. Il suffit de relâcher un peu la pression pour changer la position de la pièce à appointir ou à amincir.

L’axe du levier y est généralement constitué de goupilles amovibles. Le levier est muni de plusieurs trous. Selon les trous utilisés pour placer les goupilles, on peut travailler des pièces de bois de diverses épaisseurs. Ce « chevalet » était également utilisé par les charrons.

Source: Wikipédia

Les bancs d’ânes il y en a des dizaines de sortes, ici vous avez le modèle Anatole, assez facile à fabriquer, et qui vous rendra service si vous avez à bricoler, contrairement à l’étau qu’il faut serrer et desserrer ici vous avez juste à lâcher les pieds, avec une plane vous pourrez préparer un rondin pour vous servir du tour à bois (c’est dans les cartons). Pour affuter une lame c’est pratique, et comme tout est en bois il y a moins de risque d’abimer l’outil. C’est un banc qu’on trouvait dans les fermes, mais certainement pas dans celle des Milles Vaches.

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Ici vous pouvez voir la mailloche que j’ai taillé en début de semaine, je suis en train d’affiner le manche qui est un peu gros, vous remarquez que la planche qui sert de support est fixé avec une charnière ce qui permet d’ajuster pour serrer la pièce en utilisant une cale.

 

 

 

Quelques photographies sous la neige…

Voici quelques photographies faite ce jeudi 8 février 2018, j’ai fait le tour de la maison pour faire ces quelques clichés, l’anémone qui avait fleuri la semaine passée est maintenant sous la neige mais on peut voir que les bruyères font de la résistance.

Le pied de romarin tente de supporter le poids de la neige sans trop faiblir et la petite chouette solaire sort la tête de la couche de neige.

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