La gazette du village…

Il y a bien longtemps que je n’ai pas mis d’information sur mon petit village du centre de la France, le dernier gros événement dans le bourg c’était pour nous prévenir que la circulation serait compliqué durant une semaine suite à la réfection de la chaussée, finalement même si un arrêté préfectorale avait été déposé les camions ont pu quand même traverser le village pratiquement sans souci.

Faut dire que seulement quelques petites pièces de goudrons ont été rapportées.

Ici c’est la vente des peupliers qui a attiré mon attention après qu’un lecteur de la bibliothèque me l’a signalé, j’ai donc pris mon petit appareil photographique et je suis allé prendre quelques clichés.

Route d’augy

La peupleraie est située dans le cercle rouge, c’est un zone marécageuse qui fait office de tampon lorsque la rivière déborde, et pour l’occasion c’est une petite rentrée d’argent pour la commune.

La plantation installée à densité définitive (200 arbres/ha). Ces plantations sont généralement homogènes car utilisant du matériel végétal reproduit par bouture (appelés «plançons»). Les variétés cultivées, appelées cultivars, sont multiples. Chacune a des exigences qui lui sont propres mais toutes affectionnent des sols épais, riches et bien alimentés en eau. Les terrains alluviaux sont leur domaine de prédilection.

La récolte du peuplier est assez rapide, entre 15 et 20 ans, après la 13 année la phase de croissance ralentie, avec une forte diminution de l’accroissement en volume.

Sources: ICI

La joubarbe des toits.

C’est une plante vivace qui croît sur les vieux murs, les toits, les ruines et les rochers de la plupart de nos régions, elle est native en Europe.

La joubarbe ressemble à un artichaut miniature: ses feuilles épaisses, grasses, aiguës sont étroitement imbriquées les unes dans les autres.

En été, la rosette s’entrouvre pour laisser jaillir en son centre une hampe florale atteignant jusqu’à 50 cm, couverte de feuilles dirigées vers le haut, terminée par une ample panicule de fleurs rose pâle aux pétales aigus.

Sources: Le petit Larousse des Plantes Médicinales.

Joubarbe.

Au Moyen Âge, on utilisait les feuilles de joubarbe comme émollient sur les blessures. De la familles crassulacées, on l’appelle grande joubarbe, artichaut sauvage ou encore herbe aux cors, pour ses derniers deux ou trois applications de suc suffisent selon une médecine populaire.

Le mahonia.

Le Mahonia à feuilles de houx, petit arbuste rustique, à fleurs parfumées en grappes jaunes de 5 à 8 cm, qui fleurit au printemps. Fruits violacés en automne. Son feuillage vert lustré devient pourpre en automne.

Mahonia

Maintenant vers la fin du mois de juillet il reste les fruits dont je me suis servi pour faire quelques pots de gelée.

Fruits du mahonia.

Cela ressemble à des myrtilles en forme de petits olives et le goût ressemble entre un mix de myrtilles et mures.

Avant de pouvoir faire la gelée il faut faire exploser les fruits pour retirer les graines qui ne sont pas comestibles, ensuite on pèse le jus et on met le sucre qu’on veut.

Avec ce que vous voyez dans la passoire j’ai fait un peu plus de trois pots de gelée.

Pots de gelée

Il y a des années où il y a peu de fruits mais en 2021 cela a été prolifique pour un pied de mahonia, les fruits ont parcouru une vingtaine de mètres on ne peut pas faire un circuit beaucoup plus court.

Ne vous aventurez pas à goûter le fruit sur l’arbuste et surtout ne mangez ni les graines, ni les feuilles.

La jussie…

La jussie ou Ludwigia, est une plante aquatique, provenant d’Amérique du Sud ou du sud des États-Unis qui fut introduite en France entre 1820 et 1830 pour décorer des bassins d’agréments et des aquariums.
Elle appartient à la famille des oenothéracées ou onagracées avec deux espèces : la Ludwigia grandiflora ou Ludwigia urugayensis et la Ludwigia peploides ou Jussiaea repens, elles ont des caractéristiques et propriétés semblables.
Elle est devenue un redoutable envahisseur des milieux naturels humides et aquatiques calmes.
Depuis le début des années 1990 dans l’ouest, sa prolifération s’est étendue vers le Nord, envahissant les lieux humides calmes jusqu’au-delà de la frontière belge.

Sources: https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/botanique-jussie-4801/

Jussie
Sa version rampante.

Ici c’est sur le bord de Loire que nous avons rencontré cette plante, ce n’est pas la seule envahissante puisque sur les bords du fleuve on trouve aussi de l’ambroisie.

Le vieux pont.
Linaire commune
Savonnière.

La pensée sauvage.

C’est une jolie plante vivace assez commune dans les champs, les vignes et les terres remuées de toutes nos régions.
La plante renferme du mucilage, des saponosides, des flavonoïdes et du salicylate de méthyle, qui lui donne un goût particulier. On utilise soit la plante entière fleurie soit les fleurs seules, les propriétés étant les mêmes.

La pensée sauvage est une de nos meilleures plantes dépuratives à la fois laxative et diurétique. On l’utilise contre les rhumatismes mais surtout contre les maladies de peau, dartres, eczéma, herpès, acné, psoriasis, furonculose.

Ses vertus expectorantes sont mis à profit contre la bronchite et la coqueluche.

Sources: le Petit Larousse des Plantes Médicinales.

Ces petites pensées se contentent de très peu de terre puisqu’elles poussent dans les cailloux et même entre les joints des pavés.

Souche rhizomateuse…

Le nénuphar ou Nymphaea compte une cinquantaine d’espèces vivaces aquatiques à souche rhizomateuse constamment immergée. Les feuilles caduques sont flottantes et pourvues d’un long pétiole. Ovales en forme de cœur, elles exhibent une belle teinte vert foncé brillant sur le dessus et pourprée au revers.
Le nénuphar fleurit généreusement tout l’été, entre juin et octobre, produisant de grosses fleurs solitaires. Elles s’épanouissent à la surface de l’eau voire quelques centimètres au-dessus.

Sources: Jardiland.com

Ici c’est un pied de nénuphar commun, lorsque nous l’avons pris en charge son propriétaire nous a dit: c’est soit un blanc ou un rouge.

Ici c’est le blanc, chaque année il nous offre entre 5 et 15 fleurs durant la saison, les poissons sont heureux de se mettre à l’ombre sous les feuilles.

Lors de la séance photos le soleil s’est un peu amusé avec moi.

syrphe

On peut voir un syrphe sur la dernière photo.

Une taupe dans mon jardin…

Taupe.

J’ai été plutôt silencieux la semaine dernière et il faut que je vous explique un peu pourquoi.

Le lundi 12 juillet, un technicien est passé pour installer la fibre et comme vous pouvez le remarquer si j’ai dû creuser un trou c’est parce que tout ne c’est pas passé comme prévu. La gaine qui nous amène le câble en cuivre s’est affaissée à la sortie du sous sol, on rentre environ 25 cm et c’est bloqué, on voit le sable et la terre, il y a plus de trente ans que j’ai posé les gaines au fond de la tranchée et je n’étais pas là quand le terrassier a rebouché les trous. J’ai donc tenté de retrouver cette gaine mais c’est un travail de titan, car depuis j’ai fait une terrasse et il y a au moins une épaisseur de 1,50m de terre entre les deux.

Vous l’aurez compris j’ai du faire une croix sur la fibre et la meilleure idée que j’ai trouvée pour le moment c’est d’installer une nouvelle gaine, faire une tranchée d’un peu moins de 20 mètres pour retrouver l’ancienne en limite de propriété et lui ajouter une nouvelle sortie.

Pour le moment je suis en pleine réflexion, mais je suis ouvert à toutes suggestions.

Le sainfoin.

Pour la petite histoire du sainfoin, il faut remonter bien loin dans le temps. Au début du XVe siècle, il fut une plante herbacée qui se fraya une place de choix et se répandit à travers les campagnes françaises. 

Cette plante, le sainfoin dit aussi esparcette (esparceto du Provençal, pour dire : épars.), eut un succès immédiat chez les agriculteurs qui y trouvaient une nourriture fort intéressante pour leur bétail, toutes variétés confondues (ovins, équidés et caprins).

Et la notoriété du sainfoin est allée jusqu’à se voir consacrer, en 1789, une journée dans le calendrier des révolutionnaires, qui correspond au 12e jour de floréal, c’est-à-dire le début du mois de mai. 

Le sainfoin se cultivait dans les sols calcaires un peu partout en France. Mais avec le temps, il fut remplacé par la luzerne que les agriculteurs trouvaient plus productive. Un choix qui signa au XXe siècle la disparition rapide du sainfoin du paysage français.

Sources: https://www.apiculture.net/blog/plante-mellifere-le-sainfoin-n148

Ici pas de culture du sainfoin mais quelques pieds sur le bord d’une route qui font certainement le bonheur des petites abeilles.

Sainfoin
fleur de sainfoin

Le sainfoin est la plante mellifère par excellence c’est-à-dire que sa présence stimule l’activité des abeilles pour la fabrication du miel. Cela est d’autant plus vrai en présence de sainfoin de type simple.

La mauve sylvestre.

C’est une plante vivace commune dans les décombres, les champs et les bords de chemins. Sa tige dressée porte des feuilles arrondies, plus ou moins divisées en cinq lobes.

Les grandes fleurs présentent trois enveloppes florales: un calicule à trois languettes libres entre elles, un calice à cinq sépales, une corolle à cinq pétales d’un rose pourpré en forme de cœur. Les files des étamines sont soudés entre eux sur toute leur longueur, formant un tube d’où sortent les nombreux styles.

Les petits fruits circulaires, composés de nombreux carpelles sont connus des enfants sous le nom de « fromages ».

On utilise plutôt les fleurs mais un mélange de feuilles et de fleurs peut-être utilisé aussi en décoction, contre la toux et les irritations.

Elle fait partie de la famille des malvacées, sous des noms divers comme mauve sauvage, grande mauve ou encore herbe à fromage.

Photo prise dans la région de Montpellier, par Bb.

En usage externe, les qualités calmantes et adoucissantes de la mauve font merveille contre toutes les irritations et inflammations.

Sources: Le petit Larousse des Plantes Médicinales.