La caspelle bourse-à-pasteur.

Très répandue et extrêmement commune la caspelle accompagne l’homme dans tous les lieux cultivés mais aussi sur les trottoirs, au pied des murs et partout où la terre a été remuée.

Diverses brassicacées ont le même port mais les fruits de la caspelle sont uniques. La caspelle s’est d’abord rapprochée de l’homme par l’intermédiaire de la culture céréales dans le bassin méditerranéen.

Tout de suite remarquée par la forme de ses fruits qui lui ont valu ce beau surnom de bourse-a-pasteur. A la ceinture des bergers autrefois pendait une bourse, vaguement triangulaire, qui par manque d’argent, était toujours plate, la ressemblance des fruits de la plante avec cette fameuse bourse l’a fait appeler bourse-à-pasteur.

caspelle bourse-à-pasteur.

bourse-à-pasteur.

La bourse-à-pasteur contient du potassium, des alcaloïdes, des flavonoïdes. Propriétés hémostatiques connues depuis le XIe siècle. On peut l’employer contre les blessures, les plaies ouvertes. Elle est donc précieuse comme pansement de première urgence et les hémophiles ont tout intérêt à connaître cette plante.

Sources: Plantes sauvages à l’usage des randonneurs, de Guy Lefrançois aux éditions Rando.

plantes sauvages à l’usage des randonneurs.

Sources: Guide des plantes des villes et des villages.

La bugle rampante.

C’est une petite plante vivace de 10 à 40 cm de hauteur, commune dans les bois, les lieux ombragées et les près frais de toutes nos régions. Elle se rencontre en Europe, en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Sa tige carrée, légèrement velue porte des feuilles opposées, légèrement velue, allongées et arrondies et des fleurs bleu vif à deux lèvres disposées en épis terminaux, mêlées de feuilles et de bractées pourprées.

La bugle oubliée de nos jour était très employée autrefois comme vulnéraire et astringent. Utilisée pour guérir les plaies, les blessures, les hémorragies, les hémoptysie, c’était à la Renaissance la panacée du médecin de campagne.

En infusion elle s’utilise contre les rhumatismes, 20 à 30 g de sommités par litre d’eau et prendre 3 à 4 tasses par jour.

bugle rampante
bugle.

On emploie parfois la bugle pour laver et cicatriser les plaies ou en gargarismes contre les angines.

Le printemps arrive…

La rhubarbe est d’origine asiatique et n’est connue en Europe que depuis quelque deux cents ans.

Elle fait office de fruit lorsqu’on la cultive pour en faire de la confiture ou de délicieuses tartes à la rhubarbe mais c’est en réalité, au sens botanique, un légume.

Elle est cultivée partout en France, mais principalement au nord de la Loire.

Cette plante aux formes très avantageuses peut atteindre une hauteur de plus d’un mètre.

La rhubarbe peut créer, au fond de votre jardin, un massif très verdoyant et très agréable à la vue.

La rhubarbe est très connue pour son effet laxatif.

Riche en calcium, magnésium, potassium et en phosphore, la rhubarbe constitue un très bon complément alimentaire, notamment pour le transit.

De nombreuses recettes gourmandes vous permettront d’apprécier ce produit du potager et vos confitures feront assurément la joie de votre famille.

Rhubarbe.

La rhubarbe est une plante médicinale, la racine possède une activité antibactérienne et combat le staphylocoque dorè. On peut l’employer en application contre les furoncles et en bains de bouche contre les infections de la muqueuse buccale.

Sources: Petit Larousse des Plantes Médicinales et https://www.jardiner-malin.fr.

Chirurgie sans anesthésie…

Une broche de Kirschner (aussi appelée fil de Kirschner) est un mince fil métallique ou une broche qui peut être utilisé pour stabiliser des fragments d’os. Ces broches peuvent être percées à travers l’os pour maintenir les fragments en place. Ils peuvent être placés par voie percutanée (à travers la peau) ou être enfouis sous la peau.

L’autre jour un commentateur me demandait si je ne pouvais pas lui greffer un nouveau pancréas et je lui répondais qu’actuellement je n’avais pas sous la main, mais ce jour c’est un autre travail de chirurgie auquel j’ai dû m’atteler.

girouette oiseau.

Un copain me dit que je pourrais peut-être ressouder l’un des deux oiseaux dont les pattes sont faiblardes, chose que j’ai tenté sans résultat les bestiaux sont en tôle et je n’ai pas le matériel adéquat.

Alors je me souviens que mon fiston s’était fracturé le poignet et qu’on lui avait mis une broche le temps de la consolidation, alors j’ai adapté la technique.

Sans anesthésie j’ai donc inséré un fil de fer que j’avais au préalablement pliè en deux dans chaque parties de la patte, remis en place le membre fragilisé et utilisé la technique du plâtre pour immobiliser.

Le plâtre utilisé est un mélange de plusieurs composants qui ressemble à de la pâte à fix, une fois mis en forme il durcit jusqu’à devenir dur comme la pierre, et peut être peint.

Voila donc comment j’ai essayé de sauver cette petite girouette de la déchetterie.

Un petit coup de peinture et cela devrait pouvoir lui donner quelques années de vie supplémentaires.

Strobiles

En botanique, c’est une structure présente sur de nombreuses espèces végétales terrestres porteuses de sporanges densément regroupées le long d’une tige.
Les strobiles sont souvent appelés cônes en lieu et place de glomérules, mais de nombreux botanistes limitent l’utilisation du terme « cône » au fruit ligneux de conifères.

Alors j’ai rencontré les strobiles en allant repérer mon prochain terrain de jeu, ce n’est pas la première fois que j’en vois mais je ne connaissais pas précisément son nom.

Ici vous avez des spécimens de strobiles sur un Aulne glutineux, l’Aulne est utilisé pour reboiser des terres incultes. L’Aulne (comme le saule) est efficace dans le maintien des berges grâce à son système racinaire profond.
Son bois est léger, tendre, mais il tend à se fendre. Une fois coupé, il se colore de rouge à l’air, ce qui lui a valu des superstitions. Ajoutez à cela que l’aulne fut utilisé pour construire des gibets ! Il est réputé imputrescible et durcir au contact de l’eau. On en fit des pilotis à Venise (avec des Ormes également) et des sabots ; de l’écorce et des rameaux, on extrayait la teinture noire des feutres. L’écorce contient des principes fébrifuges. Les Indiens creusaient le tronc de la variété américaine pour en faire des canots.

Sources: http://les.arbres.free.fr et Wikipédia.

Le fragon.

Ce petit arbrisseau buissonnant toujours vert aime les terrains rocailleux et incultes et les bois secs. Ces tiges dressées, nues à la base, très rameuse vert le haut forment des touffes compactes. les fruits sont de grosses baies globuleuses rouge vif, on utilise le rhizome rampant gris jaunâtre, garni de fines racines en décoction (20 à 40 gr de racine par litre d’eau, à laisser bouillir un quart d’heure contre les troubles veineux.

C’est un cousin de l’asperge et il est comestible, au milieu des touffes épineuses pointent au printemps de jeunes pousses d’un beau violet sombre, luisantes et fragile comme du verre.

Lors de ma petite sortie forestière je me suis fait observer par 4 ruminants sur le sentier du retour.

chevreuils

Sources: le petit Larousse des Plantes Médicinales.

Le châtaignier.

Le châtaignier peut atteindre 30m de hauteur, ici nous sommes pas loin de 5 ou 6 m et dire que j’ai rapporté ce petit bout d’arbre dans la poche de mon blouson, c’est Gaston qui me l’avait offert un jour que nous avions planté les patates.

Ce sont les Romains qui ont développés la culture de ce véritable « arbre à pain » des pays tempérés et qui a fourni pendant des siècles la nourriture de base de nombreux peuples des régions d’Europe aux sols trop acides pour que les céréales y poussent bien.

Mais le châtaignier est aussi une plante médicinale, contre la coqueluche on peut préparer une infusion avec 30 g de feuilles par litre d’eau.
Les fruits en purée ou braisés, en dehors du fait qu’ils constituent un excellent aliment très nourrissant, sont aussi fort bien tolérés par les estomacs délicats et remédient à la diarrhée bénigne.

châtaignes
feuilles de châtaignier

Sources: Le Petit Larousse des Plantes Médicinales.

Peut-être que la météo médiocre de l’été aura été bénéfique à ce petit châtaignier et que nous pourrons manger quelques fruits durant l’automne.

Le laurier.

C’est un petit arbre pouvant atteindre 10m, originaire du bassin méditerranéen, où il se rencontre à l’état naturel dans les bois . Son tronc à l’écorce sombre porte des feuilles persistantes en forme de fer de lance, coriace et légèrement ondulées sur les bords, qui dégagent lorsqu’on les brise un arôme balsamique.

L’usage condimentaire des feuilles de laurier est classique pour parfumer les sauces, les ragoûts, le poisson et les marinade. Elles sont indispensables aux courts bouillons et aux bouquets garnis.

Seul notre laurier sauce est comestible et il ne faut pas le confondre avec les autres plantes comme le laurier-rose, laurier-cerise, laurier-tin ou le laurier d’Alexandrie.

Ce matin j’ai procédé à un petit rafraîchissement de mon laurier, lorsque je l’ai planté il y a quelques années ce n’était qu’une petite bouture qu’on m’avait offert.

Ce pied de laurier à déjà eu les honneurs du blog car avec son bois j’ai remis en état un couteau de cuisine qui est toujours en activité depuis son recyclage.

Laurier
feuilles de laurier

J’ai profité de cette petite taille pour faire provision de feuilles pour la cuisine de cet hiver.

laurier des cuisines

Le laurier est le roi du bouquet garni, il doit être largement utilisé pour les sauces et marinades, pour ses vertus antiseptiques et digestives.

On peut faire des infusions pour favoriser la digestion en plongeant 15 à 30 g de feuilles dans un litre d’eau et confectionner une pommade anti-rhumatismale avec les baies du laurier.

Sources: le Petit Larousse des Plantes Médicinales.

La joubarbe des toits.

C’est une plante vivace qui croît sur les vieux murs, les toits, les ruines et les rochers de la plupart de nos régions, elle est native en Europe.

La joubarbe ressemble à un artichaut miniature: ses feuilles épaisses, grasses, aiguës sont étroitement imbriquées les unes dans les autres.

En été, la rosette s’entrouvre pour laisser jaillir en son centre une hampe florale atteignant jusqu’à 50 cm, couverte de feuilles dirigées vers le haut, terminée par une ample panicule de fleurs rose pâle aux pétales aigus.

Sources: Le petit Larousse des Plantes Médicinales.

Joubarbe.

Au Moyen Âge, on utilisait les feuilles de joubarbe comme émollient sur les blessures. De la familles crassulacées, on l’appelle grande joubarbe, artichaut sauvage ou encore herbe aux cors, pour ses derniers deux ou trois applications de suc suffisent selon une médecine populaire.